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Coronavirus

Le Pérou se reconfine et suspend les vols en provenance du Brésil

Agents de santé escortés par des soldats lors d'une campagne de dépistage de la COVID-19 dans le bidonville Villa Maria del Triunfo, Lima, Pérou, 12 janvier 2021. (Photo AP/Martin Mejia)

Le président péruvien par intérim Francisco Sagasti a annoncé un nouveau confinement dans la capitale Lima et une partie du pays à partir de dimanche, ainsi que la suspension des vols en provenance du Brésil, afin d'endiguer la deuxième vague de la pandémie.

"Ces derniers jours, nous avons observé une augmentation rapide des contaminations de Covid-19. Nous devons tous faire en sorte que cette souffrance ne se transmette pas à de nouvelles personnes", a déclaré mardi M. Sagasti lors d'une annonce surprise.

Ce confinemement, qui concerne 16,4 millions de personnes, va s'étendre du 31 janvier au 14 février aux régions où les nouvelles infections ont grimpé en flèche depuis début janvier.

Les églises, casinos et salles de sport seront fermés. Seuls les commerces essentiels pourront ouvrir leurs portes.

Le gouvernement a également prolongé jusqu'au 14 février l'interdiction des vols en provenance d'Europe et ajouté ceux arrivant du Brésil, en raison du variant du virus découvert en Amazonie.

Après les fêtes de fin d'année, le nombre de cas quotidiens recensés est passé de 1.000 à plus de 5.000, et les décès, d'une moyenne de 40 à plus de 100.

Le Pérou comptabilisait mardi 40.107 décès pour 1,1 million de cas.

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Près de 400.000 ménages pauvres reçoivent des aides de l'État camerounais

Le marché des vivres frais à Yaoundé, le 17 juin 2020

Ces derniers mois, le nombre de familles en peine s’est accru notamment à cause de la pandémie du Covid-19 et de  la crise anglophone.

Avec la survenue de la pandémie du coronavirus, les inégalités et la vulnérabilité de certaines populations sont de plus en plus criardes au Cameroun, ce qui a augmenté le nombre des ménages bénéficiaires du projet filets sociaux.

Le gouvernement camerounais a mis à la disposition du projet filets sociaux un montant de 16 milliards de francs CFA. Alloué dans le cadre du fonds de solidarité nationale contre le Covid- 19, ce montant a permis de sélectionner 80.000 bénéficiaires, à raison de 180.000 francs CFA chacun pendant trois mois, confie à VOA Afrique Marcellin Njoh, coordonnateur national du du projet.

La région de l’Extrême-Nord, confrontée aux attaques de la secte Boko Haram, celles du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est et les régions anglophones -- Sud-Ouest et Nord-Ouest, épicentres d’un conflit entre les séparatistes et l’armée régulière -- sont d’après les dernières enquêtes, les plus grands bénéficiaires du projet filets sociaux.​

2.000 ménages bénéficiaires en zone anglophone

Certains ménages bénéficiaires ont été retenus dans les localités telles que Fundop et Ndop dans la région du Nord-Ouest, en zone anglophone.

"Les filets sociaux m’ont appris à élever la volaille et grâce à ces volailles j’ai pu faire vivre ma famille", se réjouit une jeune dame bénéficiaire de Ndop.​ "J’ai commencé avec 10 et aujourd’hui je peux en élever à plus de 50 à présent".

"J’étais incapable d’acheter même le poisson de 200 francs, mais aujourd’hui je suis capable d’acheter au moins pour 500 francs avec le projet, je peux faire maintenant mes affaires et avoir beaucoup d’argent pour payer la scolarité des enfants et les nourrir", ajoute une autre.

Abel Bombo, maire de la commune de Ndop, affirme que "les 500 bénéficiaires ont pu accroître leurs revenus et sont utiles dans les activités communautaires. Le projet leur a apporté plus de solidarité et de fraternité entre eux et ils savent maintenant qu’ils constituent une famille".

