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Faure Gnassingbé souhaite le dialogue pour régler la crise


C'est la première fois que Faure Gnassingbé s'adresse directement aux togolais depuis le début la crise en septembre.

Le président togolais Faure Gnassingbé a réitéré mercredi soir, en présentant ses voeux, sa volonté de "dialoguer" avec l'opposition pour mettre fin à la crise politique et sociale qui agite le pays depuis septembre.

"Le dialogue doit rester la voie privilégiée de résolution des désaccords entre les acteurs politiques", a-t-il déclaré à la télévision nationale, en insistant sur son projet de révision de la constitution.

"Je n'ai aucun doute qu'aujourd'hui encore, nous sommes capables d'explorer toutes les voies de la concertation et des échanges d'idées, de dépasser les griefs", a-t-il indiqué, sans annoncer la date des discussions.

C'était la première fois que Faure Gnassingbé s'adressait directement aux togolais depuis le début la crise en septembre.

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Après des mois de contestation populaire pour demander sa démission, menée par 14 partis d'opposition, le parlement souhaite soumettre au peuple un projet de révision de la constitution qui prévoit une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Toutefois, cette réforme n'est pas rétroactive, ce qui permettrait au président Gnassingbé, qui a succédé en 2005 à son père, au pouvoir 38 ans, de se représenter en 2020 et 2015.

L'opposition, qui rejette cette réforme, se mobilise depuis septembre, organisant des manifestations quasi hebdomadaires.

Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, inquiets de l'instabilité que peut engendrer la crise togolaise, ont appelé le pouvoir et l'opposition au dialogue, sous la médiation du président ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé.

Selon l'opposition, ils auraient été rejoints "par le Bénin et le Burkina Faso qui ont souhaité appuyer les deux pays dans cette mission de médiation".

Mais les discussions annoncées depuis début novembre par le gouvernement, peinent à démarrer.

L'opposition exige des "mesures d'apaisement" notamment la libération de manifestants toujours détenus et le retrait des forces de sécurité dans le nord du pays, avant le début de ce dialogue.

Au total 16 personnes, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, ont été tuées depuis le début des manifestations, selon un bilan établi par l'AFP.

Des édifices publics et des maisons particulières - appartenant notamment à des proches du pouvoir - ont été saccagés et incendiés.

"Les auteurs et les responsables d'actes de violence, de destruction et de meurtres doivent être recherchés et soumis à la rigueur de la loi. Nous devons cela aux victimes, à toutes les victimes", a martelé M.Gnassingbé.

Avec AFP

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