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Coronavirus

Les enquêteurs de l'OMS entameront leur visite en Chine jeudi

Des gens reçoivent des vaccins contre le coronavirus Covid-19 dans un centre de vaccination temporaire à Pékin le 8 janvier 2021. (Photo de STR / CNS / AFP) / China OUT

L'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d'enquêter sur l'origine du coronavirus, attendue en Chine la semaine dernière, entamera finalement sa mission ce jeudi, a annoncé lundi le ministère chinois de la Santé.

Cette visite est ultra-sensible pour Pékin, soucieux d'écarter toute responsabilité dans l'épidémie qui a fait plus de 1,9 million de morts dans le monde. Initialement prévue la semaine dernière, elle avait été annulée à la dernière minute faute de toutes les autorisations nécessaires pour l'équipe.

"Après discussions, l'équipe d'experts de l'OMS [...] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines du Covid-19", a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé.

Pékin n'a pas fourni de détails sur le déroulement de la visite, mais les enquêteurs devraient être mis en quarantaine à leur arrivée sur le sol chinois.

Lors d'une rare critique de la Chine, le patron de l'OMS avait regretté la semaine dernière que ses enquêteurs n'aient pas pu se rendre dans le pays.

Le feu vert chinois intervient un an jour pour jour après l'annonce du premier mort en Chine de ce qui n'était encore à l'époque qu'un mystérieux virus.

Le pays est depuis parvenu à pratiquement éradiquer la maladie sur son sol.

Les autorités ne manquent pas une occasion d'émettre des doutes sur l'origine chinoise du virus, alors qu'elles avaient dans un premier temps incriminé un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux vivants.

Mais Pékin n'a pas pu empêcher que le président américain Donald Trump l'accuse régulièrement d'avoir répandu "le virus chinois" sur la planète -- voire de l'avoir laissé s'échapper d'un laboratoire de virologie de Wuhan, la ville du centre du pays où le virus est apparu fin 2019.

Signe de nervosité, le pouvoir communiste a fait condamner fin décembre à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan.

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Malawi: premières restrictions pour lutter contre le Covid-19

Le président du Malawi Lazarus Chakwera prête serment à Lilongwe, Malawi, le 28 juin 2020.

La toute première série de restrictions pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 est entrée en vigueur lundi au Malawi, où les cas flambent, a annoncé le chef de l'Etat, passant outre une décision judiciaire ayant interdit jusque là tout confinement.

A l'inverse des autres pays du continent, la vie quotidienne n'a pas connu de changement dans ce pays d'Afrique australe, depuis qu'en avril la Haute cour du pays (qui fait office notamment de juge constitutionnel) a bloqué une décision de confinement prise par le gouvernement.

Les magistrats avaient estimé insuffisantes les mesures prises pour compenser la perte des moyens d'existence de la population de ce pays très pauvre, dont la plupart des habitants travaille de façon informelle et où dont plus de la moitié des citoyens vit sous le seuil d'extrême pauvreté.

Mais, après plusieurs mois durant lesquels le niveau d'infections est resté relativement faible, le Malawi - comme de nombreux autres pays africains - fait face à une flambée du nombre de cas de Covid-19.

Dimanche soir, le président Lazarus Chakwera a ordonné la mise en place d'un couvre-feu nocturne et la fermeture des écoles pendant trois semaines.

Le nombre de participants aux rassemblements a été limité et le port du masque - jusqu'ici seulement encouragé - devient obligatoire pour la première fois depuis le début de l'épidémie.

"Le temps est venu de mettre en place ces mesures pour le bien commun", a déclaré dimanche soir M. Chakwera dans une adresse à la Nation, ajoutant qu'elles entreraient en vigueur ce lundi.

Le décès le 12 janvier du Covid-19 de deux ministres a poussé le chef de l'Etat à déclarer l'état d'urgence, lui permettant de passer outre la décision de la Haute cour.

Jusqu'ici, le Malawi a enregistré seulement 12.470 cas dont 314 décès pour une population de plus de 18 millions de personnes. Mais plus de 40% de ces cas ont été détectés durant le seul mois de janvier, avec un record dimanche de 685 cas en 24 heures.

M. Chakwera a prévenu que les structures sanitaires du pays étaient "submergées" par cette flambée.

"La situation est absolument désespérée", a -t-il affirmé, présentant un projet de recrutement de personnel médical et d'ouverture d'hôpîtaux de campagne.

Il a également promis que 24 millions de dollars seraient débloqués pour combattre l'épidémie.

Jusqu'ici, les seules mesures prises ont été la fermeture des frontières internationales entre août et octobre, puis brièvement en décembre, pour éviter l'importation de cas.

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