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Le président élu de Guinée-Bissau veut prêter serment le 27 février


Le président élu de Guinée-Bissau, l'ancien Premier ministre Umaro Sissoco Embalo, le 28 décembre 2019. (SEYLLOU / AFP)

Le candidat à la présidentielle en Guinée-Bissau donné vainqueur par la commission électorale nationale, Umaro Sissoco Embalo, a affirmé dimanche qu'il sera investi jeudi 27 février à la tête de ce pays instable d'Afrique de l'Ouest, malgré les recours de son adversaire issu du parti au pouvoir.

"Je serai investi dans quelques jours et le pays peut espérer à des jours meilleurs. Je réaffirme que mon investiture aura lieu le 27 février", a déclaré devant des journalistes M. Embalo à l'aéroport de Bissau, où il a atterri à la mi-journée après une tournée en Afrique, en Europe et en Asie.

"Il y aura une cérémonie symbolique, sans grande dépense pour l'Etat, car nous avons d'autres priorités", a dit M. Embalo, un ancien général et ex-Premier ministre âgé de 47 ans, en citant "des grèves un peu partout" et des "salaires qui ne sont pas payés".

"Un pays en déliquescence financière ne pourra pas se payer le luxe d'organiser une investiture en grandes pompes". Selon son entourage, une cérémonie en présence d'invités étrangers pourrait avoir lieu dans un second temps.

Son parti, le Madem, a réclamé vendredi une réunion d'urgence de l'Assemblée nationale afin que celle-ci puisse organiser la prestation de serment de son chef de file en tant que président.

Près de deux mois après le second tour de l'élection présidentielle du 29 décembre, l'issue du scrutin demeure disputée et le pays vit dans la crainte de violences.

Umaro Sissoco Embalo, issu de l'opposition, a été donné vainqueur par la Commission nationale électorale (CNE) avec 53,55% des voix.

Une victoire que conteste son rival Domingos Simoes Pereira (crédité de 46,45%), du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), la formation qui domine la vie politique de cette ancienne colonie portugaise depuis son indépendance en 1974.

M. Pereira, qui dénonce des fraudes et dont le parti contrôle le gouvernement, a saisi la Cour suprême, mais plusieurs arrêts de la haute juridiction n'ont pas permis de trancher définitivement le contentieux électoral.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), qui a déjà "félicité" M. Embalo pour sa victoire, a haussé le ton samedi en avertissant que "des sanctions pourront être prises contre tous les acteurs qui n'agiraient pas dans le sens de la normalisation politique et institutionnelle".

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