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Coronavirus

Les autorités camerounaises préparent une riposte médiatique face à l'hésitation vaccinale

Le ministre de la santé publique Malachie Manaouda recevant sa première dose de vaccin contre le Covid-19 à Yaoundé, le 11 avril 2021. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Au Cameroun, un tiers des stocks de vaccin reçus en avril dernier se rapproche de leur date de péremption. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Cameroun occupe le 7e rang parmi 19 pays d’Afrique subsaharienne concernés par cette situation.

Le gouvernement a décidé d’intensifier la vaccination dans les prochains jours pour espérer inverser la tendance. "L’ambition du gouvernement est de vacciner au moins 20% de sa population totale avant l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations qui aura lieu dans notre pays dès janvier 2022", souligne le ministre de la santé publique Malachie Manaouda.

Epuiser les doses reçues

Selon les chiffres officiels, le taux global de vaccination du pays est de 15,07% depuis son lancement le 11 avril dernier. Et pourtant, le Cameroun a reçu 591.000 doses des vaccins Sinopharm et Astra Zeneca, mais seules 89.100 doses ont pu être injectées à la date du 16 juin, d’après le programme élargi de vaccination.

"Nous avons déjà reçu la demande d’un pays sud-américain qui nous a dit que si vous n’arrivez pas à consommer les vaccins, nous on en veut, donc nous devons multiplier les stratégies afin de convaincre les autres à se faire vacciner", a fait savoir le ministre Manaouda.

Le personnel de santé a-t-il boudé la vaccination ?

Le taux de couverture vaccinale du personnel de santé est de 22%. Et pourtant ce personnel a été désigné prioritaire pour recevoir les premières doses de vaccin.

Par ailleurs, sur les 70.300 personnes ayant reçu la première dose de vaccin contre le Covid-19, seules 16.200 personnes ont pris la seconde.

"Nous avons une situation paradoxale en Afrique: nous avons des pays qui manquent de vaccin et qui cherchent le vaccin désespérément je peux citer l’exemple des pays comme le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Ghana. De l’autre côté, vous avez des pays où le vaccin risque d’expirer et l’exemple le plus spectaculaire c’est les pays de l’Afrique centrale", s’est inquiété le docteur Phanuel Habimana, représentant résident de l’OMS au Cameroun.

Le Cameroun a lancé la campagne de vaccination contre le Covid-19
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Nouveaux challenges

Le représentant de l’OMS au Cameroun rappelle qu’au "niveau de la région africaine, l’urgence c’est d’obtenir 20 millions de vaccins pour permettre pour atteindre 10% de nos populations vaccinées à la fin du mois de septembre et 30% à la fin du mois de décembre".

Le gouvernement a annoncé une nouvelle campagne de vaccination plus intense du 7 au 11 juillet. Elle est ouverte aux personnes âgées de plus de 18 ans.

"Nous voulons encourager nos compatriotes à vaincre la peur, à s’éloigner des suspicions, des idées préconçues qui sont véhiculées ici et là contre le vaccin", souligne à ce propos René Emmanuel Sadi, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.

"Nous allons également associer les leaders d’opinion, les responsables des partis politiques, les responsables religieux, les médias du secteur public et privé pour cette nouvelle campagne car la plupart des pays du monde vont vers le vaccin qui est aujourd’hui la seule façon de pouvoir faire face à l’évolution de la pandémie", ajoute M. Sadi.

Plus de 5 millions et demi de doses de vaccins ont été précommandés pour ce second tour de vaccination. Mais une grande partie du stock constitué du vaccin Johnson and Johnson, soit 5 millions de doses, ne sera mise à la disposition du Cameroun qu’après épuisement du stock actuel qui reste à consommer.

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Les Etats-Unis veulent redoubler d'efforts dans la lutte internationale contre la pandémie

Un agent de santé administre un vaccin contenant le vaccin Pfizer sur un soignant de la maison de retraite SAVF Evanna Tehuis près de Klerksdorp, le 19 mai 2021.

