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Le site de Palmyre est "en grande partie" préservé

A Palmyre, le 30 mai 2015.

Dans un rapport, l'Unesco estime que le site syrien protégé n'est pas complètement détruit.

Malgré de "graves dommages" infligés par le groupe Etat islamique (EI), le site archéologique de Palmyre, dans l'est de la Syrie, "conserve en grande partie son intégrité et son authenticité", selon une mission d'experts de l'Unesco.

Les experts, qui se sont rendus sur place pour dresser un premier état des destructions, n'ont pu "constater qu'à distance les dommages causés au Temple de Bel" ou les "graves dommages" subis par la Citadelle mamelouk qui surplombe la ville, en raison des opérations de déminage, précise le communiqué publié mercredi par l'organisation basée à Paris.

Mais ils ont estimé "qu'en dépit de la destruction de plusieurs structures emblématiques, le site archéologique de Palmyre conserve en grande partie son intégrité et son authenticité".

La mission d'experts a cependant relevé des "dommages considérables dans le musée" du site archéologique. "L'essentiel des statues de grande taille", les sarcophages et les sculptures qui n'avaient pas pu être mises à l'abri ont été défigurées, pilonnées et décapitées - la plupart de leurs morceaux jonchent encore le sol", déplore le rapport.

"L'Unesco va travailler avec l'ensemble des partenaires pour adopter les mesures de sauvegarde d'urgence", ajoute le communiqué.

Ces conclusions sont "préliminaires" et ont été réalisées "au lendemain d'une mission technique d'évaluation rapide sur le site du patrimoine mondial de Palmyre". "La mission était conduite par la Directrice du Centre du patrimoine mondial, Mechtild Rössler, du 24 au 26 avril. Les experts de l'Unesco ont effectué une visite détaillée du musée de Palmyre et du site Archéologique, sous escorte du personnel de sécurité des Nations Unies".

Ils ont "identifié les mesures de consolidation et de sécurisation d'urgence du bâtiment, ainsi que le travail très important qui doit être entrepris pour documenter, évacuer, sauvegarder et restaurer les objets lorsque c'est possible. Ce travail de sélection et de documentation des fragments des sculptures a déjà commencé".

"Les experts de l'Unesco se sont rendu sur le site archéologique de Palmyre, en particulier la grande colonnade, et examiné l'arc de triomphe détruit, l'agora et les ruines pulvérisées du temple de Baal Shamin".

"Un rapport complet sera présenté au Comité du patrimoine mondial à sa 40e session" à Istanbul en juillet, "en vue de formuler des recommandations sur les mesures de sauvegarde à entreprendre. L'Unesco enverra prochainement une mission internationale d'experts pour examiner plus en détail la situation des différents sites du Patrimoine syrien, dont Palmyre. Une conférence internationale d'experts se tiendra à Berlin, les 2 et 3 juin, sur la préservation des sites du patrimoine syrien", indique aussi le communiqué

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Coronavirus: plus de 3.500 cas de coronavirus dans 44 pays, selon l'OMS

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Carnet de Santé: ce qui est fait pour minimiser l’impact du coronavirus

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Le coronavirus se propage à travers le monde, les Etats-Unis se tiennent prêts

Le président Donald Trump a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis. Photo REUTERS/Carlos Barria 26 février 2020.

Le président Donald Trump a insisté sur le fait qu'une large propagation du nouveau coronavirus aux Etats-Unis n'était pas inévitable, alors que le virus se propage à travers le monde et que l'Arabie saoudite a suspendu l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à la Mecque.

"Il y a une chance que ça s'empire, une chance que ça s'empire de façon significative", a averti le locataire de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse mercredi soir.

"Mais rien n'est inévitable", a ajouté M. Trump qui a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis.

Même s'ils sont relativement épargnés jusqu'ici avec 15 cas détectés, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l'épidémie à "une échelle beaucoup plus grande", a averti M. Trump, ajoutant qu'il déciderait "en temps voulu" de nouvelles restrictions depuis et vers les zones infectées.

De son côté, l'Arabie saoudite a suspendu "temporairement" l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque, dans le but de prévenir l'arrivée de l'épidémie de Covid-19.

Le nouveau coronavirus a débarqué plus au sud, en Amérique latine, qui n'avait pas encore été touchée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du Premier ministre, Zafar Mirza.

En Europe, Autriche, Suisse, Norvège, Roumaine, Croatie, Macédoine du Nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine où le nombre de décès quotidiens continue de diminuer: les autorités ont annoncé jeudi 29 nouveaux décès en 24 heures, le nombre le plus bas depuis près d'un mois.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des statistiques communiquées mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

- L'Italie en première ligne -

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus. Ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement, et à conseiller à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du Nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

"Nous avons fermé notre salle de sports et la cantine, les gens ne peuvent pas manger face à face. Les déplacements des employés sont aussi interdits, sauf autorisation expresse de la direction, ce qui a conduit à développer la vidéo-conférence", a expliqué à l'AFP le PDG d'une entreprise lombarde de robinetterie, Aldo Bonomi.

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises. "Le problème, c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du Nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay.

Autre effet collatéral de l'épidémie, le match de rugby du Tournoi des six nations entre l'Irlande et l'Italie, prévu le 7 mars à Dublin, a été reporté sine die en raison des risques de contagion.

