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Les femmes réfugiées davantage exposées aux violences en période de pandémie


Famille afghane dans un centre de rapatriement du HCR, à Peshawar, au Pakistan, le 16 août 2017. (AP Photo/Muhammad Sajjad)

Les femmes et les filles réfugiées et déplacées sont confrontées à un risque accru de violences liées au genre en pleine crise de coronavirus, s'est alarmé lundi l'agence onusienne pour les réfugiés, appelant à des mesures concrètes.

"Nous devons accorder une attention urgente à la protection des femmes et des filles réfugiées, déplacées ou apatrides à l'heure de cette pandémie", a affirmé Gillian Triggs, haut commissaire adjoint à la protection au HCR.

"Elles font partie des personnes les plus à risque. Les portes ne doivent pas rester ouvertes aux auteurs d'abus et l'aide doit se concentrer sur les femmes et filles victimes d'abus et de violence."

Les déplacées risquent d'être confinées avec leurs agresseurs, a dit Mme Triggs, alors que d'autres, ayant perdu leurs moyens de subsistance, "pourraient être contraintes à des relations sexuelles de survie, ou à des mariages forcés de mineures".

Les restrictions imposées par la plupart des pays en réponse à la pandémie de coronavirus entrainent un accès limité aux services de soutien, observe le HCR.

Les "risques accrus de violence" contre les femmes et filles déplacées doivent être pris en compte par les Etats dans leur réponse à la crise du coronavirus, a estimé Mme Triggs.

Une des mesures peut être de s'assurer que les services destinés aux victimes de violences soient considérés comme essentiels et demeurent accessibles.

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