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Coronavirus

Les Béninois sont réticents à se faire vacciner

Centre de vaccination à Cotonou, Bénin, le 15 juin 2021. (VOA/Ginette Fleur Adandé)

Le Bénin a entamé l'administration de la seconde dose de la vaccination contre le coronavirus. C'est le ministre de la santé qui a présidé au lancement officiel de la campagne de vaccination. Mais sur le terrain on n'arrive toujours pas à convaincre le grand public des sceptiques.

Comme à la première dose, c'est le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin qui a donné le top de la campagne nationale de vaccination en se faisant administrer sa dose de vaccin, comme plusieurs autres ministres. Pour Benjamin Hounkpatin, "il n’y a aucun risque à se faire vacciner contre le coronavirus".

Le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin prend sa dose de vaccin contre le Covid-19 à Cotonou, Bénin, le 15 juin 2021. (VOA/Ginette Fleur Adandé)
Le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin prend sa dose de vaccin contre le Covid-19 à Cotonou, Bénin, le 15 juin 2021. (VOA/Ginette Fleur Adandé)

“Je viens de prendre ma deuxième dose et je suis encore bien encore en vie, bien portant. Je voudrais demander à la population de laisser de côté la peur suscitée par les informations reçues ça et là afin de sortir massivement se faire vacciner. C’est important pour vaincre la maladie et il faut obligatoirement les deux doses”, a-t-il déclaré.

Au total, 78 centres de vaccination sont prêts pour recevoir les personnes cibles. Il s’agit en première ligne des agents de santé, des personnes âgées de plus de 60 ans et des personnes vivant avec des maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, l’hypertension artérielle, la drépanocytose, entre autres.

Lors du lancement de la deuxième dose de la vaccination, le docteur Mamoudou Harouna Djingarey, représentant résident de l'OMS au Bénin, a appelé les Béninois à se faire vacciner massivement. Il a souligné que "l’OMS n’a pas encore reçu des informations sur des cas d’effets secondaires mortels".

Patrice Talon prend sa dose de vaccin contre le Covid-19 à Cotonou, Bénin, le 15 juin 2021. (VOA/Ginette Fleur Adandé)
Patrice Talon prend sa dose de vaccin contre le Covid-19 à Cotonou, Bénin, le 15 juin 2021. (VOA/Ginette Fleur Adandé)

Djanabou Mahondé, représentante de l'Unicef au Bénin, a pris sa dose et s'est adressée aux parents qui par crainte qu'on administre à leurs enfants le vaccin, les empêchent d'être vaccinés contre la poliomyélite, craignant une supercherie. Pour la représentante de l’Unicef, “les parents ont le devoir de sauvegarder l’avenir de leurs enfants”.

Le gouvernement béninois a officiellement lancé la campagne de vaccination contre la Covid-19 à Cotonou avec 144.000 doses d’une première livraison dans le cadre du mécanisme Covax, avant de recevoir en mai dernier d'autres doses qui lui ont permis d'étendre la campagne à tous les béninois qui répondent aux critères.

Mais au sein de la population, beaucoup sont méfiants et préfèrent se passer de la vaccination même si elle est gratuite. "Je ne compte pas me faire vacciner. je préfère être prudent. Pour moi, les conséquences minimes signifient que le risque est bien présent. Il ne faut pas s’amuser avec certaines choses", explique ce Béninois.

La vaccination contre le Covid-19 au Bénin, c'est le choix entre les vaccins des laboratoires Astrazeneca et Sinovac. Elle est ouverte à toute personne âgée de 18 ans.

Seconde dose de la vaccination contre le coronavirus au Bénin
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Le Zimbabwe autorise en "urgence" le vaccin Johnson and Johnson

Des gens font la queue pour se faire vacciner contre le COVID-19 dans une clinique de Harare, au Zimbabwe, le 8 juillet 2021.

Le Zimbabwe a approuvé mercredi le vaccin anti-Covid américain Johnson and Johnson pour une utilisation d'urgence, premier vaccin produit par un pays occidental à être autorisé dans le pays, en proie à une troisième vague de diffusion du coronavirus.

Seuls des vaccins chinois, indien et russe ont été approuvés jusqu'à présent dans ce pays de l'Afrique australe, qui entretient des relations peu amicales avec les pays occidentaux.

"En se basant sur l'examen des données concernant la qualité, la sécurité et l'efficacité (...), l'autorisation pour une utilisation d'urgence a été accordée pour (le vaccin) fabriqué par Johnson and Johnson", a indiqué l'Autorité de contrôle des médicaments du Zimbabwe dans une lettre au gouvernement, dont des journalistes ont eu connaissance.

Le gouvernement avait été critiqué pour avoir refusé un don de l'Union africaine (UA) de trois millions de doses de Johnson and Johnson en invoquant des problèmes de stockage du produit et de possibles effets secondaires, malgré la hausse des cas de contamination et la pénurie de vaccins.

Les doses du vaccin Johnson and Johnson nécessitent pourtant la même température que les produits chinois Sinopharm et Sinovac.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont au cours de la dernière décennie imposé des sanctions économiques à des entités et personnalités zimbabwéennes pour violations des droits de l'homme.

