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Le Canada extrade vers l'Inde une mère soupçonnée d'avoir fait assassiner sa fille

La mère et l'oncle de Jaswinder Kaur Sidhu s'étaient opposés à son mariage avec un chauffeur de pousse-pousse.

Le Canada a extradé vers l'Inde la mère et l'oncle d'une jeune femme assassinée dans ce pays il y a 19 ans après avoir épousé un homme pauvre rejeté par sa famille aisée.

Le corps de Jaswinder Kaur Sidhu avait été découvert en juin 2000 dans l'Etat du Penjab, la gorge tranchée. Elle était âgée de 25 ans au moment des faits.

Son oncle Surjit Singh Badesha et sa mère Malkit Kaur Sidhu, qui vivent tous deux en Colombie-Britannique, sont accusés par les autorités indiennes d'avoir commandité le meurtre de la jeune femme.

Selon la justice indienne, ces deux Canadiens d'origine indienne s'étaient énergiquement opposés au mariage de Jaswinder, issue d'un milieu aisé, avec un chauffeur de pousse-pousse issu d'une famille pauvre.

M. Badesha et Mme Sidhu auraient fini par engager des tueurs à gages pour qu'ils tuent les époux.

Alors qu'il était en scooter, le couple avait été attaqué par un groupe d'hommes armés. L'époux avait survécu à ses blessures.

Sept hommes avaient été reconnus coupables du crime en Inde, mais plusieurs condamnations ont été infirmées en appel.

M. Badesha et Mme Sidhu ont nié toute implication dans le meurtre et ont fait appel de la demande d'extradition de l'Inde jusqu'en Cour suprême du Canada, qui les a déboutés en 2017.

Un enquêteur de la police du Penjab, Amardeep Singh Rai, a indiqué à la chaîne publique CBC que les deux suspects étaient arrivés jeudi à New Delhi. Ils doivent comparaître vendredi devant un tribunal.

Cela "enverra un message clair" selon lequel "quiconque commet un crime ici, surtout le crime odieux de tuer sa propre fille, devra rendre des comptes", a-t-il déclaré.

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Un ex-militaire israélien arrêté au Portugal pour prostitution de mineurs en Colombie

Assi Moosh, recherché internationalement pour avoir créé en Colombie un réseau de prostitution notamment de mineurs a été arrêté à Lisbonne, a annoncé jeudi la Garde civile espagnole, qui a participé à l'opération.

Assi Moosh, arrivé en Colombie comme touriste en 2009 et expulsé du pays en 2017, dirigeait un hôtel à Taganga sur la mer des Caraïbes. La presse locale l'avait surnommé "le démon de Taganga".

De jeunes personnes, y compris mineures, se prostituaient auprès des clients de l'hôtel, selon le communiqué de la Garde civile, qui a notamment évoqué des situations "d'esclavage".

Les autorités colombiennes avaient lancé un mandat d'arrêt international via Interpol pour traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle, trafic de drogues et blanchiment de capitaux.

Selon la Garde civile, l'ancien militaire, âgé de 45 ans, s'était caché à Ibiza, aux Baléares, puis à Barcelone avant d'être arrêté mercredi au Portugal en possession de faux papiers israéliens, lors d'une opération de la police portugaise avec la collaboration de la Garde civile espagnole et de la police colombienne.

En décembre, la police colombienne avait déjà annoncé une opération contre la structure dirigée par Moosh, ayant abouti aux arrestations de trois Israéliens et de deux Colombiens.

Syrie : combats et nouvelles frappes du régime dans un bastion djihadiste

Des personnes sont rassemblées après une frappe aérienne sur un marché dans la ville de Maarat al-Numan, en Syrie, le 21 mai 2019.

Des raids aériens du régime syrien ont tué jeudi huit civils dans le dernier grand bastion djihadiste du nord-ouest de la Syrie où les affrontements se poursuivent au sol entre forces progouvernementales et combattants de l'ex-branche d'Al-Qaïda, selon une ONG.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des frappes avaient déjà tué 23 civils, dont 12 fauchés par un bombardement sur un marché bondé à l'occasion de la rupture du jeûne du ramadan, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La province d'Idleb et des segments de celles voisines de Hama, Alep et Lattaquié, dominés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d'Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril d'une recrudescence des violences.

Dans la localité de Kafr Aweid, dans la province d'Idleb, les raids aériens de jeudi ont pulvérisé la surface de certains bâtiments, les décombres s'amoncelant dans les parties intérieures, a constaté un photographe de l'AFP. Deux fillettes ont été tuées dans ces frappes, selon l'OSDH.

Sur un des sites bombardés, le photographe de l'AFP a pu voir un jeune garçon courir en pleurs, des taches de sang sur les pieds.

Dans la province de Hama, les forces progouvernementales syriennes ont affronté jeudi pour le troisième jour consécutif les djihadistes de HTS qui mènent une contre-attaque autour de la localité de Kafr Nabuda. Dix-sept combattants ont été tués dont 11 djihadistes, selon l'OSDH.

Au total, plus de 100 combattants ont trouvé la mort dans ces affrontements dans la région de Kafr Nabuda depuis mardi, a indiqué la même source.

Les forces du régime syrien avaient repris la ville de Kafr Nabuda le 8 mai mais mercredi, les djihadistes en ont de nouveau conquis une grande partie.

