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Le pape au Mozambique, à Madagascar et à l'île Maurice début septembre

Le Pape François au Vatican, le 15 juin 2018.

Le Vatican a annoncé mercredi que le pape François effectuerait début septembre un voyage de six jours au Mozambique, à Madagascar et à l'île Maurice.

"Sa Sainteté le pape François effectuera un voyage apostolique au Mozambique, à Madagascar et à l'île Maurice, du 4 au 10 septembre, visitant les villes de Maputo au Mozambique, Antananarivo à Madagascar et Port-Louis à Maurice", a annoncé un communiqué du Saint-Siège, qui détaillera ultérieurement le programme du pape.

Un voyage du pape avait été ébruité au Mozambique et à Madagascar ces derniers mois, mais l'ajout de l'île Maurice, dans l'Océan indien, constitue une surprise.

Sa venue au Mozambique prend une tonalité particulière après le passage dévastateur du cyclone Idai dans plusieurs pays d'Afrique australe il y a deux semaines.

Le Mozambique a confirmé mercredi l'apparition redoutée du choléra dans la région de Beira (centre), alors que le cyclone a fait près de 500 morts et des centaines de milliers de sans-abri dans le pays.

"A ces populations qui me sont chères, j'exprime ma douleur et ma proximité", avait souligné le pape François lors d'une audience sur la place Saint-Pierre la semaine dernière.

Le Mozambique, l'un des pays les plus pauvres du monde, avait déjà été frappé en 2000 par des inondations meurtrières qui avaient fait 800 morts et au moins 50.000 sans-abri.

Fin février, un éminent prêtre mozambicain avait confirmé la visite du souverain pontife au Mozambique, la première visite d'un pape dans ce pays d'Afrique australe depuis 1988. Le pape Jean Paul II avait alors constaté les ravages d'une longue guerre civile.

"Je peux vous dire un secret (...), cette année nous recevrons une visite très spéciale. Le pape François sera ici parmi nous cette année", avait dévoilé Giorgio Ferreti, le prêtre de la cathédrale de Maputo à des fidèles dans la capitale mozambicaine.

Le président mozambicain Filipe Nyusi avait invité le souverain pontife durant un déplacement au Vatican en septembre dernier et avait annoncé le possible voyage à des journalistes. "Si je suis toujours vivant", aurait répondu le pape sur le ton de la plaisanterie.

Le Mozambique, une ancienne colonie portugaise, compte environ quatre millions de catholiques. Environ 22% de la population du Mozambique sont musulmans.

- Encouragement pour les jeunes -

Le cardinal de Madagascar, Désiré Tsarahazana, avait pour sa part annoncé unilatéralement la venue du pape dans son île de l'océan Indien, alors qu'il participait en novembre au Vatican à un synode consacré aux jeunes.

"C'est un encouragement pour tout le monde, particulièrement pour les jeunes", avait commenté le prélat, créé cardinal par le pape François en mai dernier.

Le cardinal malgache avait expliqué que les jeunes participaient beaucoup à la vie de l'Eglise. "Mais la réalité qu’affrontent les jeunes chez nous, c'est l'extrême pauvreté, c'est le chômage qui les attend après leurs études, le découragement à cause de la corruption qui gangrène notre pays".

"N'ayant pas confiance en l'appareil judiciaire, les jeunes se livrent à la violence et à la justice populaire", avait expliqué le cardinal.

Madagascar est la quatrième plus grande île au monde, avec une surface de 587.000 km2 pour près de 25 millions d'habitants. Cette ancienne colonie française devenue indépendante en 1960 est le premier producteur de vanille au monde.

Malgré la croissance, le pays affiche un taux d'extrême pauvreté de 76,2% en 2017. La moitié des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, un phénomène attribué par des experts à une trop grande dépendance vis-à-vis du riz.

Madagascar est le 5e pays au monde pour le nombre d'enfants non scolarisés. A chaque hiver austral, le pays connaît une épidémie de peste, qui a été plus virulente et a gagné les villes en 2017, provoquant plus de 200 morts.

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, s’était rendu en janvier 2017 à Madagascar pour marquer les 50 ans de ses relations diplomatiques avec le Vatican. Mais la dernière visite d'un pape dans l'île remonte à celle de Jean Paul II, du 28 avril au 1er mai 1989.

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Coronavirus: les Européens doutent du vaccin russe

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Covid-19: le cap de 20 millions de cas est franchi

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

Tedros Adhanom Ghebreyesus garde l'espoir face au coronavirus
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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

Hong Kong: Londres "profondément préoccupé" par l'arrestation de Jimmy Lai

Des manifestants à Hong Kong, le 1er octobre 2017.

Le gouvernement britannique est "profondément préoccupé" par l'arrestation à Hong Kong du magnat de la presse Jimmy Lai, une des figures de proue du mouvement pro-démocratie du territoire, a déclaré un porte-parole de Downing Street lundi.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation de Jimmy Lai et de six autres personnes à Hong Kong. C'est une preuve supplémentaire que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour faire taire la voix de l'opposition.", a déclaré ce porte-parole.

Patron de Next Digital, propriétaire de deux titres critiques du régime chinois, le quotidien Apple Daily et le magazine Next, Jimmy Lai a été interpellé pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères, une des infractions visées par la nouvelle législation sécuritaire entrée en vigueur fin juin, et de fraudes. Une autre figure de proue du mouvement pour la démocratie, Agnes Chow, a été appréhendée en application de cette même loi sur la sécurité nationale.

Au total, selon une source policière, dix personnes ont été interpellées lundi.

Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019, la législation récemment introduite donne aux autorités locales de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat : la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.

Nombre de militants pour la démocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir selon eux avec le principe "Un pays, deux systèmes" ayant présidé à la rétrocession en 1997 et garantissant théoriquement jusqu'en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, cinq pays qui forment l'alliance surnommée "les Five Eyes", ont exprimé leur "vive inquiétude face à l'imposition par Pékin de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui érode les libertés et les droits fondamentaux du peuple de Hong Kong", dans un communiqué commun diffusé dimanche.

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