- L'Afrique aussi -

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

En Corée du Sud, le nombre de contaminations a encore bondi et frôle les 1.600 cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'y élève à 1.595 personnes touchées après l'annonce de 334 nouveaux cas jeudi, dont un soldat américain. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont d'ailleurs reporté des exercices militaires conjoints.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

L'ONG Reporters sans frontières a reproché à l'Iran "de refuser de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et d'empêcher les journalistes de faire leur travail". Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

Poutine défend la police russe accusée de violence

Le président Vladimir Poutine, au cours d'un rassemblement au stade Luzhniki, à Moscou, le 3 mars 2018.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement défendu mercredi les forces de l'ordre, accusées d'avoir abusé de la force pour disperser les récentes manifestations de l'opposition

"C'est leur devoir. Personne ne brandit une matraque juste comme ça. Si les gens se comportent en respectant les règles, les procédures et les lois, qui brandira une matraque?", a déclaré le président russe dans une interview à l'agence de presse publique Tass.

De nombreux militants politiques se sont insurgés contre une réaction policière jugée excessive durant les manifestations d'opposition de l'été dernier à Moscou, les plus importantes qu'a connues la Russie depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

Les critiques visaient particulièrement la Garde nationale, une force créée en 2016 relevant directement de l'autorité du président.

Plusieurs manifestants ont en revanche été condamnés à de lourdes peines de prison pour violence après avoir été arrêtés durant les manifestations non autorisées, pourtant largement pacifiques. M. Poutine a là aussi défendu ces condamnations.

"Aujourd'hui, on jette une bouteille d'eau (contre les policiers), demain une chaise et après on va saccager les voitures. C'est inadmissible!", a-t-il assuré lors de cet entretien.

Le président russe a également justifié la lourde peine infligée au blogueur Vladislav Sinitsa, condamné à cinq ans de prison pour un message sur Twitter où il appelait à des violences contre les enfants des policiers.

"Cela peut déstabiliser brutalement la situation dans le pays, on ne peut pas plaisanter avec ça!", a-t-il assuré.

Le chef de l'État a toutefois salué la mobilisation publique ayant permis la libération du journaliste Ivan Golounov, arrêté en juin dernier pour trafic de drogue, des charges qui se sont avérées avoir été inventées de toute pièce.

En janvier, la justice russe a annoncé l'arrestation de cinq ex-policiers qui avaient interpellé ce journaliste du site internet Meduza, réputé pour ses enquêtes sur la corruption.

La CEDH examine la responsabilité de l'Allemagne dans une frappe aérienne meurtrière en Afghanistan

Des agents de sécurité afghans sur un site de l'explosion d'une bombe à Kaboul, en Afghanistan, le mercredi 26 février 2020. (Photo AP / Rahmat Gul)

La formation suprême de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) s'est penchée mercredi sur la responsabilité de l'Allemagne dans une frappe aérienne meurtrière en 2009 en Afghanistan, une affaire qui avait entraîné la démission du ministre allemand de la Défense.

Saisie par un Afghan, Abdul Hanan, qui a perdu ses fils de 8 et 12 ans dans cette frappe, la CEDH avait confié cette affaire en août à sa formation suprême dont les arrêts sont définitifs.

Selon la Cour, la décision dans cette affaire, qualifiée par la chambre des députés allemands d'"un des plus graves incidents impliquant l'armée allemande depuis la Seconde Guerre mondiale", pourrait intervenir d'ici environ un an.

Menée par deux appareils américains le 4 septembre 2009, la frappe avait été ordonnée par un officier allemand, le colonel Georg Klein, sur Kunduz (nord de l'Afghanistan) après le vol par les talibans de deux camions-citernes remplis d'essence.

Elle avait fait 91 morts et 11 blessés parmi lesquels un nombre indéterminé de civils, selon le ministère allemand de la Défense. Toutefois, selon la CEDH, le nombre total des victimes n'a jamais été établi avec certitude, les différents rapports faisant état de 14 à 142 personnes tuées, essentiellement des civils.

Après cette frappe, Berlin avait tenté de minimiser l'affaire devenue très vite politique avant d'entraîner la démission du ministre de la Défense de l'époque, Franz Josef Jung, du chef d'état-major et d'un secrétaire d'Etat à la Défense.

M. Hanan, qui soutient que ces faits se sont déroulés sous la juridiction de l'Allemagne, reproche aux autorités de ce pays des carences dans l'enquête et de ne pas lui avoir offert de recours effectif après le classement sans suite de l'affaire, en avril 2010.

Les débats se sont concentrés mercredi sur la responsabilité légale de Berlin dans cette frappe, alors que le pays participait à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) créée en vertu d'un mandat de l'Onu et dirigée par l'Otan.

En ouverture de l'audience, Almut Wittling-Vogel, chargée des droits humains au sein du gouvernement allemand, a adressé "les regrets les plus sincères du gouvernement pour les souffrance profondes" du père de famille.

Toutefois, "la région de Kunduz ne relevait pas de la juridiction de l'Allemagne au sens de l'article 1 de la Convention" européenne des droits de l'Homme, car la frappe a été menée au nom des Nations Unies, dans une région sur laquelle Berlin ne disposait pas d'un "contrôle effectif", a plaidé l'avocate de l'Allemagne, Heike Krieger.

Quant à l'enquête en Afghanistan, "la police militaire allemande ne pouvait y jouer qu'un rôle mineur: elle ne pouvait que mener des enquêtes internes, pas convoquer des témoins afghans", la FIAS ne lui conférant pas ce pouvoir, a souligné l'avocate.

Les autorités allemandes ont apporté une "réponse exhaustive" à cet épisode, pour lequel des procédures liées à l'indemnisation des victimes sont toujours en cours, a-t-elle affirmé.

A l'inverse, un des avocats de M. Hanan, Dapo Akande, a pointé la "série d'ordres contraignants" donnés par le colonel ayant mené à cette frappe.

Le colonel Georg Klein n'a pas été suspendu après la frappe et a même été promu général par la suite, a-t-il déploré, assurant que la population de cette zone restait "traumatisée".

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