Les Etats-Unis vont doubler leurs dons de vaccins contre le Covid-19 et tâcher de rallier la communauté internationale autour d'un objectif très ambitieux, à savoir atteindre 70% de la population de chaque pays du monde vaccinée d'ici un an, ont indiqué mercredi de hauts responsables de l'administration américaine.

Washington va acheter et distribuer aux pays en développement 500 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech. Cela double quasiment, à plus de 1,1 milliards, le nombre de doses que les Etats-Unis ont à ce jour promis de donner, ont indiqué mercredi ces sources, qui ont requis l'anonymat.

L'annonce doit être faite officiellement mercredi par le président américain Joe Biden lors d'un sommet virtuel qu'il organise sur la lutte contre la pandémie. "C'est un immense engagement des Etats-Unis. Pour chaque dose que nous avons administrée dans ce pays, nous en donnons trois à d'autres pays", ont-elles insisté.

Les vaccins seront achetés à prix coûtant, et acheminés via le mécanisme international Covax, selon les hauts responsables. A ce jour, les Etats-Unis ont déjà expédié environ 160 millions de doses à plus de 100 pays différents.

Le sommet de mercredi doit durer quatre heures et rassembler, virtuellement, des responsables de plus de 100 pays, selon les hauts responsables, qui n'ont pas donné plus de détails sur l'identité des participants.

Joe Biden veut, lors de cet événement, "un objectif ambitieux", à savoir que chaque pays, y compris parmi les plus pauvres, "atteigne 70% de vaccination", avant la prochaine Assemblée générale des Nations Unies, c'est-à-dire dans un an.

Selon le décompte de OurWorldInData, par exemple, à l'heure actuelle 43,5% de la population internationale a reçu au moins une dose de vaccin. Mais ce chiffre, tiré vers le haut par la course à la vaccination des pays développés, cache des inégalités gigantesques puisque la proportion tombe à 2% seulement dans les pays les plus pauvres.

"Ce sommet a pour ambition de décréter le début de la fin de la pandémie", selon les sources américaines, "cela va demander beaucoup de travail." "Les Etats-Unis font leur part et augmentent leurs efforts une nouvelle fois. Mais nous ne pouvons pas faire cela tous seuls", ont-elles indiqué.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 4,7 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP.

L'OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

L'organisation mondiale de la santé n'a de cesse d'exhorter les pays riches à distribuer davantage de vaccins aux populations vulnérables des pays les plus pauvres, plutôt que de fournir des rappels (doses "boosters") à leurs propres ressortissants, ce qu'envisage l'administration Biden.

Le président démocrate, qui répéte à l'envie que "l'Amérique est de retour" sous sa houlette, entend que les Etats-Unis prennent la tête de la lutte internationale contre la pandémie.

Mais il doit composer chez lui avec des réticences parfois virulentes à la vaccination.

Ce alors que le Covid-19 a tué davantage d'Américains que la grippe espagnole en 1918-19, selon les données publiées lundi par l'université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière.

Plus de 678.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont décédées aux Etats-Unis, selon ce dernier bilan.

A New York, la fin du télétravail fait grincer des dents

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Des employés de première ligne tués dans leurs efforts de faire respecter les gestes anti-Covid-19

Plusieurs travailleurs essentiels payent de leur vie le prix des gestes barrières censés lutter contre le Covid-19. Samedi 18, un employé de 20 ans d'une station service a été tué samedi en Allemagne par un client dont il avait refusé d'encaisser les achats pour non-port de masque.

Les travailleurs de première ligne dont on s'attendait à ce qu'ils deviennent des responsables de l'application des mesures de sécurité ont été directement pris pour cibles, souvent avec peu ou pas de protections institutionnelles. Des différends sur les masques se sont avérés mortels pour ceux essayant de faire respecter les règles.

Un employé abattu en Allemagne

C'était un étudiant qui travaillait dans une station service. Il avait refusé d'encaisser un client qui souhaitait acheter un pack de bières parce que ce dernier ne portait pas de masque.