A Yaoundé, Aissatou Ousmanou, 36 ans, une commerçante mère de 7 enfants, vit au quartier Briqueterie, l’un des plus peuplés de la capitale. Elle aussi est une bénéficiaire du projet filets sociaux.

"Mon niveau de vie a changé, je ne me soucie plus pour satisfaire les besoins de ma famille, quand l’enfant est malade je ne m’inquiète plus, les rentrées financières journalières nous aident, je n’ai plus recours aux prêts comme avant", témoigne-t-elle.

Une aide gouvernementale pour s'en sortir

Aubertine Ekingué a 8 enfants à sa charge. Elle vend des beignets à Yaoundé. A 59 ans, elle dit être sortie de la galère grâce à l’aide gouvernementale.

Ce sont les enquêtes sur les conditions de vie des ménages organisées par l’Institut national de la statistique qui permettent d’identifier les Camerounais qui sont les plus frappés par la pauvreté chronique et ont besoin d’une intervention urgente.

"Le ciblage géographique nous permet de choisir les bénéficiaires, soit dans une région, un département ou une commune, ainsi qu’à classer les villages du plus pauvre au moins pauvre, sans oublier les ménages les plus pauvres pour être bénéficiaires", explique Marcellin Njoh.

Des allocations covid aident près de 400.000 ménages camerounais
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Virus: l'Afrique du Sud "techniquement" dans une 3e vague

Un agent de santé prépare une dose du vaccin Pfizer contre le coronavirus à l'Orange Farm Clinic près de Johannesburg le 25 mai 2021.

L'Afrique du Sud est "techniquement" entrée dans une 3e vague de Covid-19, avec plus de 9.000 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, a annoncé jeudi soir l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD).

Avec un nombre moyen élevé de nouvelles contaminations sur les 7 derniers jours, "l'Afrique du Sud est techniquement entrée dans la 3e vague aujourd'hui", a indiqué sur Twitter le NICD, qui recense quotidiennement les chiffres du Covid-19.

Officiellement pays du continent le plus touché par le virus, l'Afrique du Sud, durement frappée par une deuxième vague fin 2020, culminant aux alentours de 10.000 nouveaux cas par jour, redoute depuis plusieurs semaines cette annonce.

Quatre des neuf provinces du pays, dont celle du Gauteng, qui englobe Johannesburg ainsi que la capitale Pretoria, étaient déjà considérées fin mai comme touchées par la 3e vague.

L'Afrique du Sud compte désormais plus d'1,7 million de cas pour 57.410 décès, dont 100 survenus au cours des dernières 24 heures. Avec l'Égypte, la Tunisie, l'Ouganda et la Zambie, le pays représente près des trois quarts des nouveaux cas enregistrés sur toute l'Afrique, qui s'approche des cinq millions de cas, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé fin mai un retour à des mesures plus strictes: allongement du couvre-feu, fermeture des commerces non essentiels à 22H00 et limitation plus sévère des rassemblements.

En retard par rapport au reste du monde, l'Afrique du Sud n'a vacciné qu'un peu plus d'1% de sa population, alors que l'objectif fixé par l'OMS est de vacciner 10% de la population de chaque pays d'ici septembre.

Largement critiqué pour avoir tardé à se lancer dans la course mondiale à l'acquisition des précieux vaccins, le gouvernement affirme avoir acheté assez de doses pour au moins 45 des quelque 59 millions de Sud-Africains.

Cyril Ramaphosa a plusieurs fois dénoncé un "apartheid vaccinal" favorisant les pays riches pour l'accès aux vaccins. L'Afrique du Sud et l'Inde mènent une campagne pour une renonciation aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre le coronavirus, afin que chaque pays puisse produire des doses.

Seulement 2% des 1,3 milliard d'habitants du continent ont reçu une dose et seuls 9,4 millions d'Africains sont entièrement vaccinés, selon l'OMS.

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