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COVID-19: Les députés sénégalais donnent plus de pouvoirs au président

Le président sénégalais Macky Sall assiste à une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau au palais présidentiel de Dakar, au Sénégal, le 12 février 2020.

Les députés sénégalais ont adopté lundi une loi autorisant le président de la République à instaurer un couvre-feu sans décréter l'état d'urgence et sans devoir soumettre sa décision à l'Assemblée nationale, une procédure jugée trop lourde en cas de crise sanitaire ou de catastrophe naturelle.

Le nouveau texte, critiqué par des associations de défense des droits humains et l'opposition, a été voté lors d'une séance de l'Assemblée nationale tenue à huis clos en raison des restrictions liées au coronavirus, alors que le Sénégal fait face depuis décembre à une deuxième vague de contaminations.

Jusqu'à présent, le chef de l'Etat ne pouvait pas décréter de couvre-feu sans avoir auparavant instauré l'état d'urgence. Il était en outre obligé de passer par l'Assemblée nationale au bout de 12 jours pour prolonger cet état d'urgence.

C'est "une procédure relativement lourde", avait souligné le gouvernement en présentant son projet de loi.

Le nouveau texte vise à "faire face, avec plus de rapidité, aux crises sanitaires et aux catastrophes naturelles" en "permettant "aux autorités administratives d'avoir les moyens d'intervention rapide", selon le chef du service de communication de la présidence, Seydou Guèye.

Le président pourra dorénavant décréter un couvre-feu ou des restrictions dans les déplacements sans déclarer l'état d'urgence ou l'état de siège. Selon les circonstances, il pourra en outre déléguer ces pouvoirs au ministre de l'Intérieur, aux gouverneurs de région ou aux préfets de département.

"Pourquoi retirer des prérogatives des députés pour les confier au président de la République et aux autorités administratives ?", s'est interrogé publiquement le député d'opposition Cheikh Bara Dolly Mbacké.

"Une telle marginalisation de l'Assemblée nationale sur des questions aussi importantes que l'exercice des droits des citoyens dans un contexte de gestion des situations d'urgence sécuritaire et sanitaire est inacceptable dans un Etat de droit", ont critiqué dans un communiqué conjoint trois ONG, dont Amnesty International Sénégal.

Le président Macky Sall avait décrété l'état d'urgence et instauré un premier couvre-feu en mars 2020, après l'apparition du premier cas. Ces mesures avaient été levée fin juin.

Face à la recrudescence des cas, Macky Sall a réinstauré le 6 janvier l'état d'urgence, assorti d'un couvre-feu, dans les régions de Dakar et Thiès, les plus touchées. Le lendemain, les autorités ont imposé le port du masque dans la rue dans tout le pays pendant trois mois.

Le Sénégal a déclaré depuis mars 21.533 cas, pour 469 morts.

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Malawi: premières restrictions pour lutter contre le Covid-19

Le président du Malawi Lazarus Chakwera prête serment à Lilongwe, Malawi, le 28 juin 2020.

La toute première série de restrictions pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 est entrée en vigueur lundi au Malawi, où les cas flambent, a annoncé le chef de l'Etat, passant outre une décision judiciaire ayant interdit jusque là tout confinement.

A l'inverse des autres pays du continent, la vie quotidienne n'a pas connu de changement dans ce pays d'Afrique australe, depuis qu'en avril la Haute cour du pays (qui fait office notamment de juge constitutionnel) a bloqué une décision de confinement prise par le gouvernement.

Les magistrats avaient estimé insuffisantes les mesures prises pour compenser la perte des moyens d'existence de la population de ce pays très pauvre, dont la plupart des habitants travaille de façon informelle et où dont plus de la moitié des citoyens vit sous le seuil d'extrême pauvreté.

Mais, après plusieurs mois durant lesquels le niveau d'infections est resté relativement faible, le Malawi - comme de nombreux autres pays africains - fait face à une flambée du nombre de cas de Covid-19.

Dimanche soir, le président Lazarus Chakwera a ordonné la mise en place d'un couvre-feu nocturne et la fermeture des écoles pendant trois semaines.

Le nombre de participants aux rassemblements a été limité et le port du masque - jusqu'ici seulement encouragé - devient obligatoire pour la première fois depuis le début de l'épidémie.

"Le temps est venu de mettre en place ces mesures pour le bien commun", a déclaré dimanche soir M. Chakwera dans une adresse à la Nation, ajoutant qu'elles entreraient en vigueur ce lundi.

Le décès le 12 janvier du Covid-19 de deux ministres a poussé le chef de l'Etat à déclarer l'état d'urgence, lui permettant de passer outre la décision de la Haute cour.

Jusqu'ici, le Malawi a enregistré seulement 12.470 cas dont 314 décès pour une population de plus de 18 millions de personnes. Mais plus de 40% de ces cas ont été détectés durant le seul mois de janvier, avec un record dimanche de 685 cas en 24 heures.

M. Chakwera a prévenu que les structures sanitaires du pays étaient "submergées" par cette flambée.

"La situation est absolument désespérée", a -t-il affirmé, présentant un projet de recrutement de personnel médical et d'ouverture d'hôpîtaux de campagne.

Il a également promis que 24 millions de dollars seraient débloqués pour combattre l'épidémie.

Jusqu'ici, les seules mesures prises ont été la fermeture des frontières internationales entre août et octobre, puis brièvement en décembre, pour éviter l'importation de cas.

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