Énervé, l'homme de 49 ans est parti en laissant ses bières sur le comptoir. Il est revenu une heure et demie plus tard en portant cette fois un masque mais l'a retiré en passant devant le comptoir pour susciter une réaction du caissier. Après avoir de nouveau reçu l'ordre de porter son masque correctement, le client a sorti un revolver de sa poche et a tiré sur l'étudiant, qui est mort sur le coup.

Le suspect, qui a indiqué ne pas respecter les gestes barrières, s'est présenté le lendemain au poste de police local. Il a confié qu'il se sentait "acculé" par les mesures relatives à la pandémie de Covid-19 qu'il percevait comme une "atteinte croissante à ses droits" et qu'il n'avait vu "aucune autre issue", a déclaré le procureur Kai Fuhrmann lundi.

Des perquisitionnés menés dans son appartement ont révélé l'arme du crime ainsi que d'autres armes à feu et munitions. Des habitants ont déposé des fleurs et des bougies devant la station-service.

La ministre de l'Agriculture Julia Klöckner, originaire de la région, a fait état d'un meurtre "choquant".

Malheureusement ce jeune homme n'est pas le premier employé essentiel à perdre la vie dans des circonstances pareilles.

Des faits similaires se sont déroulées aux Etats-Unis.

Une employée d’épicerie tuée en Georgie

Laquitta Willis, 41 ans, caissière d’une épicerie du comté de Dekalb en Géorgie, a été tuée en juin après une dispute avec un client sur le port du masque.

Selon les autorités, le suspect, Victor Lee Tucker serait entré dans le commerce sans son couvre-visage. Une vive discussion s’en serait suivie entre l’homme de 30 ans et l'employée.

Comme beaucoup de ses employés, Willis était un visage familier chez Big Bear, y ayant travaillé pendant près de 10 ans. Elle était méticuleuse et gardait son comptoir propre pendant la pandémie, selon Kim, la propriétaire, et elle avait toujours une bouteille de Lysol et un désinfectant pour les mains sur elle.

Après être parti sans rien acheter, le suspect serait revenu dans l’épicerie avec une arme et aurait fait feu sur la femme. Après avoir tiré sur Mme Willis, le suspect a fait feu sur un shérif adjoint qui travaillait à la sécurité de l’épicerie. Les deux hommes, blessés dans l’échange de coups de feu, avaient été conduits à l’hôpital.

Victor Lee Tucker fait face à des accusations de meurtre et voies de fait.

Deux chauffeurs de bus tué​s dans le Maryland

Frankye Duckett a été tué en janvier 2021. Il travaillait pour le programme MobilityLink de la Maryland Transit Administration, transportant des passagers handicapés autour de Baltimore. L'homme de 49 ans s'est rendu au travail depuis la Pennsylvanie, où il vivait et espérait prendre sa retraite dans quelques années, a rapporté le Baltimore Sun.

Mais un vendredi soir de janvier, Duckett s'est disputé avec le petit-fils d'un passager qu'il prenait en charge. Des images de sécurité ont montré qu'à l'approche du prochain arrêt, un homme, qui, selon la police, était le petit-fils, est sorti d'une voiture et a tiré sur Duckett par la fenêtre, puis s'est enfui dans la voiture. (Il a été arrêté en avril et accusé de meurtre, selon les archives judiciaires).

Les médias locaux ont rapporté que la famille de Duckett avait appris que la dispute avait commencé entre les deux hommes après que Duckett eut dit au petit-fils qu'il n'était pas autorisé à monter dans le bus sans masque facial.

« Comment tuez-vous quelqu'un parce qu'il vous dit de mettre votre masque ? » Le beau-père de Duckett, Charles Jackson, a déclaré à FOX Baltimore.

Roddy Keith Sanders, l'ami de Duckett, a déclaré au Baltimore Sun qu'il était un gars sympathique qui faisait des blagues. "Vous entendez toujours les gens dire cela, mais je ne peux pas croire que cela lui soit arrivé… quelqu'un qui n'a jamais eu de problèmes, qui n'a jamais été un dur à cuire voulant créer des problèmes", a déclaré Sanders.

Duckett était le deuxième chauffeur de bus MTA tué par un passager en trois mois .

