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Droits humains

Le député Overstone Kondowe, porteur d'espoirs pours les albinos du Malawi

L'ancien président de l'Association des personnes atteintes d'albinisme au Malawi, Overstone Kondowe (1er plan), avec sa femme Memory (assise) et leurs enfants, Promise (à g.) et Ellen, au Parlement du Malawi, le 4 novembre 2021.

Lorsque le Parlement du Malawi a rouvert ses portes lundi, tous les regards étaient tournés vers un député nouvellement élu: Overstone Kondowe.

M. Kondowe est la toute première personne atteinte d'albinisme qui accède au poste de député national. Jusqu'à jeudi dernier, date à laquelle il a prêté serment dans la capitale, Lilongwe, M. Kondowe était le conseiller spécial du président Lazarus Chakwera sur l'inclusion des personnes atteintes d'albinisme et des citoyens vivant avec un handicap.

L'élévation de M. Kondowe est un moment hautement symbolique dans un pays où les personnes atteintes d'albinisme sont régulièrement victimes d'atrocités.

Les registres de la police montrent qu'au cours des quatre derniers mois, sept attaques ont été perpétrées contre des albinos, notamment des meurtres, des tentatives d'enlèvement et des violences physiques. Tout aussi grave, les tombes des albinos sont régulièrement profanées et les cadavres sont volés dans l'espoir de bénéficier des attributs surnaturels qu'on leur prête.

Le nouveau député était auparavant président de l'Association des personnes atteintes d'albinisme au Malawi (APAM), un organisme à but non lucratif. Il affirme qu'en tant que législateur à l'Assemblée nationale, il poursuivra sa lutte contre les crimes visant les albinos.

Les statistiques montrent que depuis 2014, plus de 170 albinos ont été attaqués au Malawi en raison de fausses croyances selon lesquelles des concoctions mélangées à des parties de leur corps apportent chance et richesse.

"Overstone Kondowe sera portera notre voix au Parlement", affirme Young Muhamba, l'actuel président de l'APAM. Un projet de loi visant à protéger les personnes vivant avec l'albinisme est en cours, ajoute-t-il. Il prévoit, entre autres, des foyers d'accueil où hommes, femmes et enfants pourront vivre en toute sécurité.

"Nous avons confiance en lui", confirme Simon Munde, directeur exécutif par intérim de la Fédération des organisations de personnes handicapées du Malawi. "Nous ne doutons en aucun cas que son esprit de défenseur des droits va continuer à s'exprimer au sein de l'assemblée nationale", ajoute-t-il.

La justice en appui

Dans cette lutte pour la prise en compte de leurs droits humains, ils ont un allié de taille: les juges. En effet, les tribunaux imposent désormais des sanctions plus sévères aux personnes coupables d'actes criminels envers les personnes vivant avec albinisme.

Il y a deux semaines par exemple, la Haute Cour du nord du Malawi a condamné deux hommes à la prison à vie avec travaux forcés pour avoir tué un albinos de 54 ans.

"J'ai démontré mes capacités même lorsque je travaillais en dehors du système politique. Maintenant que je suis au cœur du système, je vous assure que le changement arrive. Pas demain, mais aujourd'hui", dit Overstone Kondowe.

Article traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

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L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme de l'ONU

Le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda".

L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies qui doit prendre fin cette année, estimant avoir "développé des institutions internes dynamiques sur les droits humains", a annoncé mercredi à l'AFP le gouvernement, aussitôt critiqué par l'opposition.

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"L'ensemble de l'Ouganda est pacifique et nous avons développé des institutions internes dynamiques comme la Commission ougandaise des droits de l'Homme", a déclaré Henry Oryem Okello, ministre adjoint des Affaires étrangères, pour justifier ce non renouvellement du mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme onusien, établi depuis 2005 dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Les autorités ougandaises ont informé le Haut-Commissariat des droits de l'Homme (HCDH) de l'ONU dans une lettre transmise le 3 février, consultée par l'AFP, affirmant que "le gouvernement poursuivra sa coopération avec le siège du HCDH directement ou par l'intermédiaire de sa mission permanente à Genève".

Cette décision a été critiquée par Muwada Nkunungi, membre de la Plate-forme d'unité nationale dirigée par Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, l'un des principaux opposants au président Yoweri Museveni.

"Le gouvernement de Museveni est paranoïaque. Il n'est pas surprenant qu'ils ne renouvellent pas le mandat parce qu'ils craignent le strict respect des droits humains" a déclaré à l'AFP Muwada Nkunyingi, poursuivant: "Le gouvernement veut violer les droits humains sans entrave".

Le bureau des droits de l'Homme à Kampala n'a pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Lors de la dernière élection présidentielle, en 2021, des journalistes ont été attaqués, des avocats emprisonnés et plusieurs dirigeants de l'opposition muselés.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda". L'Ouganda occupe la 132e place (sur 180) du classement mondial 2022 de la liberté de la presse établi par l'ONG de défense des journalistes Reporters sans frontières.

L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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