Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Droits humains

Les autochtones au Canada vont pouvoir utiliser leur nom traditionnel

Conférence en plein air à Vancouver sur la découverte des restes de 215 enfants, trouvés dans l'ancien pensionnat de Kamloops, Colombie-Britannique, Canada, 2 juin 2021.

Les autochtones canadiens vont désormais pouvoir utiliser leur nom traditionnel sur leurs documents de voyage officiels, a annoncé lundi le gouvernement canadien, quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d'un pensionnat autochtone.

Ces noms autochtones leur avaient été "volés" lorsqu'ils avaient été enrôlés de force dans ces pensionnats pour y être assimilés à la culture dominante, a rappelé le ministre de l'Immigration Marco Mendicino lors d'un point presse.

"Ces enfants autochtones qu'on a volés à leurs familles pour les forcer à intégrer le système de pensionnats, on est allés jusqu'à voler leur propre nom", a souligné M. Mendicino, citant l'exemple d'une petite Masek rebaptisée Alice.

Or "nos noms sont l'une des premières choses que l'on reçoit. Ils sont individualisés, uniques, ils parlent de notre passé, ils honorent ceux qui nous ont précédés, et reflètent l'histoire de nos familles", a-t-il ajouté.

Les autochtones vont pouvoir demander que leur nom traditionnel soit utilisé sur leurs documents officiels d'immigration comme les passeports ou les certificats de résidence permanente. Cette mesure pourrait concerner "plusieurs centaines de milliers" de personnes au Canada, a précisé Marc Miller, ministre des Services aux autochtones.

La mesure répond à l'une des 94 demandes formulées en 2015 par une commission nationale d'enquête sur la question des pensionnats, qui avait conclu à un véritable "génocide culturel" de la part du Canada dans un rapport accablant.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon les conclusions de cette commission vérité et réconciliation.

La découverte fin mai, grâce à des fouilles par géo-radars, des ossements de 215 enfants près du pensionnat autochtone de Kamloops dans l'ouest du Canada, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Elle a également relancé les appels au gouvernement à accélérer le processus de réconciliation prôné par la commission d'enquête.

Toutes les actualités

Des Centrafricains demandent l'ouverture d'une enquête sur le groupe Castel à Bangui

Des Centrafricains demandent l'ouverture d'une enquête sur le groupe Castel à Bangui
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00

Manifestations dans l'Ohio après que des policiers criblent de balles un automobiliste

Manifestations dans l'Ohio après que des policiers criblent de balles un automobiliste
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Des centaines de Soudanais ont manifesté contre les militaires au pouvoir

Des centaines de Soudanais ont manifesté contre les militaires au pouvoir
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Ouverture d'une enquête sur les activités de Castel avec des groupes armés centrafricains

Ouverture d'une enquête sur les activités de Castel avec des groupes armés centrafricains
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:18 0:00

Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

Voir plus

XS
SM
MD
LG