Le premier a été abattu après une dispute ( non à propos des masques), et les responsables syndicaux ont depuis appelé à des mesures de protection supplémentaires pour les chauffeurs. Un porte-parole de First Transit, un fournisseur du programme MobilityLink de MTA, a déclaré à BuzzFeed News que la mort de Duckett était "très douloureuse pour nous tous", mais a refusé de commenter davantage.

Lindsay Wiley, directrice du programme de droit et de politique de la santé à l'American University Washington College of Law, a déclaré à BuzzFeed News que les dirigeants du gouvernement et des institutions n'avaient pas réussi à protéger les travailleurs essentiels.

"Ces dirigeants se sont détournés d'eux-mêmes en se concentrant sur le choix individuel et la responsabilité personnelle", a-t-elle ajouté, ce qui peut à son tour inciter les gens à se retourner les uns contre les autres. "Cela favorise une mentalité" nous contre eux "qui peut facilement correspondre aux divisions politiques, raciales, socio-économiques et géographiques."

Un employe de Family Dollar tué dans le Michigan

À Flint, dans le Michigan, tout le monde connaissait Calvin Munerlyn sous le nom de « Duper », un surnom de sa mère qui est resté. C'était un grand homme avec une grande présence, et bien que les gens soient intimidés par sa taille à la première impression, il les a conquis avec son charme facile.

"Il était comme mon gros ours en peluche", a déclaré sa veuve Latryna Sims à BuzzFeed News.

Munerlyn était un bourreau de travail et un « accro de l'entraînement », a déclaré Sims. Il avait un travail de jour comme agent de sécurité chez Family Dollar, et en hiver, il travaillait de nuit dans un centre de réchauffement géré par Catholic Charities, une organisation communautaire à but non lucratif.

Munerlyn aimait son travail. C'était un bon employé et un bon collègue. Greg Coulter, le directeur des installations de Catholic Charities, a déclaré à BuzzFeed News qu'il était très apprécié du personnel et des clients.

Le 1er mai 2020, lors de son quart de travail chez Family Dollar, Munerlyn a dit à une femme qu'elle devait porter un masque pour entrer dans le magasin. Selon la police et les procureurs, la mère de la femme est devenue furieuse et a craché sur Munerlyn, qui a ensuite ordonné à une caissière de ne pas la servir. Les deux femmes sont parties en voiture et sont revenues environ 20 minutes plus tard avec le père et le frère de la femme. Le père a crié à Munerlyn de manquer de respect aux femmes de sa famille, puis le fils aurait sorti une arme à feu et aurait tiré sur Munerlyn dans la tête. Il a été transporté à l'hôpital et déclaré mort.

Cela faisait moins de deux mois que le président Trump avait déclaré le COVID-19 une urgence nationale, à une époque où le chef de lexécutif américain faisait déjà pression pour que les entreprises rouvrent. Munerlyn a été le premier cas connu d'un travailleur essentiel tué alors qu'il tentait de faire respecter les précautions de sécurité contre les coronavirus.

Munerlyn était vigilant en ce qui concerne la sécurité de sa famille pendant la pandémie. Ils évitaient les déplacements non essentiels et prenaient les précautions au sérieux. Si tout le monde faisait de même chez Family Dollar – et en tant qu'agent de sécurité, il était là pour s'en assurer – Munerlyn se sentait à l'aise d'aller travailler. "Tant qu'il pouvait protéger quelqu'un, il allait bien", a déclaré Sims.

Munerlyn ne travaillait chez Family Dollar que depuis un peu plus d'un an lorsqu'il est décédé. Il a quitté son emploi précédent d'agent de sécurité dans des boîtes de nuit en raison de problèmes de sécurité, a déclaré Sims: «Nous n'aurions jamais pensé qu'à Family Dollar, il se serait retrouvé dans une situation comme celle-ci. "

Sims et Munerlyn étaient inséparables depuis leur rencontre il y a 23 ans. Les habitants de Flint ne connaissaient pas l'un sans l'autre. Il avait un puits d'énergie apparemment sans fin, que même les Sims ne pouvaient pas toujours suivre. Malgré leurs emplois du temps chargés, le couple a pris du temps l'un pour l'autre. Les Sims lui ont rendu visite pendant les pauses déjeuner et ils se sont rencontrés lors d'appels vidéo. Chaque jour après le travail, les Sims ou l'un de leurs enfants venaient le chercher.

