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Le phénomène des enlèvements contre rançon perdure au Nigeria

Un des dortoirs de l'Ecole de Zangebe où les ecolières ont ete enlevées au Nigéria, le 3 mars 2021. (VOA/Gilbert Tamba)

Les enlèvements contre le paiement de rançon sont devenus une activité courante. En quelques années, cette pratique a pris de l’importance.

La multiplication récente des attaques a suscité des inquiétudes face à la montée de la violence des gangs et groupes armés qui visent des écoles. Ces attaques et enlèvements contre le versement de rançon sont surtout présents dans les États du Nord.

Hawa Abdul Salam, avocate, a été déjà enlevée. Elle raconte son expérience entre les mains de ses ravisseurs : "C’était une terrible expérience ce jour-là. On ne s’attendait pas à une telle situation. Nous revenions d’une cérémonie de mariage de la cousine de notre sœur pour rejoindre Minna dans un mini Bus. En route juste au niveau d’un village appelé Toungou, nous avions vu des hommes armés inconnus. Ils ont commencé à tirer vers nous et finalement ils ont obligé notre chauffeur à arrêter le véhicule".

Dans plusieurs autres États du Nord, les autorités locales sont conscientes de la gravité de la situation. Le président Muhammadu Buhari a récemment remplacé ses chefs militaires de longue date dans un contexte d'aggravation de la violence au Nigeria.

Ahmed Ibrahim Matane, secrétaire général du gouvernorat de l’Etat de Niger, l’un des Etats ayant de vastes étendues de territoire où les criminels profitent des grandes forêts pour mener leurs activités. "Nous avons des problèmes de sécurité dans notre Etat et cela s’explique notamment par le fait que notre État représente 10% du territoire national. Une grande partie des endroits de notre territoire est constituée de forêts. Donc les criminels résident dans ces forêts comme leurs sanctuaires et opèrent à partir de là".

Au sein de la population on se pose beaucoup de questions sur l’incapacité du gouvernement du président Buhari, un ancien militaire, à endiguer le phénomène des enlèvements.

L’expert en sécurité Kabiru Adamu pense que "c’est un phénomène international". Partout dans le monde où vous avez un conflit et la détérioration des conditions d’insécurité comme c’est le cas au Nigeria, les écoles sont ciblées", explique-t-il.

La violence et l’insécurité ont aggravé les défis économiques auxquels sont confrontés les citoyens du premier pays exportateur de pétrole d’Afrique, qui peine à faire face à une baisse des revenus due à une chute des prix du brut en plus de l’effet de la pandémie COVID-19.

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Des hommes armés non identifiés tuent 11 militaires dans l'Etat de Benue

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Projet d'attentat déjoué en France en 2016: Réda Kriket condamné

Une patrouille de police au tribunal de Paris, en France.

Réda Kriket, accusé d'avoir projeté un attentat jihadiste en France, déjoué avec la saisie en mars 2016 d'un arsenal de guerre dans un appartement de la région parisienne, a été condamné vendredi à Paris à 24 ans de réclusion criminelle. 

La cour d'assises spéciale, qui a assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers, n'a pas donné les motivations de sa décision.

Après sept heures de délibéré, les cinq magistrats professionnels ont condamné à la même peine de 24 ans de réclusion deux coaccusés de Réda Kriket, Anis Bahri et Abderrahmane Ameuroud, présentés par l'accusation comme "le trio à la manœuvre" d'un projet d'attaque qui "s'annonçait meurtrière".

Le parquet national antiterroriste avait réclamé la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre des trois hommes. Tous trois sont restés stoïques dans leur box à l'énoncé du verdict.

Le 24 mars 2016, deux jours après les attentats de Bruxelles, la police avait saisi dans un logement loué depuis huit mois sous un faux nom par Réda Kriket à Argenteuil (région parisienne) un arsenal "d'une ampleur inédite": treize armes dont cinq fusils d'assaut, une quantité de munitions, des explosifs, ainsi que des milliers de billes métalliques.

Les trois principaux accusés, "acquis aux thèses jihadistes" selon l'accusation et dont les profils génétiques ont été mis en évidence dans l'appartement d'Argenteuil, notamment sur des armes, ont toujours contesté tout projet d'attaque terroriste.

"Je n'avais aucune intention de faire un attentat, ni d'aider à faire un attentat", a clamé une dernière fois Réda Kriket vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer. "Mon intention était de faire du banditisme", a-t-il ajouté.

Pour l'accusation, le projet d'action violente "s'inscrivait dans la vague d'attentats perpétrés" en 2015 et 2016 en France et en Europe, "en lien avec l'Etat islamique".

Les avocates générales ont fixé le point de départ des "préparatifs" en janvier 2015, avec le séjour en Syrie "hautement probable" de Réda Kriket et d'Anis Bahri, un voyage également contesté par les accusés.

Quatre autres hommes étaient aussi jugés depuis le 8 mars, accusés de soutien logistique.

La cour d'assises en a acquitté deux et a ordonné leur remise en liberté. Les deux autres ont été condamnés respectivement à huit et douze ans de prison.

Un mort et plusieurs blessés dans une fusillade au Texas

Un policier de Bryan bloque l'accès à un parc industriel près du lieu d'une fusillade de masse à Bryan, au Texas, le 8 avril 2021.

