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Le gouvernement sénégalais annonce l'arrestation de rebelles casamançais

La tension est forte à l'approche des législatives du 31 juillet après l'invalidation de la candidature de certains noms de l'opposition.

Le gouvernement sénégalais a indiqué vendredi que des rebelles de Casamance (sud) avaient été arrêtés mercredi lors d'une manifestation de l'opposition, et a mis en garde "ceux qui cherchent à déstabiliser" le pays.

"Effectivement, lors des dernières manifestations, il y a eu des rebelles qui ont été arrêtés. Ceux qui cherchent à déstabiliser notre pays vont déchanter", a déclaré le ministre des Collectivités locales et porte-parole du gouvernement Oumar Guèye, interrogé sur des informations parues dans la presse. "La justice va faire son travail", a dit M. Guèye lors d'une conférence de presse, sans préciser le nombre et l'identité des personnes arrêtées.

Des informations sur les réseaux sociaux ont fait état mercredi de l'arrestation le même jour de rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, indépendantiste) qui seraient venus à Dakar pour la manifestation contre le pouvoir à l'appel de la coalition d'opposition Yewwi Askan Wi.

La principale figure de Yewwi Askan Wi est Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor, principale ville de Casamance. La tension est forte à l'approche des législatives du 31 juillet après l'invalidation par le Conseil constitutionnel de la candidature de M. Sonko et de certains noms de l'opposition, empêchés de concourir.

M. Sonko et d'autres leaders ont menacé lors de la manifestation d'empêcher la tenue des élections si Yewwi Askan Wi n'y participait pas. Le parti de M. Sonko n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP sur les déclarations du gouvernement.

La Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, est le théâtre d'un des plus vieux conflits du continent depuis que des indépendantistes ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d'une marche du MFDC en décembre 1982.

Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l'économie, le conflit a persisté à petit feu. L'armée sénégalaise a lancé une nouvelle opération contre la rébellion en mars.

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L'armée sénégalaise assure maintenir ses effectifs au Mali

Le contingent sénégalais de la MINUSMA avant l'arrivée du Secrétaire général des Nations Unies le 30 mai 2018 à Sévaré.

L'armée sénégalaise, une des principales contributrices en soldats et policiers à la force de l'ONU chez le voisin malien, a assuré maintenir son niveau de participation à la Minusma, répondant au principal opposant sénégalais et candidat déclaré à la présidentielle.

Le bataillon sénégalais basé à Sévaré (centre Mali) a entamé sa relève cette semaine, a rapporté la Minusma sur les réseaux sociaux.

Le principal opposant sénégalais, Ousmane Sonko, s'est servi du Mali pour attaquer le président Macky Sall et la France jeudi quand il a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024. Il a aussi exprimé un soutien appuyé au chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta.

"Nous avons vu que Macky Sall a rapatrié les quelques éléments sénégalais qui étaient là-bas, puisqu'ils n'étaient pas là-bas en tant que Sénégalais, ils étaient là-bas parce que la France lui avait demandé d'amener des troupes", a dit M. Sonko.

S'il est élu, "nous dépêcherons des troupes pour soutenir nos frères maliens et en finir avec cette gangrène", a ajouté M. Sonko en parlant de la propagation jihadiste à laquelle est en proie le Mali depuis 2012, qui a gagné ses voisins burkinabè et nigérien et qui inquiète toute la sous-région.

Le Sénégal a en fait procédé, comme d'autres, à une "relève périodique", a écrit l'état-major dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Contrairement à certaines informations données dans la presse, le Sénégal ne s'est pas désengagé du Mali", a-t-il dit. La relève de cette semaine est "une opération normale visant à remplacer, nombre pour nombre, les troupes engagées" par le Sénégal "dès les premières heures de la crise", dit-il.

Le Sénégal compte 1.300 soldats, gendarmes et policiers au sein de la Minusma, précise-t-il. La Minusma compte environ 17.500 hommes et femmes, dont plus de 13.000 soldats et policiers.

Ousmane Sonko a aussi dit "encourager le président Assimi Goïta parce qu'il n'a pas perdu la face".

Le colonel Goïta a pris et raffermi son pouvoir à la faveur de deux coups d'Etat en 2020 et 2021, avec le projet déclaré de redresser le pays et de rétablir la sécurité. Sous sa direction, le Mali s'est détourné de la France et ses anciens alliés, et tourné vers la Russie.

A Dakar, Samuel Eto’o souhaite qu'un pays africain remporte le Mondial

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Ousmane Sonko officiellement candidat à la présidentielle sénégalaise

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L'opposant sénégalais Ousmane Sonko officialise sa candidature à la présidentielle

Des manifestants tiennent des drapeaux du Sénégal et un portrait de l'opposant et maire de Ziguinchor Ousmane Sonko à la place de l'Obélisque à Dakar, le 8 juin 2022.

Le principal opposant sénégalais Ousmane Sonko a officialisé jeudi sa candidature à la présidentielle de 2024 et a accusé le président Macky Sall et la France de se liguer pour l'empêcher de se présenter.

La candidature de M. Sonko, troisième à la présidentielle de 2019, ne faisait de doute pour personne depuis longtemps.

M. Sonko, 49 ans, chef du parti Pastef, élu maire de Ziguinchor (sud) en janvier, tient un discours à la fois souverainiste, panafricaniste et social, pourfendant les élites et la corruption. Il pilonne aussi l'emprise économique et politique exercée selon lui par l'ancienne puissance coloniale française et les multinationales.

Défenseur des valeurs religieuses et traditionnelles, tranchant par son âge avec une grande partie de la classe politique, à l'aise dans les médias, l'ancien inspecteur des impôts à la rapide ascension politique jouit d'une grande popularité parmi les jeunes dans une population dont plus de la moitié a moins de 20 ans.

Ses détracteurs dénoncent en lui un populiste n'hésitant pas à souffler sur les braises sociales. Il est depuis 2021 sous le coup d'une inculpation pour viols présumés contre une employée d'un salon de beauté où il allait se faire masser. Sa mise en cause avait contribué à plusieurs jours d'émeutes meurtrières, de pillages et de destructions. M. Sonko crie à la machination du pouvoir.

"Moi Ousmane Sonko, s'il plaît à Dieu et si mon parti le veut, je suis candidat à l'élection présidentielle de 2024. Personne n'est mieux placé que nous pour gagner", a déclaré M. Sonko devant la presse à Dakar.

C'est parce que Macky Sall et la France redoutent son avènement que, "tous les jours, leurs laboratoires tournent à plein régime en fabriquant énormément de complots. Leur objectif est de trouver un motif de condamnation pour empêcher la candidature de Ousmane Sonko", a-t-il ajouté.

Il a accusé M. Sall de susciter des dossiers "de terrorisme, de rébellion, de viol imaginaire fabriqués avec le soutien de la France" et s'en est pris à des "médias français, porte-voix officieux de l'Elysée" qui le décriraient en "dangereux homme politique".

Il a répété ne rien avoir contre le peuple français.

Un autre opposant, l'ancien ministre Malick Gackou, a annoncé mercredi sa candidature en 2024.

M. Sonko officialise sa candidature dans la foulée des législatives du 31 juillet. Le camp présidentiel y a perdu la majorité absolue au Parlement et ne devrait bénéficier d'une majorité d'une seule voix grâce au ralliement d'un député isolé.

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