Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Le porte-parole d'Al-Qaïda en Syrie et 20 jihadistes tués dans des frappes

Un homme transporte un corps après un bombardement à Douma, en Syrie, le 7 novembre 2015. (REUTERS/Bassam Khabieh)

Le porte-parole du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie, son fils et 20 autres jihadistes ont été tués dimanche dans des frappes aériennes sur le nord-est du pays, a indiqué à l'AFP l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)

"Abou Firas al-Souri, son fils et au moins 20 jihadistes d'Al-Nosra, de Jound al-Aqsa ainsi que des jihadistes ouzbeks, ont été tués dans des frappes sur des positions dans la province d'Idleb", a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, précisant que parmi les morts figuraient sept autres responsables.

Il a ajouté qu'il pourrait s'agir de frappes russes ou de l'armée de l'air syrienne.

Abou Firas al-Souri (le Syrien), de son vrai nom Radwane Nammous, avait combattu contre les Soviétiques en Afghanistan où il avait rencontré Oussama Ben Laden et Abdallah Azzam, père fondateur du jihad international, avant de rentrer en Syrie avec le début de la révolte en 2011, rapportent des partisans d'Al-Qaïda sur Twitter.

D'après l'Observatoire, qui dispose d'un large réseau d'informateurs à travers la Syrie, "Abou Firas al-Souri était en réunion avec d'autres jihadistes importants dans un siège d'Al-Nosra à Kafar Jales, au nord-est de la ville d'Idleb, lorsqu'ils ont été visés par les raids".

Deux autres sièges d'Al-Nosra et Jound al-Aqsa, groupe jihadiste allié, dans le nord de la province d'Idleb ont également été visés, selon M. Abdel Rahmane, précisant que de nombreux blessés se trouvaient dans un état grave.

Ces frappes interviennent deux jours après la prise par Al-Nosra de la localité d'al-Eis dans la province d'Alep, limitrophe de celle d'Idleb et dans laquelle au moins 12 membres du Hezbollah chiite libanais, allié du régime, ont été tués.

La province d'Idleb est aux mains d'Al-Nosra et de ses alliés depuis 2015.

Les jihadistes d'Al-Nosra comme ceux du groupe ultraradical Etat islamique sont exclus de la trêve partielle entre régime et rebelles respectée globalement depuis le 27 février.

Cette trêve a permis aussi bien au régime qu'aux Russes et la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis de se concentrer sur la lutte contre les jihadistes.

L'EI a perdu ainsi au cours des dernières semaines plusieurs de ses commandants dans des frappes de la coalition conduite par Washington, qui mène depuis 2014 une campagne aérienne visant les jihadistes en Irak et en Syrie.

Un commandant militaire du groupe, le Tunisien Abou al-Haija, a ainsi péri mercredi dans une attaque de drone vraisemblablement menée par la coalition.

Quinze commandants de l'EI accusés d'avoir dévoilé la position d'Abou al-Haija ont depuis été exécutés par les jihadistes, a rapporté l'OSDH dimanche.

"Il s'agit du nombre le plus important d'exécutions de responsables de sécurité au sein de l'EI", a souligné M. Abdel Rahmane.

Reprise d'Al-Qaryatayn

Dans le centre de la Syrie, l'armée syrienne s'est emparée dimanche de la ville d'Al-Qaryatayn, l'un des derniers fiefs du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le centre du pays, a rapporté la télévision d'Etat.

L'OSDH, qui a rapporté la poursuite de violents combats après cette annonce, a indiqué en fin de soirée que les jihadistes de l'EI se sont finalement retirés de la ville.

Il y a près d'un mois, les troupes du régime avaient lancé une offensive pour reprendre Palmyre et Al-Qaryatayn, toutes deux situées dans la province centrale de Homs. La cité antique a été reprise le 27 mars.

"Il ne restera à l'EI dans la province de Homs que le fief de Sokhné, à 70 km au nord-est de Palmyre", a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, une ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

La prise d'Al-Qaryatayn, située à 120 km au sud-ouest de Palmyre, permettrait de sécuriser la cité antique et d'empêcher un retour des jihadistes qui y avaient détruit des trésors archéologiques et exécuté 280 personnes en 10 mois de présence.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:54 0:00

Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:25 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG