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Coronavirus

Les cas de COVID-19 ont augmenté de 20% en deux semaines en Afrique, selon l'OMS

Des agents de santé discutent près d'une ambulance sur le parking de l'hôpital universitaire Steve Biko, pendant le confinement anti Covid-19, à Pretoria, Afrique du Sud, le 11 janvier 2021. REUTERS/Siphiwe Sibeko

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti jeudi que les pays africains devaient renforcer les capacités de leurs infrastructures sanitaires, le continent étant confronté à une hausse vertigineuse des cas confirmés de coronavirus.

Selon l'OMS, l'Afrique a enregistré une augmentation de 20% des cas de COVID-19 au cours des deux dernières semaines comparativement à la quinzaine précédente.

L’OMS estime que la situation est d'autant plus grave quand on tient compte du fait qu'il y a un arrêt quasi total des livraisons de vaccins au continent.

Équiper les hôpitaux

L'OMS recommande que les hôpitaux et centres de santé africains disposent d’au moins une unité de soins intensifs adéquatement équipée pour les malades très dépendants qui risqueraient de mourir sans de telles dispositions.

Elle recommande aussi de mieux équiper le personnel traitant. L’agence onusienne note que les équipements et le personnel de santé essentiels requis pour la prise en charge des patients gravement malades de COVID-19 sont insuffisants pour répondre aux besoins.

"La menace d’une troisième vague est réelle et grandissante", a martelé Dr Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l'Afrique dans un communiqué depuis Brazzaville, où est situé son quartier général pour l'Afrique. “Le traitement constitue la dernière ligne de défense contre ce virus et nous ne pouvons pas nous permettre qu’elle tombe”, a-t-elle ajouté.

Nécessité de la vaccination

L’OMS, qui estime réelle et grandissante la menace d’une troisième vague, juge essentiel de vite vacciner les Africains les plus exposés à la pandémie.

“J’appelle les pays qui ont atteint une couverture vaccinale significative à rendre des doses disponibles et à faire en sorte que les Africains vulnérables n’aient pas besoin de soins intensifs”, a exhorté Dr Moeti.

Selon le communiqué de l'OMS, plus 31,4 millions de doses anti-covid ont été administrées dans 50 pays africains. Seuls environ 2 % de la population en Afrique a reçu au moins une dose de vaccin, alors que 24% de la population mondiale a été vaccinée.

Cette faible statistique est liée à une pénurie de vaccins sur le continent, rappelle l'OMS.

Les cas d’infections repartent à la hausse dans plus d’une quinzaine de pays africains.

L’OMS dit continuer de travailler avec les pays pour accroître les capacités de traitement.

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L'OMS donne un nom au nouveau variant covid: omicron

Le Directeur général de l'OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'exprime lors de l'ouverture de l'Académie de l'Organisation mondiale de la santé à Lyon, en France, le 27 septembre 2021.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné vendredi le nom d'omicron au nouveau variant du coronavirus qui a été détecté pour la première fois cette semaine en Afrique du Sud.

Le variant, initialement baptisé "B.1.1.529", suscite suffisamment d'inquiétude, d'où sa désignation officielle.

Selon l'OMS, ce variant pourrait se propager plus rapidement que les autres formes.

"Ce variant présente un grand nombre de mutations, dont certaines sont préoccupantes. Des données préliminaires suggèrent un risque accru de réinfection avec cette variante, par rapport à d'autres", lit-on dans un communiqué de l'agence onusienne après une réunion à huis clos d'experts indépendants qui ont examiné les données.

Omicron est la cinquième variante à porter une désignation formelle.

Fermeture des frontières

De nombreux pays ont réagi avec inquiétude à la nouvelle variante. L'Union européenne, la Grande-Bretagne et le Japon ont renforcé les contrôles aux frontières, certains pays allant jusqu'à bannir les vols en provenance de l'Afrique australe.

Des mesures qui sont contraires aux recommandations de l'OMS, qui appelle à faire preuve de patience.

"À ce stade, la mise en œuvre de mesures de voyage est déconseillée", a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, lors d'un échange avec la presse à Genève. "L'OMS recommande aux pays de continuer à appliquer une approche scientifique et fondée sur le risque lors de la mise en œuvre de mesures relatives aux voyages", a-t-il ajouté.

Il faudra plusieurs semaines pour déterminer la transmissibilité de la variante et l'efficacité des vaccins existants contre elle, a ajouté M. Lindmeier, précisant que 100 séquences de la variante ont été signalées à ce jour.

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Nouveau variant: l'UE veut interdire les vols provenant d'Afrique australe

Une voyageuse arrive à l'aéroport de Heathrow, à Londres, en Grande-Bretagne, le 15 février 2021.

Les pays de l'Union européenne s'activent à suspendre les vols aériens en provenance d'Afrique australe, après la découverte d'un nouveau variant du coronavirus en Afrique du Sud.

Actuellement identifié comme "B.1.1.529", ce nouveau variant a déjà été détecté chez des voyageurs au Botswana, à Hong Kong et en Israël. Le cas détecté à Hong Kong concernait un voyageur provenant d'Afrique du Sud, tandis que le cas confirmé en Israël concerne un voyageur qui rentrait du Malawi, selon les autorités.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré dans un communiqué qu'elle "propose, en étroite coordination avec les États membres, d'activer le frein d'urgence pour interrompre les voyages aériens en provenance de la région d'Afrique australe".