La mort de Munerlyn a pesé lourdement sur la communauté. Un drapeau a été hissé sur la capitale de l'État du Michigan en sa mémoire et sa famille a accepté la clé de la ville en son nom. Il a également été nommé à titre posthume Parent de l'année à la Madison Academy High School, où sa fille Cavetta Munerlyn a obtenu un 4.0 quelques jours seulement après sa mort.

Sims a déclaré que les distinctions témoignaient de la façon dont Munerlyn était bien aimé à Flint. Mais elles n'ont en rien atténué la douleur de perdre l'âme sœur. Elle s'est remise au travail et à la famille, restant occupée pour éviter de s'attarder sur ses pensées. Sims mobilise aussi la communauté pour qu'elle soutienne sa famille pendant le procès en cours des personnes accusées du meurtre de son époux.

Pendant plus de deux décennies, elle avait été enveloppée de son amour. Munerlyn était toute sa vie.

"Pour passer de ça, tous les jours, à rien", a-t-elle dit, la voix cassée. "Si je peux être assez franche avec toi, c'est foutu. C'était mon monde. Et ils nous ont pris ça."

La nature apparemment irrationnelle de ces meurtres liés à la pandémie peut être difficile, voire impossible, à comprendre. Lorsque Nikisha Thomas a appris que son collègue Martinus Mitchum avait été tué lors d'un match de basket-ball au lycée en février 2021, elle était incrédule. "C'était engourdissant", a déclaré Thomas. «Cela m'a brisé le cœur. … Il ne le méritait pas.

Selon la police, Mitchum, un officier de police de l'Université de Tulane et responsable des inscriptions à l'Athlos Academy de Jefferson Parish, assurait la sécurité du match lorsqu'un homme qui refusait de se masquer a agressé physiquement un employé de l'école après s'être vu refuser l'entrée.

Mitchum est intervenu et, alors qu'il escortait l'homme hors du bâtiment, la police a déclaré que l'homme avait tiré deux coups de feu, dont l'un a touché Mitchum à la poitrine, le tuant.

Le suspect, John Shallerhorn, 35 ans, a été inculpé le mois dernier pour meurtre au premier degré et vol à main armée avec une arme à feu ; il aurait volé un homme sous la menace d'une arme dans un parking juste avant de tenter d'entrer dans l'école.

Lorsque Thomas et Mitchum ont commencé à travailler à l'Athlos Academy à quelques mois d'intervalle en 2018, il était silencieux. Mais ils sont devenus amis au fil des ans, développant une routine matinale qui depuis longtemps manque à Thomas : chaque jour, avant que des étudiants et des collègues n'entrent dans le bâtiment, ils écoutaient un sermon ou un clip d'un conférencier.
Mitchum, qui était, par ailleurs, un agent de réserve du 2e tribunal municipal, était également passionné par sa carrière au sein de la police. Sheryl Eaglin, une ancienne collègue, a déclaré à NOLA.com que Mitchum aimait protéger les autres, comme les adolescents et les familles au match de basket ce jour fatidique.

Il avait « cette personnalité d'agent », se souvient Thomas, et était observateur et direct. Mitchum était un fervent croyant et avait une forte boussole morale, et elle se sentait en sécurité avec lui. Mais il avait aussi un faible pour les enfants avec qui il travaillait. Le matin, il se tenait dans le couloir et saluait les timides enfants de la maternelle. "C'était certainement l'une des principales choses que j'aimais chez lui", a-t-elle déclaré. "Il était parfois très sérieux, mais quand il s'agissait des enfants, il était très chaleureux et accueillant."

Thomas a poursuivi son rituel consistant à commencer la journée avec un message inspirant, mais elle le fait maintenant à la maison, seule, dans le cadre de sa méditation matinale. Elle a lu un livre que Mitchum lui a recommandé et pense souvent à lui.

