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Le Parlement grec adopte une résolution qui reconnaît l'Etat palestinien

Une foule assemblée devant un drapeau grec en face du bâtiment du parlement à Athènes, Grèce, 21 Juin 2015.

Le président palestinien Mahmoud Abbas ,en visite officielle à Athènes, a assisté à la séance au cours de laquelle la résolution a été adoptée.

La résolution appelle le gouvernent grec à reconnaître l'Etat palestinien.

Tous les partis ont voté à l'Assemblée en faveur de ce texte appelant le gouvernement grec "à promouvoir les procédures adéquates pour la reconnaissance d'un Etat palestinien et tout effort diplomatique pour la reprise des discussions pour la paix" dans la région, a indiqué le président du Parlement Nikos Voutsis.

Pour Tassos Kourakis, vice-président du Parlement, ce vote est "un pas important vers la reconnaissance d'un Etat palestinien".

M. Abbas s'est dit "fier de se trouver dans le Parlement grec, le sanctuaire de la démocratie", et remercié les députés grecs pour ce vote, qui "contribue à la création d'un Etat palestinien".

Ce vote intervient une semaine après une résolution dans ce sens adoptée à l'unanimité par la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait annoncé lundi à l'issue de ses entretiens avec Mahmoud Abbas l'officialisation du nom Palestine sur les documents grecs en remplacement du terme "Autorité palestinienne", utilisé jusqu'ici.

Il a souligné que "la Grèce s'engageait à l'instauration d'un Etat palestinien viable, indépendant et souverain sur la base des frontières fixées en 1967 et ayant comme capitale Jérusalem Est, un pays qui coexistera pacifiquement avec Israël".

Le Parlement a décidé de procéder à ce vote à l'instar d'autres pays européens, comme le Sénat en France, qui en décembre 2014 avait voté une résolution sur la reconnaissance de l'Etat palestinien.

Le texte adopté par le Parlement grec est basé sur une série de résolutions internationales, la décision du Parlement européen en décembre 2014 et des votes dans des parlements d'autres pays dans ce sens.

La visite de M. Abbas en Grèce est le signe "du renforcement" des relations traditionnellement historiques entre les deux pays, a dit lundi M. Tsipras.

La Grèce s'est rapprochée d'Israël ces dernières années, notamment en matière énergétique, tout en conservant ses traditionnelles bonnes relations avec les Palestiniens.

Concernant la reconnaissance proprement dite de l'Etat palestinien par la Grèce, M. Tsipras a espéré qu'une "solution viable" serait trouvée après "des discussions substantielles". La Grèce "jugera du bon moment" pour cette reconnaissance, en tenant compte à la fois des "relations fraternelles avec le peuple arabe et des relations de coopération avec Israël", a-t-il noté.

"Nous voulons vraiment que le gouvernement grec suive la décision du Parlement et reconnaisse officiellement l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale", a affirmé à l'AFP Saëb Erakat, numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) depuis Ramallah.

Alexis Tsipras s'était rendu fin novembre en Israël et dans les territoires palestiniens. C'est au cours de cette visite qu'il avait invité M. Abbas à Athènes pour assister au vote du Parlement en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien.

Au total, 136 pays ont reconnu l'Etat palestinien, dont huit en Europe: la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre l'ont reconnue avant leur entrée dans l'UE. La Suède a suivi en octobre 2014.

Avec AFP

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Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Bangladesh: Kanchi, une jeune rhinocéros, recherche un partenaire

Une jeune femelle rhinocéros indienne, née le 28 août 2019, joue avec sa mère prénommée Henna, à l'intérieur de leur enclos, au zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher, dans le centre de la France, le 2 septembre 2019. (Photo AFP/ GUILLAUME SOUVANT)

Les autorités du plus grand zoo du Bangladesh sont "désespérément" en quête d'un rhinocéros mâle pour Kanchi, une jeune femelle qui souffre d'une grande solitude depuis la mort de son premier compagnon, il y a quelques années.

Kanchi, âgée de douze ans, vit ses plus belles années de fertilité, esseulée, dans un vaste enclos boueux du zoo national du Bangladesh, en banlieue nord de Dacca, depuis la mort de son partenaire en 2014. C'est l'un des animaux du zoo qui attirent le plus de visiteurs.

La femelle passe le plus clair de son temps à faire le tour de son parc de quelque 2.000 m2, à se vautrer dans la boue, à faire des sommes au soleil.

On lui sert chaque jour six kilogrammes de riz sauvage et un kg de pois chiches. "Sa santé est bonne, pourtant parfois, elle ne veut rien manger", raconte à l'AFP Farid Mia, qui prend soin d'elle au zoo.

Il a noué une relation de confiance avec l'animal qui, selon lui, "adore" quand il lui gratte le cou et les épaules mais il s'inquiète quand Kanchi ne réagit pas à ses appels et la trouve "agitée".

"Ce comportement étrange arrive, je pense, du fait qu'elle a été élevée toutes ces années dans la solitude", dit son gardien, "elle a désespérément besoin d'un compagnon".

"Nous n'avons pas pu importer de mâle en raison du Covid-19. Nous savons qu'elle se sent seule. Et nous faisons de notre mieux pour lui trouver le compagnon idéal", a déclaré à l'AFP Abdul Latif, conservateur du zoo.

