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Les violences au Kasaï privent les enfants de scolarité

Enfants soldats démobilisés, issus de la milice de Kamuina Nsapu, au Centre de Transit et d'Orientation du Bureau National Catholique pour l'Enfance, le 17 mai 2017.

Selon l'Unicef, 150.000 enfants sont privés ou ont un accès limité à l'école en raison des violences au Kasaï, dans le centre de la RDC, secouée par une rébellion depuis septembre 2016.

"Des attaques ont endommagé 639 écoles primaires et secondaires dans le Grand Kasaï" où "de nombreuses écoles servent aujourd'hui de lieu d'hébergement de fortune pour les déplacés", écrit le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué publié vendredi.

"Certaines infrastructures scolaires sont occupées par les milices ou des forces combattantes. Face à la violence, les enseignants hésitent à se rendre dans leurs écoles", ajoute le texte.

Au Kasaï, selon la même source, plus d'un enfant sur dix en âge d'aller à l'école a vu sa scolarité interrompue d'une manière plus ou moins longue en raison des violences.

"Plusieurs écoles de la région ne sont plus opérationnelles depuis plus de 100 jours", souligne l'Unicef indiquant avoir besoin de 40,2 millions de dollars pour sa réponse d'urgence dans le Grand Kasaï.

"Une génération entière risque d'être sacrifiée si rien n'est fait pour apporter une assistance en éducation en situation d'urgence", a prévenu Tajudeen Oyewale, un chef de l'Unicef en RDC.

Depuis septembre 2016, la région du Kasaï est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août lors d'une opération militaire après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa.

Ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plusieurs centaines des morts - dont deux enquêteurs de l'ONU en mars - et causé le déplacement de 1,3 million de personnes.

Avant même le déclenchement des violences, les provinces du Kasaï étaient parmi les plus pauvres de la RDC. Au cours des derniers mois, les conflits dans la région ont exacerbé cette situation.

En mai, l'Unicef avait prévenu que près de 400.000 enfants congolais risquaient d'être touchés par une malnutrition sévère dans le Kasaï en raison de ce conflit meurtrier.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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