Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Les forces de sécurité bloquent temporairement l'accès au Parlement nigérian


Des agents de sécurité montent la garde à la porte du parlement à Abuja, au Nigeria, le 20 novembre 2014.

Les forces de sécurité nigérianes ont temporairement bloqué les accès au Parlement mardi, énième rebondissement du bras de fer qui oppose l'exécutif et les deux chambres parlementaires à six mois de la présidentielle.

Des hommes armés et cagoulés portant des insignes de la police et de l'agence de renseignement nationale (Department of State Services - DSS) s'étaient postés dès 7 heures locales devant les portes de l'institution, empêchant législateurs, employés et journalistes de rentrer.

Les parlementaires ont finalement pu accéder à leurs bureaux en milieu de matinée, après avoir vivement protesté.

Aucune raison officielle n'a été avancée, mais plusieurs représentants de l'opposition bloqués à l'extérieur ont accusé la présidence de la République de vouloir lancer une procédure de destitution contre le président du Sénat, avec lequel les relations sont notoirement exécrables.

>> Lire aussi : Boko Haram tue sept personnes dans le nord-est du Nigeria

"Nous sommes envahis par la sécurité de l'Etat. Nos collègues ne peuvent pas se rendre au travail", s'est insurgé devant la presse le sénateur Ben Murray-Bruce, membre du principal parti d'opposition, le Parti démocratique du peuple (PDP).

"Nous avons été informés que les sénateurs de l'APC (au pouvoir, ndlr) essayaient de renverser le leadership. C'est anti-démocratique", a-t-il ajouté.

L'ancien président Atiku Abubakar, récemment passé dans l'opposition et candidat autoproclamé à la présidentielle, a condamné dans une communiqué une "tentative illégale et non-démocratique de s'introduire dans l'Assemblée nationale pour imposer son agenda consistant à changer le leadership du Sénat".

Les portes-paroles de la présidence contactés par l'AFP n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

>> Lire aussi : Au moins quatre gendarmes et un policier tués au Cameroun anglophone

Cet incident est le dernier rebondissement dans le bras de fer opposant depuis des mois le chef de l'Etat Muhammadu Buhari - qui espère briguer un second mandat - au président du Sénat Bukola Saraki - auquel beaucoup prêtent des ambitions perésidentielles.

M. Saraki, qui quitté la semaine dernière l'APC pour rejoindre le PDP, est soupçonné d'avoir orchestré la vague de défections massives qui a secoué le parti au pouvoir mi-juillet, avec la démission de 14 sénateurs et 37 membres de la Chambre basse.

Les parlementaires avaient ensuite ajourné les sessions du Parlement au 25 septembres, suscitant de vives critiques de la part de l'exécutif qui réclamait en urgence le déblocage de fonds pour l'organisation des électiobns générales prévues en février 2019.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG