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Coronavirus

Le CDC annonce la fin du port de masque pour les vaccinés aux États-Unis

Siège des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta, en Géorgie, le 30 septembre 2014.

"Si vous êtes vaccinés et que vous voulez participer à un petit rassemblement avec des gens qui sont vaccinés et non vaccinés, vous pouvez le faire en toute sécurité, sans masque"

Les Américains vaccinés contre le Covid-19 n'ont plus besoin de porter de masque en extérieur, sauf lorsqu'ils se trouvent dans des foules, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, marquant un nouveau pas vers un progressif retour à la normale aux Etats-Unis.

"Si vous êtes entièrement vaccinés et que vous voulez participer à un petit rassemblement avec des gens qui sont vaccinés et non vaccinés, ou dîner à un restaurant en extérieur (...) les données scientifiques montrent que vous pouvez le faire en toute sécurité, sans masque", a déclaré Rochelle Walensky la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique.

"En revanche, nous continuons à recommander le port du masque dans des endroits en extérieur très fréquentés, comme des stades pleins ou des concerts", a-t-elle ajouté lors d'un point presse.

Elle a justifié cette exception par le fait que dans ces situations, beaucoup de personnes non vaccinées, et potentiellement à risque de développer une forme grave du Covid-19, peuvent être présentes.

En intérieur, les autorités sanitaires estiment par ailleurs que pour les personnes vaccinées, participer à des activités comme une chorale, un office religieux, aller au cinéma ou encore au musée, ne présente pas de risque si elles continuent à porter un masque.

Enfin, les personnes non vaccinées peuvent également se promener, courir ou faire du vélo avec des membres de leur foyer, sans porter de masque, disent les CDC.

"C'est très simple: si vous êtes vacciné, vous pouvez faire plus de choses, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur", a déclaré le président Joe Biden mardi, louant les "progrès extraordinaires" réalisés aux Etats-Unis ces derniers mois face à la pandémie de Covid-19.

95,8 millions de vaccinés

Une personne est considérée totalement vaccinée deux semaines après l'injection du vaccin (de la deuxième dose pour ceux s'administrant en deux piqures).

C'est le cas d'au moins 95,8 millions de personnes aux Etats-Unis, soit près de 30% de la population ayant reçu la ou les doses nécessaires de l'un des trois vaccins autorisés dans le pays (Pfizer/BioNtech, Moderna ou Johnson & Johnson).

Les autorités sanitaires ont mis à jour leurs recommandations en fonction des nouvelles annonces.

Aux Etats-Unis, les restrictions varient selon les Etats, et certains avaient mis en place des règles strictes imposant le port du masque partout en-dehors de chez soi, même sans personne autour. Ces Etats devraient désormais faire évoluer ces obligations, même s'ils n'y sont pas absolument tenus.

C'est par exemple le cas du Massachusetts, où le gouverneur a annoncé mardi qu'il lèverait l'obligation du port du masque en extérieur lorsque la distanciation physique est possible.

Politisation

Les autorités sanitaires avaient commencé à recommander à tous les Américains, c'est-à-dire y compris ceux n'étant pas malades, de porter des masques à partir de début avril 2020, soit il y a un peu plus d'un an.

Le port du masque est rapidement devenu une question hautement politisée aux Etats-Unis, où les conservateurs, sous l'impulsion de Donald Trump, y voient un affront à leur liberté individuelle. Les progressistes considèrent eux généralement que le masque est aussi une façon de montrer qu'ils prennent au sérieux le virus, et leur solidarité en temps de crise.

Il est désormais largement considéré que la transmission du Covid-19 se fait majoritairement par voie aérienne, non seulement par les gouttelettes émises lorsque l'on tousse où que l'on éternue, mais également via de fines particules qui restent en suspension dans l'air et qui peuvent être émises simplement en parlant, voire en respirant.

Pour cette raison, se trouver dans une pièce en intérieur est plus risqué qu'en extérieur car l'air y est alors comme emprisonné, notamment lorsqu'elle n'est pas aérée.

Plusieurs études ont renforcé cette idée, en montrant que la vaste majorité des contaminations se produisent lors d'un contact en intérieur avec une personne infectée.

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Le Malawi à court de vaccins anti-covid

Des personnes font la queue pour se laver les mains afin de se protéger du coronavirus dans un bureau de vote, à Lilongwe, au Malawi, le 23 juin 2020.

Des retards dans l'approvisionnement du Malawi en vaccins contre le Covid-19 ont provoqué une pénurie dans les hôpitaux au moment où de nombreux habitants attendent une deuxième dose, a annoncé le ministère de la Santé.

Ce pays d'Afrique australe, où la vaccination a débuté en avril, a reçu jusqu'à présent plus de 450.000 doses du vaccin AstraZeneca, essentiellement grâce à l'ONU.

Il en attendait environ le double avant la fin mai, quatre semaines avant la date prévue pour l'administration de la deuxième dose aux premiers vaccinés.

Mais cette livraison a été retardée en raison de l'arrêt des exportations du principal pays producteur du vaccin AstraZeneca, l'Inde, confrontée à une nouvelle vague de contaminations.

"La situation en Inde a retardé la livraison", a déclaré à l'AFP la ministre de la Santé, Khumbize Kandodo, affirmant que ces vaccins arriveraient en juillet ou en août.

Le Malawi espère vacciner 60% de sa population, soit environ 11 millions de personnes, d'ici la fin de l'année.

Mais seules 380.600 y ont reçu au moins une dose, dont 33.200 sont à présent complètement vaccinées.

