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Coronavirus

La troisième vague du Covid-19 préoccupe les autorités sénégalaise

Une rue de Dakar, la capitale du Sénégal, le 15 juillet 2021.

Une 3e vague de covid19 est annoncé sur le continent africain. Au Sénégal, si plusieurs variants ont été détectés, les mesures préventives sont plus que jamais négligées.

L'organisation mondiale de la santé (OMS) alerte depuis des semaines sur l'arrivée d'une 3e vague de Covid-19 en Afrique. Au Sénégal, l'Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formations (Iressef) a confirmé la présence de variants préoccupants dont le très redouté Delta. Le directeur de l’Iressef, professeur Souleymane Mboup, conforte l'OMS et sollicite plus de vigilance.

"Avec cette épidémie on a vraiment senti une fatigue, ce qui est normal. A un certain moment, il y a eu des mesures que tout le monde respectait. Au fur et à mesure de l'évolution de la pandémie, surtout à la fin de la deuxième vague, on a senti qu'il y a eu un relâchement", souligne le scientifique. Mais l'information importante est qu'il faut se préparer à une 3e vague, d’après le Pr Souleyemane Mboup.

"Dans des pays en Afrique on voit la présence de ces variants préoccupants, le variant britannique est pour le moment majoritaire, suivi du variant indien. Et ce qu’on sait c’est qu’il se propage très rapidement", prévient-il.

Paradoxalement face à cette situation alarmante décrite par les autorités sanitaires, on constate un relâchement de la part des populations.

A Dakar, un jeune homme qui a requis l’anonymat semble minimiser l'arrivée d'une 3e vague. Nous l’avons rencontré dans la rue sans masque.

"Sincèrement je ne crois pas à l'arrivée de la 3e vague de coronavirus. Pourquoi ? parce qu’on nous avait déjà annoncé la deuxième vague avec des conséquences désastreuses pourtant rien de tout cela ne s'est produit", affirme-t-il. Le jeune homme conclut son propos en reprenant les mots des autorités. "Le président avait dit d'apprendre à vivre avec le virus. C'est ce que nous faisons. Donc avec ou sans 3e vague, la vie continue et nous allons vivre", dit-il d’un ton amusé.

Trouvé à un arrêt de bus, Ousmane Samba pense que les Sénégalais ne sont pas conscients des dangers que pose le virus.

"Nous négligeons les effets néfastes du virus. Nous entendons tous la hausse des cas mais on s’obstine à vouloir dire qu'il n'y aura pas 3e vague. De plus arrêtons d’accuser l’État de tous les maux. Nous n’avons qu'à porter des masques, respecter les gestes barrières et utiliser du gel hydro alcoolique", suggère-t-il.

Au Sénégal, le vaccin gratuit anti-covid ne fait pas courir
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Salif Diop est en phase avec Ousmane Samba. Pour lui, l'arrivée de la 3e vague est due au relâchement.

"Nous ne respectons pas les mesures préventives et nous avons tendance à baisser les bras d’où l’augmentation des cas", estime-t-il.

Malgré le relâchement constaté, certains continuent à suivre scrupuleusement les mesures barrières.

Porter son masque, se laver les mains régulièrement Ali, un sexagénaire, dit prendre toutes ces précautions pour éviter de contracter le virus. "Je vois les cas augmenter donc je continue le port du masque et le lavage fréquent des mains", affirme-t-il avec sérénité.

Malgré la découverte de vaccin, au Sénégal les cas augmentent.

Si d'aucuns pensent qu'il faut vivre avec le virus, d'autres continuent à respecter les gestes barrières et les règles d'hygiène. La seule constante est que nous assistons à une augmentation des cas notamment ceux dits communautaires.

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Un sénateur américain vacciné contracte le coronavirus

Le sénateur Lindsey Graham lors d'une audience de la commission judiciaire du Sénat au Capitole à Washington, le mercredi 6 mai 2020.

Le sénateur républicain Lindsey Graham est devenu lundi le premier élu de la chambre haute américaine à révéler qu’il a contracté le coronavirus après avoir été pleinement vacciné contre la maladie covid-19.

M. Graham, 66 ans, représente la Caroline du Sud. Il dit avoir commencé à ressentir "des symptômes de grippe" samedi soir, ce qui l'a conduit chez son médecin lundi matin.