"Un rhinocéros peut vivre jusqu'à 38 ans en captivité. Elle a encore de nombreuses années à passer ici. Il est donc de notre devoir de lui trouver un mâle", a-t-il précisé.

L'effet Kaavan

Son enclos avoisine un lac où des oiseaux migrateurs, certains en provenance de la lointaine Sibérie, viennent passer l'hiver bangladais sous des températures évoluant entre 10 et 20 C°.

Mais Kanchi n'est pas autorisée à s'y baigner. "Elle adore se rouler dans la boue, et nous lui avons aménagé un marais où elle s'étend constamment", dit encore Farid Mia.

Selon lui, la jeune femelle attire davantage l'attention depuis que Kaavan, un éléphant maltraité dans un zoo du Pakistan, a trouvé refuge en décembre dernier dans une réserve naturelle du Cambodge grâce à l'aide d'une organisation de protection des animaux et de la star américaine Cher.

Surnommé le pachyderme "le plus seul au monde", il était l'unique spécimen d'Asie dans le zoo d'Islamabad depuis la mort en 2012 de sa compagne Saheli, les autres, peu nombreux, venaient d'Afrique.

Le protecteur de Kanchi ne veut pas qu'elle connaisse pareil sort.

Le zoo national du Bangladesh, considéré comme le septième plus grand parc zoologique du monde avec près de 3.000 animaux sur 75 hectares de végétation luxuriante, cherche aussi un partenaire mâle pour sa lionne d'Afrique Mukta, âgée de six ans.

"Mukta est en bonne santé. Mais son comportement est assez imprévisible. Elle est agitée, rugit et s'énerve sans raison. Toute jeune, elle a aussi besoin d'un partenaire", souligne son gardien Abdul Motaleb.

Un appel d'offres a été lancé pour l'importation d'au moins huit animaux l'année dernière, reprend le conservateur, mais en raison de la pandémie, le zoo n'a malheureusement reçu aucune réponse.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom va diriger la force de l'ONU au Soudan du Sud

Des soldats de la paix de l'ONU dans un véhicule blindé de transport de troupes mènent une patrouille de Bentiu vers le village de Nhialdiu, au Soudan du Sud, le 7 décembre 2018.

Le Sud-Africain Nicholas Fink Haysom a été désigné jeudi comme le nouvel émissaire de l'ONU au Soudan du Sud. Il remplacera le Néo-Zélandais David Shearer à la tête de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss).

Avec cette nomination, le Conseil de sécurité a entériné le choix du secrétaire général Antonio Guterres d'affecter Nicholas Fink Haysom comme émissaire pour le Soudan du Sud.

Né en 1952, Nicholas Fink Haysom a déjà travaillé pour l'ONU sur les dossiers du Soudan et du Soudan du Sud, et entre autres en Somalie dont il a été expulsé en 2019, accusé par le gouvernement d'ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Au cours de sa carrière, il a notamment aussi été en poste en Afghanistan (2012–2016) et en Irak (2005–2007).

La mission de paix de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) est la plus coûteuse des opérations de Casques bleus menées actuellement par l'Organisation, avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.

Ses effectifs autorisés sur le terrain atteignent 17.000 Casques bleus. Une étude indépendante récente réalisée pour l'ONU a préconisé de réduire ce nombre à 15.000.

Deux ans après son indépendance, conquise après un conflit sanglant avec Khartoum, le Soudan du Sud a été le théâtre pendant six ans d'une guerre civile meurtrière (380.000 victimes) qui s'est officiellement terminée en février 2020 avec la création d'un gouvernement d'union nationale.

Mais les violences intercommunautaires y perdurent et ont même augmenté l'année dernière.

La Guinéenne Bintou Keita prend les commandes de la Monusco

Bintou Keita, à l'époque où elle était secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix, au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

La Mission de la paix onusienne en République démocratique du Congo (Monusco) change de patronne: c’est la Guinéenne Bintou Keita qui va en prendre les commandes à partir de février, a annoncé le Conseil de sécurité des Nations unies jeudi.

Madame Keita remplacera l’Algérienne Leila Zerrougui qui était à la tête de la Monusco depuis 27 décembre 2017.

Jusqu'à présent, la nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était sous-secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique, après avoir été adjointe aux Opérations de maintien de la paix en 2017.

Bintou Keita, 62 ans, a plus de trente ans d'expérience, particulièrement dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l'homme.

Elle a rejoint les Nations unies en 1989 et a occupé des fonctions au Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et au Darfour en 2015 où elle a dirigé l'opération hybride Union africaine-Nations unies (MINUAD).

Par ailleurs, elle a travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

La nouvelle cheffe des Casques bleus en RDC était aussi Responsable de la gestion de la crise de la maladie à virus Ebola pour la Sierra Leone, cheffe de cabinet et directrice des opérations auprès de la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola de 2014 à 2015.

Mme Keita est titulaire d'une maîtrise en économie sociale qu'elle a obtenu à l'Université de Paris II, France, et d'un diplôme d'études supérieures en administration et gestion des entreprises de l'Université de Paris IX.

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde reconnaissance à Leila Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la Monusco.

Avec 15000 casques bleus et un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, la Monusco est l’une des plus importantes et difficiles opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le mandat de la Monusco a été renouvelé en décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU pour un an avec une amorce prudente de désengagement étalé sur plusieurs années, sans échéance de fin établie.


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