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Le Botswana s'interroge sur le rétablissement de la chasse aux éléphants

Un éléphant éclabousse dans les eaux de la rivière Chobe, dans le parc national du Botswana Chobe, dans le nord-est du pays, le 20 mars 2015.

Le Botswana s'interroge sur l'opportunité de lever l'interdiction de la chasse aux éléphants, dont il abrite la plus forte population mondiale, en réponse aux agriculteurs du pays qui se plaignent des dégâts causés aux récoltes par les pachydermes.

Le président Mokgweetsi Masisi a officiellement lancé mercredi un débat public sur ce dossier sensible lors d'une visite à Maun (nord-est), la capitale touristique du pays, a annoncé la ministre chargée du dossier, Pelonom Venson-Moitoi.

"La consultation nationale durera un mois avant qu'un rapport final soit rédigé pour être présenté au gouvernement", a précisé Mme Venson-Moitoi sur son compte Twitter.

Le lancement de ce débat intervient quelques mois après le départ du président Ian Khama, considéré comme un défenseur passionné de la faune sauvage de son pays.

En 2014, il avait interdit la chasse commerciale aux éléphants et à d'autres animaux menacés.

Sa décision a suscité de vifs mécontentements dans son pays, y compris au sein du Parti démocratique du Botswana (BDP, au pouvoir). Un député du BDP a déposé en juin une motion réclamant la levée de l'interdiction.

Coincé entre la Zambie et l'Afrique du Sud, le Botswana abrite la plus grande population africaine d'éléphants en liberté, évaluée à 135.000 animaux en 2015.

La richesse de sa faune en a fait un sanctuaire très prisé des amateurs de safaris haut de gamme et un des moteurs du développement de son économie, qu'il protège grâce à un arsenal antibraconnage jusque-là considéré comme exemplaire.

Jusqu'au mois de mai, ses "rangers" étaient ainsi lourdement armés et autorisés à tirer sur les braconniers.

Le président Masisi a alors ordonné leur désarmement pour, selon le gouvernement, se conformer à une loi du pays qui interdit à ces unités d'être armées.

La question a suscité une vive controverse la semaine dernière lorsqu'une ONG a rapporté avoir recensé depuis juillet dans le pays une centaines de carcasses d'éléphants tués par des braconniers pour récupérer leurs défenses en ivoire.

Le responsable d'Eléphants sans frontières, Mike Chase, a lié sa découverte, à sa connaissance le "plus grave épisode de braconnage en Afrique", au désarmement des "rangers".

Les autorités de Gaborone ont vivement réagi en dénonçant son bilan "faux et trompeur" et en niant que cette décision avait causé une quelconque recrudescence du braconnage sur son territoire.

Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 30.000 pachydermes sont victimes chaque année du braconnage.

Avec AFP

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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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