Après avoir été informé de son test positif, l’élu a déclaré qu'il se mettrait en quarantaine pendant 10 jours.

"J'ai l'impression d'avoir une infection des sinus, et à l'heure actuelle, j'ai des symptômes légers", a déclaré M. Graham. "Je suis très heureux d'avoir été vacciné, car sans la vaccination, je suis certain que je ne me sentirais pas aussi bien que maintenant. Mes symptômes seraient bien pires", a-t-il ajouté.

Selon son porte-parole Kevin Bishop, le sénateur Graham a participé à un événement organisé par le sénateur démocrate Joe Manchin au cours du week-end, avec d'autres sénateurs, sur une péniche.

Difficile pour l’heure de savoir à quel point les personnes qui se trouvaient près de M. Graham - vaccinées ou non - couraient un risque. Plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment si la personne portait un masque ou non, la quantité de virus produite au moment de leur rencontre, la proximité entre les deux personnes et la durée de leur contact.

Selon le centre national du contrôle des maladies (CDC), les personnes entièrement vaccinées dont on sait qu'elles ont été en contact étroit avec une personne atteinte du COVID-19 n'ont pas besoin d'être mises en quarantaine si elles sont asymptomatiques, mais elles doivent être testées dans les 5 jours et porter un masque à l'intérieur des bâtiments pendant 14 jours ou jusqu'à ce que le test soit négatif.

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Grève dans les hôpitaux publics du Nigeria

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Un pass sanitaire spécial pour les expatriés français vaccinés à l'étranger

Une manifestation contre le pass sanitaire en France, le 31 juillet 2021.

Le gouvernement français met en place à compter de lundi un pass sanitaire spécial afin que les expatriés français vivant hors de l'Union européenne et vaccinés à l'étranger "avec des vaccins reconnus par l'Agence européenne des médicaments" puissent rentrer en France et dans l'UE.

Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a expliqué dans un communiqué avoir mis en place un "dispositif spécifique permettant aux Français de l'étranger vaccinés avec l'un des vaccins reconnus par l'Agence européenne des médicaments (AEM) ou leurs équivalents d'obtenir un passe sanitaire valable sur le territoire français et dans l'espace européen".

"Conformément à la décision du président de la République, avec le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, nous avons mis en place un dispositif spécifique pour apporter une solution aux Français établis hors de France", a indiqué le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme et des Français de l'étranger Jean-Baptiste Lemoyne, cité dans le communiqué.

"Dès aujourd'hui lundi 2 août à 14h00, nos compatriotes peuvent déposer leurs demandes. Pour recevoir un QR code, il suffit d'envoyer par courrier électronique, une preuve de vaccination, avec une pièce d'identité et une preuve de résidence à l'étranger", a-t-il précisé.

Le dispositif concerne les Français "vaccinés ailleurs que dans l'un des pays suivants: Etats membres de l'Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Royaume-Uni, Suisse", ces pays permettant l'obtention du certificat Covid numérique de l'UE, qui est accepté en France.

Dans un premier temps, le dispositif est réservé "aux personnes déjà présentes" sur le territoire français ou dans l'UE ou "arrivant d'ici au 31 août". "Les demandes concernant une arrivée postérieure à cette date seront prises en compte ultérieurement", selon le ministère.

Ces règles ne modifient pas les mesures sanitaires requises pour l'accès au territoire français (schéma vaccinal complet ou test PCR ou antigénique ou certificat de rétablissement pour les personnes de plus de 12 ans n'ayant pas de schéma vaccinal complet), a ajouté le ministère français des Affaires étrangères.

Le pass sanitaire - test Covid négatif, attestation de vaccination ou certificat de rétablissement - est entré en vigueur le 21 juillet en France dans les "lieux de loisirs et de culture" rassemblant plus de 50 personnes.

Le Conseil constitutionnel français doit rendre sa décision jeudi sur la loi relative à la gestion de la crise sanitaire, qui prévoit notamment l'extension controversée du pass sanitaire aux cafés, restaurants, foires et salons professionnels, ainsi qu'aux avions, trains, cars longs trajets et aux établissements médicaux sauf urgence. Et aux centres commerciaux sur décision des préfets.

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