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Les législatives maliennes reportée d'un mois en raison d'une grève des magistrats

Dans un bureau de vote lors du second tour de l'élection présidentielle au Mali, à Bamako le 12 août 2018.

Les élections législatives au Mali ont été repoussées d'un mois et se dérouleront les 26 novembre et 16 décembre, a annoncé le gouvernement, qui explique ce report par une grève des magistrats ayant empêché le dépôt des candidatures dans les délais prévus.

Les législatives devaient avoir initialement lieu les 28 octobre pour le premier tour et le 18 novembre pour le second, soit exactement trois mois après l'élection présidentielle qui a vu la victoire du chef de l'Etat sortant, Ibrahim Boubacar Keïta.

Mais une grève "illimitée" des magistrats a empêché certains candidats "d'obtenir des documents administratifs constitutifs" de leur dossier avant le jeudi 13 septembre, date limite prévue pour le dépôt des candidatures, a expliqué dans un communiqué le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation.

Le premier tour des législatives aura donc lieu le 25 novembre et le second le 16 décembre, tandis que la nouvelle date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 11 octobre, a précisé le ministère après une réunion avec les représentants des partis politiques.

Selon les résultats définitifs de la présidentielle proclamés par la cour constitutionnelle, qui a rejeté les recours de l'opposition, Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a été réélu avec 67,16% des suffrages au second tour le 12 août, pour 32,84% à l'opposant et ancien ministre des Finances, Soumaïla Cissé.

M. Cissé, qui a dénoncé des fraudes lors de la présidentielle, n'a toujours pas reconnu sa défaite, bien que M. Keïta ait été officiellement investi pour un second mandat de cinq ans le 4 septembre. Le mandat des députés maliens prend fin le 31 décembre.

Avec AFP

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Ebola: l'OMS évalue l'épidémie mercredi après le décès du premier cas à Goma

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) à l'hôpital général de Bwera, dans l'ouest de l'Ouganda, à la frontière avec la RDC,le 12 décembre 2018.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va de nouveau évaluer mercredi la portée de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, après le décès du premier cas enregistré dans une métropole, Goma, deuxième ville du pays et carrefour des Grands Lacs.

Un peu plus d'un mois après les deux premiers cas enregistrés à l'étranger en Ouganda, l'OMS va de nouveau se demander s'il faut élever cette épidémie - qui a tué 1.668 personnes depuis l'été dernier - au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

La situation doit être pour cela "grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue", avec des "répercussions pour la santé publique au-delà des frontières nationales de l'État touché", ce qui "peut exiger une action internationale immédiate", selon les critères du Règlement sanitaire international.

La réponse avait été "non" le 14 juin.

Comme pour l'Ouganda, ce premier cas diagnostiqué à Goma, la plus grande ville touchée par l'actuelle épidémie avec un à deux millions d'habitants, semble bousculer la routine de la "riposte" face à une épidémie déclarée le 1er août 2018.

"Il est important d'évaluer le niveau de risque", a déclaré à la presse à Goma Ibrahima Socé Fall, directeur général adjoint de l'OMS.

"L'évaluation de l'OMS montre que le risque est élevé pour les provinces et les pays voisins, notamment l'Ouganda et le Rwanda", a ajouté le coordinateur de l'OMS sur place Michel Yao.

Goma est proche du Rwanda, qui a déconseillé à ses ressortissants de traverser la frontière.

La ville, bien connue des humanitaires et des Nations unies, dispose d'un aéroport connecté à Kinshasa, Entebbe-Kampala et Addis Abeba. Des bateaux partent vers la province voisine du Sud-Kivu.

- "Envoyé spécial" français -

En préambule à sa conférence de presse, l'OMS a confirmé le décès du patient diagnostiqué dimanche à Goma lors de son transfert à Butembo, l'un des principaux foyers de l'épidémie à 250 km à vol d'oiseau au nord.

Ce patient "était pratiquement en phase terminale donc c'était un transfert assez délicat", a relevé M. Yao de l'OMS.

Il est présenté par les autorités comme un pasteur d'une Eglise chrétienne qui avait présenté les premiers symptômes le mardi 9 juillet avant de voyager en bus vers de Butembo vers Goma le vendredi 12.

Originaire de Bukavu (Sud-Kivu), il est arrivé à Butembo début juillet. Là, il avait prêché dans sept églises où il avait touché des fidèles, y compris des malades, d'après le ministère de la Santé.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu Carly Nzanzu a demandé à la population de Goma de "suivre les conditions hygiéniques": "Si à Goma, on se comporte très bien, on accompagne l'équipe de la riposte, il y aura plus de peur que de mal".

L'épidémie était circonscrite jusqu'à présent dans la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma), et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

La France a annoncé, sous la pression des événements, qu'elle nommait un "envoyé spécial" pour Ebola en RDC. Il s'agit du professeur Yves Levy, spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La veille, le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan avait regretté l'absence de contribution financière française.

"Ce serait bien d'avoir davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a ajouté le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart.

Avec AFP

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