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L'UE est particulièrement touchée par une quatrième vague d'infections au nouveau coronavirus et les gouvernements s'efforcent de renforcer les restrictions. Dans de nombreux pays, ces efforts ont conduit à des manifestations.

En attendant une décision au niveau des 27, certains gouvernements prennent déjà les devants.

En Italie, le ministère de la santé a annoncé des mesures visant à interdire l'entrée de toute personne ayant récemment séjourné dans sept pays d'Afrique australe: Afrique du Sud, Lesotho, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Namibie et Eswatini.

Transmission rapide chez les jeunes

Les autorités du Royaume-Uni, qui ne fait plus partie de l'Union européenne, ont été les premières à annoncer jeudi l'interdiction de tous les vols en provenance de six pays africains. La liste des pays visés pour l'instant est similaire à celle de l'Italie, sauf le Mozambique, qui n'y figure pas pour l'instant.

Selon les scientifiques, la nouvelle variante du coronavirus est préoccupante à cause de son nombre élevé de mutations et de sa propagation rapide parmi les jeunes de Gauteng, la province la plus peuplée d'Afrique du Sud.

Le groupe de travail technique de l'Organisation mondiale de la santé doit se réunir vendredi pour évaluer la nouvelle variante et pourrait décider de lui donner un nom tiré de l'alphabet grec.

Avec Associated Press.

Une sculpture pour honorer les victimes du coronavirus
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L'UE valide le vaccin de Pfizer pour les enfants âgés de 5 à 11 ans

Cadell Walker (à g.) réconforte sa fille Solome, 9 ans, pendant que l'infirmière Cindy Haskins lui administre le vaccin de Pfizer le samedi 13 novembre 2021 à Louisville, dans le Kentucky.

L'autorité européenne de réglementation des médicaments a approuvé jeudi l'utilisation du vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, ouvrant ainsi la voie à une première injection alors que l'Europe s'efforce de contenir une flambée des infections.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé que le vaccin de Pfizer-BioNTech, dont l'utilisation dans l'Union européenne est approuvée depuis mai pour les adolescents âgés de 12 à 17 ans, soit administré sous forme d'injection dans la partie supérieure du bras en deux doses de 10 microgrammes, à trois semaines d'intervalle. Les doses pour adultes contiennent 30 microgrammes.

Cette approbation intervient alors que l'Europe est à nouveau l'épicentre de la pandémie, représentant environ la moitié des cas et des décès.

L'inoculation des enfants et des jeunes, qui peuvent transmettre involontairement le COVID-19 à d'autres personnes, est considérée comme une étape essentielle pour maîtriser la pandémie. En Allemagne et aux Pays-Bas, les enfants représentent désormais la majorité des cas.

Pfizer et BioNTech ont déclaré que leur vaccin, appelé Comirnaty, a montré une efficacité de 90,7 % contre le coronavirus lors d'un essai clinique sur des enfants âgés de 5 à 11 ans.

"Les avantages de Comirnaty chez les enfants âgés de 5 à 11 ans l'emportent sur les risques, en particulier chez ceux qui présentent des conditions qui augmentent le risque de COVID-19 sévère", a déclaré l'EMA.

Pas avant décembre

Les pays ne pourront pas commencer à distribuer les vaccins aux jeunes enfants avant le mois prochain. Les premiers exemplaires de la version pédiatrique à faible dose seront livrés le 20 décembre, a indiqué une porte-parole de BioNTech.

Avant l'UE, d'autres pays avaient déjà validé la vaccination des 5 à 11 ans, notamment les États-Unis, le Canada, Israël, la Chine et l'Arabie saoudite.

Rentrée au Maroc: chez les 12 ans et plus, seuls les vaccinés sont admis dans les bus scolaires
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Un nouveau variant du Covid-19 détecté en Afrique du Sud

Un agent de la santé assiste un patient traité dans un hôpital de fortune géré par une organisation caritative à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 11 juillet 2021.

Un nouveau variant du Covid-19, dont le nombre élevé de mutations pourrait menacer l'efficacité des vaccins existants, a été détecté en Afrique du Sud, ont annoncé jeudi des scientifiques.

"Nous avons malheureusement détecté un nouveau variant qui constitue une source de préoccupation en Afrique du Sud", a déclaré le virologue Tulio de Oliveira, lors d'une conférence de presse en ligne.

Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations, selon les scientifiques sud-africains qui avaient déjà détecté le variant Beta, contagieux.

A ce stade, les scientifiques ne sont pas certains de l'efficacité des vaccins anti-Covid contre cette nouvelle forme du virus.

Seuls 300 agents de l'État camerounais ont accepté de se faire vacciner
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L'apparition de ce variant est sans doute à l'origine de l'augmentation "exponentielle" des contaminations ces dernières semaines, selon le ministre de la Santé, Joe Phaahla, présent à la conférence de presse.

D'autres cas ont été signalés au Botswana voisin et à Hong Kong, sur une personne de retour d'un voyage en Afrique du Sud.

L'Afrique du Sud, qui craint une nouvelle vague de la pandémie d'ici la fin de l'année, est officiellement le plus touché du continent par la pandémie. Il compte plus de 2,9 millions de cas et plus de 89.600 décès.

La pandémie dans le monde est actuellement dominée par la propagation du variant Delta, très contagieux, initialement détecté en Inde.

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