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Le FMI va évaluer de manière "plus systématique" la corruption

La directrice du FMI Christine Lagarde lors d'une photo de groupe à Washington, le 21 avril 2018.

Le FMI a annoncé dimanche l'adoption d'un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière "plus systématique" la corruption dans ses 189 pays membres, soulignant qu'elle mine la croissance, les investissements et les recettes fiscales.

Ce nouveau cadre, approuvé par le comité directeur du Fonds monétaire international le 6 avril, autorise les équipes de l'institution "à évaluer de manière régulière" la nature et la gravité de la corruption, a souligné le FMI.

Cette approche sera mise en oeuvre à partir du 1er juillet prochain, a indiqué un responsable de l'institution internationale.

"Nous savons que la corruption affecte les pauvres (...), sape la confiance dans les institutions", a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde, dans un blog.

>> Lire aussi : Le FMI impose des exigences de gouvernance au Congo-Brazzaville

"L'accent est mis sur la gouvernance de façon globale, et pas seulement sur la corruption", a expliqué le FMI. Car "les faiblesses de gouvernance (...) ouvrent généralement des portes à la corruption", a-t-il ajouté.

L'institution de Washington a par ailleurs souligné que la lutte contre la corruption ne devait pas se limiter à envoyer les coupables en prison pour être efficace. "Sa viabilité sur le long terme passe par des réformes réglementaires et institutionnelles de grande ampleur pour améliorer la transparence et la responsabilisation".

Fait nouveau, le FMI entend s'attaquer également aux acteurs privés que ce soit les entreprises privées qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d'argent.

Pour ce faire, il encourage les pays membres "à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels" dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. "Il s'agira de déterminer s'ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers, et s'ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d'argent sale", précise le Fonds.

>> Lire aussi : Brazzaville se félicite d'un accord avec le FMI

La corruption engloutit chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique, avait estimé le FMI dans un précédent rapport publié en mai 2016.

A eux seuls, les pots-de-vins versés chaque année sur le globe totalisent entre 1.500 à 2.000 milliards de dollars, soit pas loin du produit intérieur brut (PIB) français, avait-il détaillé.

Pays riches et en développement sont concernés mais ce sont les populations les plus défavorisées qui en sont les premières victimes dans la mesure où elles dépendent davantage de services publics plus coûteux en raison de la corruption.

"Nous savons également que la corruption détourne les jeunes de l'apprentissage et de l'éducation parce que réussir dépend de qui l'on connait et non pas de ce que l'on sait", a poursuivi Christine Lagarde.

Jusqu'à présent, "notre analyse a souvent manqué de clarté", a-t-elle reconnu. "Cela va changer", avec ce nouveau cadre de travail, a-t-elle estimé.

Le FMI n'a pas de pouvoir policier en matière de corruption mais il peut exercer une certaine pression via ses programmes d'aide financier. Il a ainsi conditionné le déblocage de fonds supplémentaires pour l'Ukraine non seulement à la mise en oeuvre de réformes mais encore à de réels progrès dans sa lutte contre la corruption omniprésente dans le pays.

Avec AFP

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

Tedros Adhanom Ghebreyesus garde l'espoir face au coronavirus
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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

Hong Kong: Londres "profondément préoccupé" par l'arrestation de Jimmy Lai

Des manifestants à Hong Kong, le 1er octobre 2017.

Le gouvernement britannique est "profondément préoccupé" par l'arrestation à Hong Kong du magnat de la presse Jimmy Lai, une des figures de proue du mouvement pro-démocratie du territoire, a déclaré un porte-parole de Downing Street lundi.

"Nous sommes profondément préoccupés par l'arrestation de Jimmy Lai et de six autres personnes à Hong Kong. C'est une preuve supplémentaire que la loi sur la sécurité nationale est utilisée pour faire taire la voix de l'opposition.", a déclaré ce porte-parole.

Patron de Next Digital, propriétaire de deux titres critiques du régime chinois, le quotidien Apple Daily et le magazine Next, Jimmy Lai a été interpellé pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères, une des infractions visées par la nouvelle législation sécuritaire entrée en vigueur fin juin, et de fraudes. Une autre figure de proue du mouvement pour la démocratie, Agnes Chow, a été appréhendée en application de cette même loi sur la sécurité nationale.

Au total, selon une source policière, dix personnes ont été interpellées lundi.

Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019, la législation récemment introduite donne aux autorités locales de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat : la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.

Nombre de militants pour la démocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir selon eux avec le principe "Un pays, deux systèmes" ayant présidé à la rétrocession en 1997 et garantissant théoriquement jusqu'en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, cinq pays qui forment l'alliance surnommée "les Five Eyes", ont exprimé leur "vive inquiétude face à l'imposition par Pékin de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, qui érode les libertés et les droits fondamentaux du peuple de Hong Kong", dans un communiqué commun diffusé dimanche.

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