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Les 82 lycéennes de Chibok libérées rejoignent un centre éducatif

  • VOA Afrique

Le groupe des 82 filles de Chibok attendent d'être libérées en échange de commandants de Boko Haram, près de Kumshe, Nigeria, le 6 mai 2017.

Les 82 lycéennes libérées début mai des mains par Boko Haram, ont rejoint un centre à Abuja, où elles pourront poursuivre leur éducation, mais ne retourneront pas chez elle, plus de trois ans après leur enlèvement.

Accueillies par la mlinistre pour les Affaires familiales, Aisha Alhassan, les 82 jeunes filles ont rejoint leurs 24 autres camarades déjà libérées ou retrouvées au cours de l'année.

Elles semblaient joyeuses de retrouver leurs anciennes camarades d'école et en bonne santé.

La ministre a expliqué qu'elles resteraient dans ce centre, dans la capitale, Abuja, où elles recevront un soutien psychologique et une attention médicale, jusqu'en septembre.

A la rentrée scolaire de septembre, elles seront envoyées dans des écoles "à travers le Nigeria", et non pas à Chibok, d'où elles sont originaires.

"Mais si l'une d'elles veut retourner chez ses parents, nous l'autoriserons", a assuré Mme Alhassan. "Nous ne gardons personne ici sans son consentement."

En avril 2014, 276 jeunes filles âgées de 12 à 17 ans avaient été enlevées à Chibok. 57 avaient réussi à s'échapper juste après.

Cet enlèvement de masse avait provoqué une vague d'indignation mondiale, relayée sur Twitter sous le hashtag #bringbackourgirls.

Début mai, 82 lycéennes ont été libérées contre des prisonniers après de longues négociations, 21 autres avaient été libérées en octobre 2016 avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Suisse et trois ont été retrouvées au cours des 12 derniers mois.

Plus de cent sont toujours aux mains du groupe islamiste.

Le gouvernement du Nigeria a été critiqué pour avoir gardé les lycéennes entre ses mains et avoir limité l'accès des parents à leurs enfants.

"Les autorités devraient indiquer aux familles si les filles sauvées sont en détention préventive ou détenues comme suspectes," a récemment déclaré l'ONG Human Rights Watch.

Avec AFP

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