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Les 15 marins enlevés dans le golfe de Guinée ont été libérés

Le Bataillon camerounais d'intervention rapide près de la péninsule de Bakassi, dans l'ouest du Cameroun, près de la frontière nigériane, le 5 mai 2009.

Les 15 membres d'équipage d'un navire-citerne enlevés par des pirates il y a plus d'un mois au large du Bénin, en Afrique de l'Ouest, ont été libérés a annoncé mercredi soir la compagnie maritime néerlandaise qui les emploie.

"De Poli Tankers est heureux d'annoncer que les 15 membres d'équipage kidnappés sur leur navire Davide B dans le golfe de Guinée le 11 mars dernier ont été libérés et sont maintenant en sécurité", a fait savoir Chiara de Poli, PDG de la compagnie, dans un communiqué.

"Les marins sont sains et saufs et peuvent retourner dans leurs familles en Europe de l'Est et aux Philippes et commencer à se remettre de cette expérience traumatisante", a-t-elle ajouté.

Le Davide B, Transportant des produits chimiques, avait été pris d'assaut par des pirates alors qu'il naviguait à quelque 210 milles nautiques (389 kilomètres) au sud de Cotonou, au Bénin.

Le golfe de Guinée, qui longe les côtes d'Afrique de l'Ouest, du Sénégal à l'Angola est devenu la route commerciale maritime la plus dangereuse au monde et les attaques de navires et les enlèvements contre rançons, perpétrés par des pirates nigérians, sont devenus très fréquents.

L'année dernière, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde ont eu lieu dans ce golfe, soit plus de 95%, selon un récent rapport du Bureau international maritime.

Le premier transporteur maritime mondial, l'armateur danois Maersk, a appelé début mars au déploiement rapide d'une importante opération internationale pour lutter contre la piraterie dans le Golfe de Guinée.

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Des hommes armés dynamitent un pont sur un important axe routier au Burkina

Des soldats burkinabé patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel, Burkina Faso, le 3 mars 2019.

Des individus armés ont dynamité dans la nuit mercredi à jeudi un pont à Naré, localité située entre Kaya et Dori sur l'un des principaux axes routiers reliant Ouagadougou au nord du pays, accentuant un blocus déjà en cours sur d'autres tronçons.

"Le pont de Naré a effectivement subi d'importants dommages après avoir été dynamité par des hommes armés non identifiés", a déclaré une source sécuritaire.

"Depuis ce matin il y a un long convoi de camions de part et d'autre de l’infrastructure qui a été saboté mais tout est mis en œuvre pour le passage", a expliqué cette source, précisant que des "dispositions sécuritaires ont été prises pour sécuriser la zone où il y a naturellement une concentration de personnes et de leurs biens".

Selon un habitant de Kaya, joint par l'AFP depuis Ouagadougou, "des camions qui avaient quitté la ville pour Dori ont dû rebrousser chemin tandis que des voyageurs ont du rejoindre à pied d'autres véhicules de l'autre côté du pont pour ralier Dori".

La route nationale numéro 3 est le principal axe reliant Ouagadougou à Dori, chef lieu de la région du Sahel. La nationale numéro 2 qui relie Ouahigouya à Dori via Djibo est sous blocus jihadiste depuis plusieurs mois, tout comme l'axe Kongoussi-Djibo.

Plusieurs autres communes du nord et de l'est comme Titao ou Madjoari sont placées sous blocus par des jihadistes.

L'armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement.

"Il s'agit d'un plan savamment orchestré par les groupes terroristes pour mettre sous blocus, isoler les populations et faire échouer les tentatives de ravitaillement de ces localités d'une part et d'autre part, rendre difficile l'évacuation de ces zones pour d'éventuelles opérations militaires", a expliqué à l'AFP, Drissa Traoré, analyste politique.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés.

Plus de 40% du territoire sont hors du contrôle de l'Etat, selon des chiffres officiels.

Fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'avoir été incapable d'enrayer la violence jihadiste, et fait du rétablissement de la sécurité sa "priorité".

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