"Je n'arrive toujours pas à comprendre. C'est très irréel », a-t-elle déclaré à propos de la perte de son ami. «Je pense que c'est pourquoi il m'a fallu beaucoup de temps pour m'y attaquer, parce que c'est comme, tu te moques de moi? Comme, c'est si simple, le gars aurait pu partir. Cela n'aurait pas dû dégénérer en cela.

De retour à Decatur, Jordan, l'adjoint du shérif, se sent béni d'être en vie. Il a reçu une balle dans la poitrine, mais son gilet pare-balles l'a sauvé. Une autre balle a raté de peu sa clavicule.

Mais le traumatisme de son ami Willis tué à cause d'un masque facial, et le fait de savoir qu'il a failli l'être aussi, persiste. "Sachant que quelqu'un a réellement essayé de vous ôter la vie, cette partie va prendre un peu de temps à passer", a-t-il déclaré. "Pour être tout à fait honnête, il n'y a aucun moyen que je puisse survivre à cela."

Quelques jours après la fusillade, il a rassemblé ses forces pour se rendre au supermarché Big Bear pour une veillée aux chandelles en mémoire de Willis. Il était content de l'avoir fait. Avant le début de la veillée, il a pu voir les autres employés pour la première fois depuis le 14 juin. Ils se sont embrassés, ils ont versé des larmes, ils ont parlé de ce qui s'est passé et de la façon dont ils le traitaient.

Ses collègues de Big Bear lui manquent, mais pour ce qui est de reprendre son travail à temps partiel, c'est une question pour un autre jour.

Jordan a suivi des séances de conseil pour l'aider à gérer la tragédie et le traumatisme causés par un masque facial. Certains jours sont meilleurs que d'autres.

"Cette partie psychologique [de] toute cette épreuve, et j'essaie toujours de comprendre l'absurdité de cela", a-t-il déclaré. "Je ne pense pas que je puisse comprendre cela."

D'autres agressions

Buzz Feed News mentionne aussi le cas de deux hommes se sont vu refuser l'entrée dans un magasin californien pour avoir refusé de porter des masques, l'un d'eux aurait frappé un employé, lui cassant le bras. Une ville de l'Oklahoma a annulé son mandat de masque après que plusieurs entreprises ont signalé que leurs travailleurs étaient menacés de violence. Et un homme a été inculpé en Pennsylvanie pour avoir prétendument frappé un commis de magasin à plusieurs reprises au visage après qu'elle lui ait dit de porter un masque.

Des victimes majoritairement noires

BuzzFeed News a recensé au moins quatre cas, dont la fusillade du supermarché Big Bear. Comme Willis, les autres victimes étaient des travailleurs essentiels noirs, travaillant dur pendant l'une des périodes les plus stressantes de notre vie collectivement, et essayant de se protéger et de protéger les autres au travail. Ils ne sont pas morts du COVID-19, mais eux aussi ont été victimes de la pandémie.

"Le problème avec les pandémies, en particulier COVID-19, c'est qu'elles font ressortir les extrêmes", a déclaré Taylor. « Nous avions le meilleur chez les gens et le pire. »

Steven Taylor, auteur du livre "The Psychology of Pandemics" paru en 2019 et professeur de psychiatrie à l'Université canadienne de Colombie-Britannique, a déclaré à BuzzFeed News qu'il soupçonnait certaines personnes de considérer les personnes travaillant dans des emplois à bas salaire comme un "statut inférieur" et moins susceptibles de réagir par l'agression. en raison de leur rôle dans le service client, ce qui en fait un exutoire facile à la colère.

Stress supplémentaire

Les travailleurs essentiels de première ligne ont fait les frais d'une pandémie empoisonnée par la politique. Une enquête de l'Université du Massachusetts auprès de travailleurs dans six États, menée en novembre 2020, a révélé que près de la moitié des répondants ont indiqué que les clients ou les collègues refusaient fréquemment de se conformer lorsqu'on leur demandait de suivre les politiques COVID-19. Ceux qui travaillaient dans le commerce de détail et l'hôtellerie devaient faire face à la plus grande résistance aux masques et à la distanciation sociale, selon l'enquête, et les travailleurs à bas salaire étaient plus susceptibles de faire face à des personnes refusant de se conformer aux mesures anti-COVID.