Les autorités avaient incinéré en mai quelque 17.000 doses d'AstraZeneca, dont la date de péremption était dépassée, affirmant que cette destruction s'imposait pour rassurer une population encore méfiante envers le vaccin.

Covid-19 en Afrique du Sud: des militaires déployés dans une zone très touchée

Une personne décédée à cause du Covid-19, à Johannesburg, Afrique du Sud, le 4 août 2020.

L'Afrique du Sud va déployer du personnel militaire médical dans la province de Gauteng, fortement touchée par l'épidémie de Covid-19, pour aider les professionnels de santé à faire face à une recrudescence des cas, a annoncé vendredi la ministre de la Santé.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a renforcé mardi les mesures de lutte contre le coronavirus, prolongeant le couvre-feu d'une heure et imposant un contrôle plus strict de la vente d'alcool, face à une troisième vague de la pandémie de Covid-19.

Officiellement pays du continent le plus touché par le virus, l'Afrique du Sud, durement frappée par une deuxième vague fin 2020, connaît depuis deux semaines un doublement du nombre de contaminations quotidiennes et une augmentation de près de 60% des hospitalisations.

La province de Gauteng, la plus peuplée –qui abrite la capitale administrative Pretoria et le centre financier de Johannesburg-, est l'épicentre actuel de l'épidémie, représentant environ 60% de la dernière augmentation quotidienne des cas..

"Nous avons demandé des capacités supplémentaires pour aider Gauteng en termes d'aide militaire", a déclaré vendredi la ministre par intérim de la Santé, Mmamoloko Kubayi-Ngubane, lors d'un point de presse virtuel. Elle a ajouté que le déploiement commencerait "à partir d'aujourd'hui" sans toutefois préciser le nombre de militaires déployés.

L'armée fournira un soutien aux agents de santé submergés par une récente augmentation du nombre de patients hospitalisés, et aidera pour les tests et la recherche des cas contacts.

L'Afrique du Sud a enregistré mercredi plus de 13.000 nouveaux cas de Covid-19, soit le nombre de nouvelles infections le plus élevé en 24 heures de ces cinq derniers mois, selon des statistiques officielles.

Les admissions à l'hôpital ont augmenté de près de 60% au cours des deux dernières semaines.

Cette recrudescence coïncide avec les difficultés du programme de vaccination.

L'Afrique du Sud compte plus d'1,76 million de cas recensés pour quelque 58.000 décès.

Le Covid-19 "s'amplifie et s'accélère" en Afrique

Un agent de santé administre un vaccin contenant le vaccin Pfizer sur un soignant de la maison de retraite SAVF Evanna Tehuis près de Klerksdorp, le 19 mai 2021.

La troisième vague des cas de Covid-19 "s'amplifie et s'accélère" en Afrique avec les variants, a alerté jeudi le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le continent, en réclamant une augmentation de l'approvisonnement en vaccins.

Le nombre de "cas augmente de 22% par semaine" sur l'ensemble du continent, s'est inquiétée le Dr Matshidiso Moeti, directrice de l'OMS pour l'Afrique, lors d'une conférence de presse virtuelle.

Elle a lancé un appel à intensifier les livraisons de vaccins : "L'Afrique a besoin de ces doses ici et maintenant pour endiguer la troisième vague".

"Près de 12 millions de personnes sont désormais entièrement vaccinées, mais cela représente moins de 1% de la population" du continent, précise l'OMS dans un communiqué.

La République démocratique du Congo (RDC), la Namibie et l'Ouganda ont enregistré leur plus haut nombre de cas hebdomadaires depuis le début de la pandémie, souligne l'OMS.

Selon l'OMS, cette hausse s'explique en grande partie par une météorologie saisonnière plus froide en Afrique australe et la propagation de variants plus contagieux.

"Le variant Delta a été signalé dans 14 pays africains et les variants Beta et Alpha ont été trouvés dans plus de 25 pays africains", d'après le communiqué.

L'OMS Afrique a par ailleurs noté une accélération de la vaccination sur le continent, avec plus de 5 millions de doses administrées au cours des cinq derniers jours, par rapport à une moyenne hebdomadaire de 3,5 millions de doses lors des trois dernières semaines.

La Namibie interdit les rassemblements de plus de dix personnes

Un gardien de voiture dans les rues de Windhoek en Namibie le 16 mars 2020.

La Namibie a décrété mardi que les rassemblements publics seront désormais limités à dix personnes, afin de tenter de freiner la hausse exponentielle des nouvelles infections au coronavirus dans le pays. 

Dans un discours, le président Hage Geingob a déclaré que "la situation s'est aggravée" au cours des quatre dernières semaines, avec une augmentation considérable du nombre de cas, d'hospitalisations et de décès.

Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ce pays de 2,5 millions d'habitants est actuellement celui qui enregistre le plus grand nombre de nouveaux cas par million d'habitants et par jour, après les Seychelles.

"Nous devons prendre des mesures pour endiguer ces tendances inquiétantes", a déclaré M. Geingob, qui a contracté le virus le mois dernier avec son épouse.

Seules dix personnes seront autorisées à se réunir par événement, qui ne devra pas durer plus de deux heures s'il se déroule à l'intérieur. L'enseignement en personne dans les écoles sera suspendu et tous les sports de contact seront interdits.

Ces nouvelles mesures dureront au moins jusqu'au 30 juin.

Le pays a enregistré un total de 67.021 cas, dont plus de 1.200 ont été détectés mardi. Au total, le virus a tué 1.040 personnes.

A Brazzaville et à Pointe-Noire, du porte à porte pour la vaccination anti-covid

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