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Les pluies diluviennes, premier défi du nouveau gouvernement à Sao Tomé

Le Premier ministre Patrice Trovoada participe à une conférence de presse avec son homologue portugais, au palais de Sao Bento, à Lisbonne, le 7 novembre 2011.

Le Premier ministre et homme fort de Sao Tomé et Principe, Patrice Trovoada, a limogé quatre de ses principaux ministres pour nommer une nouvelle équipe dont le premier défi sera la gestion des pluies diluviennes qui menacent encore Principe.

Affaires étrangères, Economie, Défense et Intérieur: quatre ministres ont été remerciés cette semaine par M. Trovoada, fort de la victoire en août dernier de "son" candidat à l'élection présidentielle, Evaristo Carvalho.

Le ministre des Affaires étrangères, Salvador dos Ramos, a été écarté au bénéfice d'Urbino Botelho.

Même sort réservé au ministre de l'Economie et de la Coopération internationale, Agostinho Fernandes, remplacé par Americo Ramos, qui se retrouve à la tête d'un super-ministère des Finances, du Commerce et de l'Economie.

Le ministre de la Défense et de la Mer, Carlos Stock, a été limogé, et ses dossiers transmis au ministre de l'Intérieur, Arlindo Ramos, qui dispose de la haute main sur la police et l'armée de ce pays de moins de 200.000 habitants au coeur de la zone stratégique du golfe de Guinée.

Le ministre de l'Emploi et des Affaires sociales, Carlos Gomes, a été remplacé par Emilio Lima dans ce pays pauvre qui dépend à 90% de l'aide internationale.

Membres de l'Action démocratique indépendante (ADI), le parti du Premier ministre et du président, les quatre ministres débarqués auraient été en "conflit interne" avec Patrice Trovoada, selon un fin connaisseur de la scène politique locale.

Piqués au vif, les ministres éconduits n'ont pas assisté à l'investiture de leurs remplaçants le 18 octobre.

Le nouveau ministre de l'Intérieur et de la Défense, Arlindo Ramos, devrait s'exprimer sur les pluies diluviennes qui s'abattent ces derniers jours sur la petite île de Principe, qui compte quelque 6.000 habitants et abrite un complexe touristique de luxe.

Effondrement d'une maison, hôpital menacé avec son stock de médicaments, terres agricoles dévastées, d'autres maisons inondées avec leurs appareils électro-ménagers: le président du gouvernement régional, To Zé Cassandra, a lancé un appel "à la solidarité du pays et des institutions", d'après le site d'information Tela Nao.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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Les dirigeants africains au chevet du Soudan

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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