Ces altercations provoquent un stress supplémentaire pour les employés déjà confrontés à des clients de plus en plus indisciplinés, qui semblent avoir oublié leurs manières pendant la pandémie. Taylor, le professeur de l'UBC, souligne des cas récents de clients et de passagers se comportant mal dans les établissements, dans les transports publics et pendant les voyages en avion. "Vous voyez un droit psychologique à mesure que l'économie s'ouvre", a-t-il déclaré. "Ce genre de" je mérite, je mérite ", une sorte d'attitude égocentrique, combinée au stress et à l'irritabilité, se traduit par un mauvais comportement."

USA: l'argent confisqué au vice-président Obiang sera utilisé pour fournir des vaccins covid aux Équato-Guinéens

Le vice-président Teodorin Obiang Nguema, le fils du président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema lors d'une messe à la cathédrale de Malabo pour célébrer son 41e anniversaire, le 25 juin 2013.

Au total 15 milliards FCFA seront utilisés et 600.000 personnes devraient en bénéficier, selon Washington.

Le gouvernement américain a annoncé lundi que l'argent provenant de la liquidation des biens prétendument mal acquis confisqués au vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, sera utilisé pour acheter des médicaments et des vaccins contre le coronavirus pour la population équato-guinéenne.

M. Obiang Mangue, 53 ans, est le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979.

Selon un communiqué du ministère américain de la justice dont copie est parvenue à VOA Afrique, le montant total de cette opération s’élève à 26,6 millions de dollars, soit près de 15 milliards de francs CFA.

L’achat des vaccins anti-covid sera géré par les Nations unies à hauteur de 19,25 millions de dollars, soit environ 10,7 milliards FCFA. Les 6,35 millions de dollars restants (environ 3,5 milliards FCFA) seront attribués à une organisation caritative pour l'achat de médicaments divers. C’est l’ONG Medical Care Development International (MCDI) qui a été désignée à cet effet.

Basée dans la banlieue de Washington, MCDI est dirigée par Dr Joséa Ratsirarson, ancien secrétaire général au ministère de la Santé publique de Madagascar. Selon le site web de l’ONG, MCDI a déjà mené à bien trois interventions dans le domaine de la santé en Guinée équatoriale en faveur des femmes et des enfants, notamment dans la lutte contre le paludisme et le cancer cervical.

Blouson Michael Jackson et Ferrari

Au moins 600 000 personnes devraient bénéficier de ces deux opérations en Guinée équatoriale, selon les estimations du gouvernement américain.

La confiscation des biens de Teodoro Nguema Obiang Mangue est le résultat d'une longue bataille juridique engagée par les autorités fédérales visant les avoirs de certaines personnalités politiques africaines aux États-Unis.

Parmi les biens confisqués à l’actuel vice-président de la Guinée équatoriale, on inventoriait un blouson avec un autographe du légendaire musicien Michael Jackson, décédé en 2009. Il y avait aussi une villa à Malibu et une Ferrari.

C'est aussi dans le cadre de cette bataille qu'un appartement de luxe appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président de la République du Congo, a été confisqué à Miami en 2020. C'est aussi dans ce cadre qu'un manoir appartenant à l'ancien président gambien Yayah Jammeh a été saisi dans l'État du Maryland, il y a un an.

Selon les procureurs, M. Obiang Mangue, quoique haut fonctionnaire, avait un salaire relativement modeste qui ne pouvait pas justifier le style de vie somptueux qu’on lui attribue.

C’est donc "par le biais de la corruption et du blanchiment d'argent, en violation des lois américaines et équato-guinéennes" qu’il a pu amasser une fortune de plus de 300 millions de dollars, conclut le communiqué des autorités américaines.

Aucun commentaire de la Guinée équatoriale n'est parvenu immédiatement à VOA Afrique.

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