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Les présidents sénégalais et chinois inaugurent une arène de lutte à Dakar

Le président sénégalais Macky Sall a remis au président chinois Xi Jinping une clé de cérémonie lors de l'inauguration de l'arène nationale de lutte, à Dakar, le 22 juillet 2018.

Les présidents sénégalais et chinois ont inauguré dimanche à Dakar une arène de lutte, sport très populaire dans le pays, financée par Pékin, au deuxième et dernier jour de la visite au Sénégal du dirigeant chinois en tournée africaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le dirigeant chinois Xi Jinping a symboliquement remis dimanche matin à son homologue sénégalais Macky Sall les clefs de l'arène nationale de lutte de Pikine (banlieue de Dakar), lors d'une cérémonie marquée par une chorégraphie de lutteurs. Les deux dirigeants ne se sont pas exprimés.

La nouvelle infrastructure, construite en 28 mois par des entreprises chinoises, financée par la Chine pour un montant de 32 milliards de FCFA (48,7 millions d'euros), est d'une capacité de plus de 20.000 places.

"L'arène nationale vient combler un vide dont souffrait la lutte", a déclaré le ministre sénégalais des Sports, Matar Bâ. L'infrastructure est "polyvalente" et outre la lutte, peut accueillir d'autres disciplines sportives comme la boxe et les arts martiaux et des activités socio-éducatives comme des concerts, selon le ministre.

Cette arène était une vieille doléance des professionnels de la lutte au Sénégal, contraints d'organiser leurs compétitions dans des stades de football.

>> Lire aussi : Visite du président chinois au Sénégal

Les combats de lutte avec frappe au Sénégal, souvent retransmis en direct à la télévision, mobilisent des milliers des spectateurs et de nombreux sponsors. Ces derniers contribuent notamment à la prise en charge des frais d'organisation et au paiement aux lutteurs de cachets atteignant parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Avant l'inauguration de l'arène de lutte, les deux dirigeants sénégalais et chinois avaient signé samedi dix accords dans des domaines liés notamment à la justice, la coopération économique et technique, les infrastructures, la valorisation du capital humain et l'aviation civile.

Le président chinois Xi Jinping au Sénégal
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Le Sénégal et la Chine ont renforcé leurs liens économiques et commerciaux depuis le rétablissement de leurs relations diplomatiques en 2005.

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d'échanges de deux milliards de dollars en 2016, incluant des projets d'infrastructure, selon des chiffres officiels sénégalais.

La Chine est aussi le deuxième fournisseur du Sénégal après la France, avec des importations passées de 227 milliards FCFA (plus de 346 millions d'euros) en 2013 à 367 milliards FCFA (plus de 559 millions d'euros) en 2017.

Le Sénégal était la première étape d'une tournée africaine du dirigeant chinois qui doit quitter Dakar dimanche pour se rendre au Rwanda et en Afrique du Sud, alors que Pékin cherche à renforcer ses échanges avec l'Afrique.

Avec AFP

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Ouganda : 8 morts et 15 disparus dans le chavirage d'un bateau

Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro, en Ouganda, le 15 février 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d'un bateau sur le lac Albert, dans l'ouest de l'Ouganda, alors qu'elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.

Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d'une équipe locale de football, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.

"Pour l'instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu'à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants", a-t-il déclaré.

"L'équipe de football et leurs supporteurs allaient de l'embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré", a-t-il ajouté.

Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l'origine de l'accident.

Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l'AFP que "30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone".

"Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu", a-t-il ajouté, précisant que six membres de l'équipe dont l'entraîneur avaient été tués.

Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

En mars 2014, le naufrage d'un bateau ramenant des réfugiés congolais d'Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

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Jacob Zuma de retour devant le tribunal

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Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre de la RDC

Le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Corneille Lubaki)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé lundi un Premier ministre près de quatre mois après son investiture, l'ex-ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba, a annoncé le porte-parole du président, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Actuel directeur général de la Société national des chemins de fer (SNCC), M. Ilunga Ilukamba a été nommé en vertu de l'accord politique entre M. Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, a-t-il été précisé.

Ce professeur en sciences économiques appliquées, a été présenté lors de sa nomination à la présidence de la RDC.

Il a promis de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence.

Le chef d'état-major appelle au respect du calendrier pour la présidentielle de juillet

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à gauche), s'est entretenu avec le chef d'état-major algérien Ahmed Gaid Salah à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, le 20 mai 2014.

Le chef d'état-major de l'armée, de facto homme fort de l'Algérie, a appelé lundi au respect du calendrier de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, massivement rejeté par la rue.

"La tenue de l'élection présidentielle permettra d'éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel et de tout ce qui s'en suivra comme dangers et dérapages aux conséquences désastreuses", a estimé le général Ahmed Gaïd Salah, selon le texte d'un discours prononcé lors d'une visite sur le terrain et reçu par l'AFP.

Le général Gaïd Salah a appelé à "accélérer la création et l'installation de l'instance indépendante pour l'organisation et la supervision" du scrutin qui mettra "un terme" aux agissements de "tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise", née de la volonté acharnée du président Bouteflika et de son entourage de briguer un 5e mandat.

Après avoir renoncé à briguer un nouveau mandat après 20 ans à la tête de l'Etat, M. Bouteflika, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée, a finalement démissionné le 2 avril, laissant l'intérim, conformément à la Constitution, au président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, qui a convoqué une présidentielle pour le 4 juillet.

Replacée au centre du jeu politique, l'armée exige depuis le respect de ces délais constitutionnels alors que le mouvement de contestation exige le départ de l'ensemble des acteurs du "système", dont M. Bensalah, mais aussi le général Gaïd Salah, et la mise en place d'institutions de transition ad hoc pour réformer le pays.

Un temps vu comme un allié de la contestation pour le rôle décisif joué dans le départ de M. Bouteflika, après en avoir été un soutien indéfectible durant 15 ans, le général Gaïd Salah est depuis plusieurs semaines la cible des manifestants pour son refus de sortir du cadre de la Constitution.

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