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Le Nigeria modère sa position par rapport au géant sud-africain MTN

Le personnel de MTN Nigeria lors du lancement à Lagos, Nigeria, 22 avril 2013.

Le Nigeria semble avoir adopté une position plus modérée par rapport géant des télécommunications sud-africain MTN, concernant le rapatriement de 8,13 milliards de dollars de ses dividendes dans le pays, assurant aux parties prenantes que le différend sera "résolu".

S'adressant à des journalistes à Abuja à la suite d'une réunion du comité de politique monétaire, le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria (CBN), Godwin Emefiele, a déclaré: "Nous allons résoudre le problème".

"Tout le monde sera heureux", a déclaré Emefiele, cité par Bloomberg News.

En août, le Nigéria avait semé la panique au sein de MTN et inquiété les investisseurs étrangers en ordonnant au géant des télécoms de restituer 8,13 milliards de dollars (6,96 milliards d'euros) dans le circuit bancaire nigérian qui auraient été rapatriés illégalement vers l'Afrique du Sud.

La CBN avait également infligé de lourdes sanctions aux quatre banques accusées d'avoir "violé de manière flagrante" les règles de transfert et de taux de change, les obligeant à payer une amende cumulée de 5,87 milliards de nairas (14 millions d'euros).

Quelques jours plus tard, le procureur général avait annoncé que la plus grande firme de télécommunications en Afrique, qui réalise des profits-records au Nigeria, devait encore 2 milliards de dollars d'impôts non payés sur les dix dernières années.

Le gouverneur de la Banque Centrale, Godwin Emefiele, s'est inquiété mardi de la situation de l'économie du géant pétrolier ouest-africain, soulignant que le "Comité redoute que le pays retourne à la récession avec un ralentissement de son économie de 1,95% pour le premier trimestre et 1,50% pour le second trimestre".

Avec une santé économique en pleine rémission après la grave récession de 2016 et des élections générales dans six mois qui s'annoncent incertaines, de nombreux acteurs du secteur privé au Nigeria estiment toutefois que l'action engagée contre MTN ne favorise pas la confiance des investisseurs déjà très frileux.

La décision de la CBN n'est pas la première fois que MTN est sanctionnée par les autorités nigérianes.

En 2015, le régulateur nigérian des télécommunications a condamné MTN à une amende de 5,2 milliards de dollars pour ne pas avoir déconnecté les cartes SIM non enregistrées de son réseau. L'amende a ensuite été ramenée à 1,7 milliard de dollars après une série de négociations avec le gouvernement nigérian.

Avec AFP

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Le bois précieux à l'origine d'un scandale va être vendu aux enchères

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

Cent-vingt-cinq conteneurs de kevazingo, un bois précieux très prisé en Asie, dont la saisie fin février au Gabon avait créé un scandale politique, vont être vendus aux enchères, a annoncé le ministre de l'Environnement.

Les autorités gabonaises ont transféré dimanche vers un parc à bois 125 des 353 conteneurs de kevazingo qui avait été saisis au port d'Owendo à Libreville, selon un communiqué du gouvernement publié dimanche soir.

Sous l'autorité du ministre de la forêt et de l'environnement, Lee White, ces 1.500 m3 de bois vont être "revalorisé puis vendus au bénéfice de l'Etat", ce qui pourrait rapporter 45 milliards de francs CFA (environ 40,6 millions d'euros) à l'Etat gabonais, selon le ministère.

En transférant le kevazingo du port au parc à bois, les autorités ont "pour objectif de convertir ce bois illégal en bois légal autorisé à la vente", a expliqué le ministre dans un communiqué.

La coupe de kevazingo est en effet interdite. La découverte de ces conteneurs de bois illégaux fin février, puis leur disparition quelques semaines plus tard, avaient mis à jour la complicité de plusieurs hauts responsables politiques et mené aux limogeages du vice-président du pays et du ministre des Eaux et forêts.

Après ce scandale, le président Ali Bongo Ondimba avait procédé à un remaniement ministériel, nommant notamment M. White, un Britannique naturalisé gabonais réputé pour être un écologiste intransigeant, à la tête du ministère des Forêts.

Le kévazingo est un bois rare d'Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe.

Représentant 60% du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l'un des piliers historiques de l'économie du Gabon, un pays recouvert à près de 80% par la forêt.

L'OMS appelle à la solidarité régionale dans la lutte contre Ebola

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, lors de la 72ème Assemblée mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 20 mai 2019.

L'appel concerne les neuf pays voisins de la République démocratique du Congo et a été lancé lundi à Brazzaville par le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS, lors de la 69e Session du comité régional de l'organisation onusienne pour l'Afrique.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à Brazzaville les partenaires des Nations unies, principalement les neuf pays frontaliers de la République démocratique du Congo (RDC) à faire "preuve de solidarité" dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a déjà tué plus de 1.930 personnes dans ce pays.

"Le moment est venu pour que tous les partenaires, notamment les neuf pays voisins de la RDC, fassent preuve de solidarité pour barrer la route à la propagation d'Ebola", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyessus, directeur général de l'OMS.

"La stratégie régionale de surveillance et de riposte de la maladie est si importante. Elle (...) peut combler toutes les lacunes constatées", a-t-il estimé.

"Ebola est une urgence de santé qui est complexe", en RDC où les agents de santé font parfois face à l'insécurité dans les zones touchées puis au manque de confiance de certaines communautés, a-t-il souligné.

Le Dr Ghebreyessus prenait part lundi à Brazzaville à la 69e Session du comité régional de l'OMS pour l'Afrique, qui sera marquée par l'élection du nouveau directeur de l'OMS/Afrique, qui a son siège dans la capitale congolaise.

Au moins 400 participants, dont 47 ministres de la Santé du continent, prennent part à cette session, dont les assises ont été inaugurées par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

"Ebola est une maladie évitable et traitable. Nous avons un vaccin qui est à plus de 97% efficace et des médicaments qui le sont à plus de 90%", a affirmé le directeur général de l'OMS.

Par ailleurs, une équipe japonaise spécialisée dans la réponse aux urgences concernant les maladies infectieuses sera déployée à partir de vendredi.

Elle doit permettre le renforcement de la quarantaine et la participations à d'autres activités pertinentes en vue de prévenir la propagation de l'épidémie, a annoncé l'ambassade du Japon en RDC.

En juillet, le comité d'urgence de l'OMS avait élevé la dixième épidémie d'Ebola en RDC au rang d'une urgence de santé publique de portée internationale.

Cette épidémie a déjà tué plus de 1.934 personnes en RDC où elle sévit dans la partie orientale, frontalière de l'Ouganda, du Rwanda ou encore du Burundi.

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