Une personne est morte jeudi et plusieurs ont été blessées, dont quatre grièvement, dans une fusillade dans un magasin d'ameublement au Texas, quelques heures après la présentation par le président américain Joe Biden d'un plan pour lutter contre la violence par armes à feu aux Etats-Unis.


Larry Bollin, 27 ans, a été arrêté par la police. Il a été désigné comme le principal suspect de la fusillade et accusé de meurtre, selon un tweet du département de police de Bryan, ville où a eu lieu la fusillade.

M. Bollin était employé chez le fabricant de meubles dans lequel il a ouvert le feu, a déclaré le chef de la police Eric Buske.

"A environ 14h30 nous avons été informés d'une fusillade, (...) les agents sont intervenus et ont trouvé plusieurs victimes sur place", avait relaté plus tôt devant la presse Jason James, porte-parole de la police de Bryan, ville située entre Houston et Dallas.

"Une personne est décédée sur place", a déclaré M. Buske aux journalistes, et quatre autres victimes ont été transportées à l'hôpital "dans un état critique".

Le département de police de Bryan a confirmé un total de sept victimes, dont une personne avec une blessure mineure et une autre avec un problème médical distinct "lié à l'incident".

Le ministère de la Sécurité publique du Texas a indiqué qu'un officier a été blessé par balle "alors qu'il poursuivait un individu soupçonné d'être impliqué dans la fusillade à Bryan. Il reste dans un état grave mais stable".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si l'officier faisait partie du décompte du département de police de Bryan.

Ces faits sont intervenus quelques heures après que le président Joe Biden a dévoilé à la Maison Blanche des mesures ciblées visant à limiter la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis, où les fusillades sont un fléau récurrent.

"La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c'est une honte internationale", a fustigé le président Biden, en annonçant depuis la Maison Blanche six décrets de portée réduite.

Une de ces mesures vise à lutter contre les "armes fantômes", qui sont fabriquées de manière artisanale, parfois avec une imprimante 3D, et n'ont pas de numéro de série.

La tension monte en RCA: poursuites judiciaires contre 4 députés

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Le gouvernement sénégalais annonce une enquête "indépendante" sur les troubles de mars

Des manifestants crient des slogans devant des policiers anti-émeute lors d'une manifestation contre l'arrestation du leader de l'opposition et ancien candidat à la présidence Ousmane Sonko, au Sénégal, lundi 8 mars 2021.

Le gouvernement sénégalais a annoncé jeudi la création d'une commission d'enquête "indépendante" sur les troubles de début mars, les plus graves que ce pays réputé pour sa stabilité ait connus depuis des années.

Cette opération que les leaders de l'opposition ont tôt fait de qualifier de diversion, n'a pour but que de "rétablir les faits, notre part de vérité", a confié à l'AFP, le ministre des Forces armées Sidiki Kaba.

Le gouvernement a été accusé par l'opposition d'être responsable de la mort d'au moins 13 personnes tuées selon elle dans la répression de la contestation. Des organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch ont dénoncé un usage excessif de la force par les policiers et les gendarmes, le recours à des tirs à balles réelles ainsi que la présence aux côtés des forces de l'ordre d'individus en civil non-identifiés et présentés par l'opposition comme des hommes de main du pouvoir.

Le ministre s'est inscrit en faux contre les versions laissant "entendre que l'entière responsabilité de tous les faits, des morts, des blessés, des pillages sont le fait du gouvernement du Sénégal".

Il n'a pas écarté l'éventualité que des policiers ou des gendarmes aient isolément violé la loi, et assuré qu'il "n'y aura pas d'impunité" pour eux si les faits sont établis.

Mais le président Macky Sall avait donné pour instruction de ne pas tirer sur les manifestants, et les forces de l'ordre "ont fait preuve de tenue, de retenue, de sang-froid et de professionnalisme; n'eût été cela nous aurions eu un bain de sang", a-t-il dit.

"Le Sénégal n'est pas un enfer des droits de l'Homme", a-t-il déclaré. Il a invoqué la situation exceptionnelle causée par la pandémie de Covid-19 et la crise économique, dans laquelle la plainte pour viols contre le député d'opposition Ousmane Sonko a fait l'effet d'un "ouragan".

Principal opposant au président Sall, Ousmane Sonko dénonce dans cette plainte un "complot" pour lui faire barrage à la présidentielle de 2024.

Une commission "indépendante et impartiale" sera chargée de "rétablir la vérité", a dit le ministre. Elle sera ouverte à l'opposition et à la société civile, a-t-il dit sans en préciser la composition ni le calendrier.

Elle tâchera de dresser un bilan humain des violences, sur lequel le gouvernement n'a toujours pas communiqué officiellement, précise-t-il. Elle déterminera les responsabilités et la présence ou non d'hommes de main dans les rangs des forces de sécurité, ou de "forces occultes" au sein de la contestation, a-t-il conclut.

Le ministre de l'Intérieur Antoine Félix Diome avait évoqué le 5 mars l'implication de telles "forces occultes" dans les manifestations, sans qu'apparaisse de quoi il parlait. Ces propos ont donné lieu dernièrement à des spéculations sur une possible référence à des rebelles de Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une guérilla indépendantiste.

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