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Les 450 migrants ont tous débarqué en Italie

Les gens attendent de débarquer au port de Pozzallo, en Sicile le 19 juin 2018.

Les quelque 450 migrants qui se trouvaient à bord de deux navires militaires dans les eaux italiennes ont tous débarqué en Sicile, très affaiblis par la détention en Libye et le voyage qui a coûté la vie à quatre Somaliens.

Après deux journées dans la rade de Pozzallo (Sicile), ponctuées de quelques évacuations médicales d'urgence, les navires ont été autorisés à entrer dans le port et tous les passagers ont pu descendre, en pleine nuit.

La décision du gouvernement italien fait suite à l'engagement de cinq pays de l'Union européenne -- la France, l'Espagne, le Portugal, Malte et l'Allemagne -- de prendre chacun 50 de ces migrants.

"Aujourd'hui, pour la première fois, nous pouvons dire que les migrants ont débarqué en Europe", a commenté avec satisfaction la présidence du Conseil des ministres.

La Commission européenne a cependant appelé à trouver des solutions "durables" et "mutuellement acceptées", en évoquant des "centres contrôlés" dans l'UE, où les personnes secourues seraient transférées avant d'être réparties au sein de l'UE.

L'Italie se plaint depuis des années d'être abandonnée par l'UE face à l'arrivée de centaines de milliers de personnes depuis 2013 sur ses côtes.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants débarqués à Pozzallo, originaires principalement d'Erythrée et de Somalie, se trouvent dans un grand état de faiblesse: malnutrition, déshydratation, gale et séquelles des abus subis dans des centres de détention informels en Libye.

Ils sont partis de Zouara mercredi et se sont vite retrouvés à cours d'eau et de vivres. Vendredi matin, ils ont aperçu un navire et une trentaine de personnes ont sauté à l'eau pour tenter, en vain, de le rejoindre. Mais quatre d'entre eux, des Somaliens dont le plus jeune avait 17 ans, n'ont pas réussi à regagner le bateau et se sont noyés, selon le récit de leurs proches à l'OIM.

Il est cependant probable que le navire ait été conscient de leur présence: les autorités italiennes ont annoncé avoir repéré le bateau de pêche vendredi à l'aube, dans les eaux internationales mais la zone de secours maltaise.

>> Lire aussi : Près de 600 migrants refoulés d'Algérie secourus au Niger

Rome a alors tenté d'obtenir que Malte prenne les migrants en charge, mais La Valette a fait valoir que l'embarcation était bien plus proche de l'île italienne de Lampedusa que de ses propres eaux.

Deux navires militaires -- l'un de la police italienne et l'autre britannique engagé dans le dispositif de l'agence européenne Frontex -- ont finalement pris les migrants à bord vendredi soir.

Dans une interview au quotidien catholique italien Avvenire, l'amiral Vittorio Alessandro, ancien responsable des garde-côtes italiens, a souligné que le retour à l'usage des gros bateaux de pêche relançait le risque de naufrages dévastateurs.

Il a aussi évoqué les difficultés de ses anciens collègues face à la fermeté affichée par le gouvernement italien: "En mer il y a la règle du sauvetage comme priorité. Le reste vient après. Je pense que je partage avec tous les marins que j'ai côtoyés un embarras et un grand sentiment d'impuissance".

Avec AFP

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L'OMS suspend les essais cliniques relatifs au Coronavirus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé assiste à la 73e Assemblée mondiale de la santé virtuelle lors de l'épidémie de coronavirus à Genève, le 19 mai 2020.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision fait suite à la publication d'une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l'hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi.

L'OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l'hydroxychloroquine, baptisés "Solidarité", dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, "plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3.500 patients ont été recrutés dans 17 pays", a expliqué le patron de l'OMS.

Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

L'étude a analysé des données d'environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l'OMS et ses partenaires concernant l'hydroxychloroquine seront suspendus le temps que "les données" recueillies par les essais Solidarité "soient examinées", a indiqué M. Tedros.

"Il s'agit d'une mesure temporaire", a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l'OMS.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l'hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l'hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l'azithromycine.

L'effervescence autour de l'hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s'en est fait l'apôtre, au point d'en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif.

Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l'OMS a tenu à rappeler qu'hydroxychloroquine et chloroquine "sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme".

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

L'ancien vice-président Joe Biden parle lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche.

Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce week-end, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.

La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.

C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.

Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.

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