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Le leader chiite Sadr appelle à "cibler" les nouvelles troupes américaines en Irak

Des militaires irakiens patrouillent dans les rues de Abu Ghraib, à Bagdad le 28 juin 2014.

L'influent chef chiite Moqtada Sadr, dont les miliciens ont combattu les forces américaines après leur invasion de l'Irak en 2003, a déclaré que les nouvelles troupes américaines envoyées dans son pays sont "une cible".

Lors de sa visite à Bagdad il y a une semaine, le chef du Pentagone Ashton Carter a annoncé l'envoi de 560 soldats américains supplémentaire en Irak pour aider les forces gouvernementales à lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui s'est emparé en 2014 de vastes pans du territoire irakien.

Ces nouveaux renforts "sont une cible pour nous", a affirmé l'imam chiite dans un communiqué diffusé dimanche sur son site.

Avec ce nouveau déploiement, les Etats-Unis, qui dirigent une large coalition internationale antijihadistes en Irak et en Syrie, compteront plus de 4.600 militaires en Irak, essentiellement pour des missions de formation des troupes gouvernementales.

L'annonce américaine intervient alors que Bagdad est engagé dans la bataille pour la reconquête de Mossoul, la deuxième ville du pays devenue la capitale de facto de l'organisation ultraradicale en Irak.

L'Armée du Mahdi, créée par le leader chiite Sadr, était l'un des principaux ennemi des forces américaines après leur invasion de l'Irak en 2003. De violents combats ont opposé à Bagdad et à Najaf, ville sainte chiite plus au sud, les GIs aux miliciens sadristes.

Des milices chiites paramilitaires participent aux opérations des forces irakiennes contre l'EI et ont notamment joué un rôle clé dans la récente reconquête de Fallouja, à 50 km à l'ouest de la capitale irakienne.

Les forces sadristes Saraya al-Salam (Brigades de la paix, en arabe) ont elles aussi pris part aux opérations anti-EI mais leur principale mission a été de protéger les lieux saints chiites.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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