Idleb et ses environs ont fait l'objet en septembre 2018 d'un accord entre Moscou et Ankara sur une "zone démilitarisée" devant séparer les territoires aux mains des insurgés et des djihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Partiellement appliqué en raison du refus des djihadistes de se retirer de la future zone tampon, cet accord avait permis d'éviter une offensive d'envergure de l'armée syrienne. Mais le régime a continué d'y mener des frappes.

Depuis la fin avril, ces dernières se sont intensifiées et les forces du régime se sont emparées de plusieurs villes dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.

Vendredi, l'ONU a sonné l'alarme sur le risque d'une "catastrophe humanitaire" à Idleb.

Depuis fin avril, plus de 200.000 personnes ont fui les combats, d'après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Le régime syrien, appuyé par ses alliés indéfectibles, Moscou et Téhéran, a multiplié ces dernières années les victoires jusqu'à asseoir son contrôle sur près de 60% du pays, déchiré depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.

Le FMI interpelle Washington et Pékin

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Sabotage de navires : Abou Dhabi ne veut pas d'une enquête précipitée

An Emirati fisherman throws his net near Mirfa, near the coast of the capital Abu Dhabi on April 19, 2019.

Les Emirats arabes unis ont affirmé mercredi que l'enquête sur le "sabotage mystérieux" de quatre navires à l'entrée du Golfe prendrait "le temps qu'il faudra", en disant s'attendre à un "résultat impartial".

Quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, ont été sabotés le 12 mai en mer d'Arabie au large de l'émirat de Fujairah, membre de la fédération des Emirats arabes unis.

Les Emirats ont invité des experts des Etats-Unis, de France et de Norvège à se joindre à l'enquête et promis des investigations "professionnelles" et transparente sur ce sabotage qui a accentué les tensions dans le Golfe.

Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, s'est refusé à spéculer sur le ou les responsables de ces attaques.

"Nous devons nous montrer très prudents sans lancer d'accusations", a-t-il dit à Dubaï à propos des actes de sabotage, qui n'ont pas été revendiqués. Il a affirmé que les résultats de l'enquête seraient connus "dans les prochains jours".

"L'enquête en cours reflète l'intérêt de la communauté internationale à protéger la navigation maritime, le commerce international et les approvisionnements en pétrole", a souligné mercredi le ministère des Affaires étrangères des Emirats dans un communiqué.

"L'enquête, à laquelle participent certains pays, prendra le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a jugé "assez probable" que l'Iran soit derrière ces mystérieux "actes de sabotage".

La montée des tensions entre les voisins du Golfe s'inscrit dans une escalade plus large de la confrontation entre Washington et Téhéran, un an après le retrait américain unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi de sanctions américaines draconiennes contre la République islamique.

France : le site de la Tour Eiffel piétonnisé et végétalisé d'ici 2024

A rescue worker, top in red, hangs from the Eiffel Tower while a climber is seen below him between two iron columns Monday, May 20, 2019 in Paris.

Le site de la Tour Eiffel à Paris sera rendu aux piétons et végétalisé d'ici 2024, a annoncé la maire de Paris lors de la présentation du projet de réaménagement du site, conçu par une architecte paysagiste américaine.

"On est vraiment sur un objectif de très grande piétonisation", a souligné mardi la maire de Paris, Anne Hidalgo : "On va avoir un jardin extraordinaire pour réentendre le chant des oiseaux".

Ces aménagements, pour lesquels un appel d'offre international avait été lancé en 2018, sont prévus pour avant les Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris.

Le projet de l'architecte paysagiste américaine Kathryn Gustafson, baptisé "One", a été retenu.

Ainsi, les voitures ne pourront plus accéder au pont d'Iéna qui deviendra piéton avec un accès pour les transports en commun et les transports doux.

Le nombre de voies pour les voitures Quai Branly passera de quatre à deux, dans une zone limitée à 20 kilomètres heure où les piétons seront prioritaires.

A la fin des JO, un second espace de travaux sera ouvert sur le Champ de Mars. "C'est un tout cohérent qui devient un espace de promenade, de déambulation, de respiration", a souligné Anne Hidalgo.

"Ce site présente une attractivité que sa fréquentation a contribué à dénaturer et à transformer sans réflexion globale avec beaucoup trop de voitures, du tourisme de masse, trop d'autocars", a ajouté Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge de l’urbanisme : "La Tour va pouvoir se retrouver au centre de ce vaste parc et redonner aux parisiennes et aux parisiens l'envie de venir s'y promener".

Kathryn Gustafson a remporté l'appel à projets "Site Tour Eiffel - découvrir, approcher, visiter" lancé par la ville de Paris, pour lequel quatre équipes avaient candidaté. "On peut arriver à créer le plus grand espace de jardin de Paris", avec "beaucoup plus de biodiversité, beaucoup plus d'écologie", a-t-elle expliqué à l'annonce de sa victoire.

Kathryn Gustafson est notamment à l'origine du projet de la Fontaine commémorative de Diana, Princesse de Galles, à Londres.

En tout, 54 hectares sont concernés et l'aménagement doit coûter 72 millions d'euros toutes taxes comprises.

Chaque année, sept millions de personnes visitent la Tour Eiffel et plus de 20 millions viennent la voir sans y monter. Le monument parisien a fêté son 130ème anniversaire cette année.

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