Chômage, famine et désespoir: le dur quotidien des habitants des villes au Zimbabwe
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Le président Emmerson Mnangagwa a demandé en vain en 2020 son soutien à l'Onu face aux sanctions qui selon lui nuisent au développement économique du pays.

Seules 694.600 personnes ont été complètement vaccinées au Zimbabwe, tandis que 1,5 million ont reçu une première dose, sur une population de 14,8 millions d'habitants.

Le Zimbabwe a enregistré plus de 70.400 cas de Covid-19, dont 3.280 mortels.

Le masque facial fait son come-back aux USA, même pour les vaccinés

Le siège des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta, en Géorgie, le 30 septembre 2014.

Les autorités sanitaires fédérales américaines ont durci mardi les directives émises pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus en revenant au port du masque, a-t-on appris de source officielle.

Ainsi les Américains entièrement vaccinés contre le covid devraient recommencer à porter des masques dans les lieux publics, y compris à l'intérieur des bâtiments, selon le CDC, agence chargée de la gestion des grandes endémies.

La recommandation s'applique en premier lieu dans les régions où le coronavirus se propage rapidement, ont précisé les autorités.

Le CDC a également recommandé que tous les élèves, les enseignants et le personnel des écoles de la maternelle à la terminale portent des masques faciaux, y compris les vaccinés.

Les cas de coronavirus aux États-Unis ont augmenté en raison de la variante Delta, très contagieuse, qui est apparue en Inde mais s'est rapidement propagée et représente désormais plus de 80 % des cas de coronavirus aux États-Unis.

Selon le président Joe Biden, une vaccination accrue et le port de masques permettraient aux États-Unis d'éviter un nouveau confinement.

Le CDC a déclaré que 63,4 % des comtés américains avaient des taux de transmission suffisamment élevés pour justifier le port du masque à l'intérieur des habitations et devraient immédiatement reprendre cette politique. Manhattan, Los Angeles et San Francisco répondent aux critères de transmission, tout comme l'ensemble de l'État de Floride, mais pas Chicago ni Détroit.

Toutefois, les nouvelles recommandations du CDC ne sont pas contraignantes et de nombreux Américains, notamment dans les États à tendance républicaine, peuvent choisir de ne pas les suivre. Au moins huit États interdisent aux écoles d'exiger le port de masques.

Les hôpitaux de Dakar sont "proches de la saturation" à cause d'un afflux de cas covid

Les hôpitaux de Dakar sont "proches de la saturation" à cause d'un afflux de cas covid
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France: le pass sanitaire ou le chômage

Une famille française regarde à Lille la déclaration du président Emmanuel Macron, faite depuis le palais de l'Élysée à Paris, sur la pandémie de COVID-19, le 14 juin 2020.

En France, un salarié pourra être licencié s'il ne produit pas de pass sanitaire de Covid-19, a indiqué mardi la ministre du Travail après le vote du Parlement dimanche sur l'extension contestée du dispositif.

"Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu'il ne peut pas y avoir de licenciement", après le vote du Parlement, qui a retoqué la possibilité de licenciement pour les personnes qui ne respecteraient pas l'obligation vaccinale ou de pass sanitaire, "on est dans le droit commun du Code du travail", a expliqué Elisabeth Borne.

L'obligation vaccinale pour certaines professions (dont les personnels soignants) et l'extension du pass sanitaire a été adopté les parlementaires français, au lendemain d'une nouvelles journée de mobilisation des opposants à ces mesures qu'ils jugent liberticides.

Variant Delta: l'efficacité des vaccins en question
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La texte voté prévoit l'obligation de présenter un pass sanitaire (test Covid négatif, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement) dans la plupart dans les établissements publics (cafés, cinémas, trains, avions...), mesure qui touche aussi aux personnes travaillant dans ces lieux. Elle devrait s'appliquer début août.

Les élus ont toutefois rejeté les sanctions initialement prévues faute de pass ou en cas de non respect de l'obligation vaccinale, un rejet qui selon le ministère du Travail va entraîner une moindre protection pour les salariés concernés.

"On avait souhaité dans la loi encadrer la façon dont on pourrait avoir recours au licenciement, en disant notamment que ce licenciement ne pouvait pas intervenir avant deux mois et s'accompagnait d'indemnités pour le salarié; le Sénat a supprimé cette disposition", a expliqué Mme Borne.

"Il faut être clair, ça ne veut pas dire qu'il ne va pas y avoir de licenciement, ça veut dire qu'il est moins encadré, qu'il pourra intervenir plus tôt", a-t-elle ajouté.

"L'objectif, a-t-elle dit, c'est d'abord de convaincre et de faciliter la vaccination" alors que la France connaît une reprise de l'épidémie de Covid-19 due au très contagieux variant Delta.

Des milliers de manifestants contre le confinement en Australie
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Tunisie: crise constitutionnelle dans un pays miné par la pandémie

Tunisie: crise constitutionnelle dans un pays miné par la pandémie
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