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Côte d'Ivoire

La télémédecine révolutionne la prise en charge des malades du coeur

Utilisation d'une tablette tactile dans le service pionnier de télémédecine dédié aux maladies cardiaques de l'hôpital de Bouaké, en Côte d'Ivoire le 20 juin 2019.

"Un ouf de soulagement !" pour les malades du coeur en Côte d'Ivoire : le développement de la télémédecine, qui permet d'effectuer à distance des diagnostics et de prescrire des traitements, change la donne en simplifiant la prise en charge des patients.

"Entre le transport, la nourriture et l'hébergement", qui s'ajoutent au coût de la consultation (3 à 5.000 francs CFA, soit 4,50 à 7,50 euros), venir régulièrement à l'hôpital pour faire soigner son fils cardiaque de 19 ans occasionne des frais élevés pour Catherine Coulibaly, alors que la famille n'a que des revenus modestes.

La vie de plusieurs milliers de patients comme la famille Coulibaly a changé avec la mise en place d'un service pionnier de télémédecine au Centre hospitalier universitaire de Bouaké, en train de s'étendre à tout le nord de la Côte d'Ivoire.

La télémédecine, "c'est un ouf de soulagement pour la population de Bouaké, de Boundiali, de Korhogo, de tout le monde", témoigne Auguste Dosso, président de l'association "P'tit coeur", qui aide les familles des petits cardiaques.

A l'origine du projet, le docteur Florent Diby, cardiologue au CHU de Bouaké, a créé une ONG, "Wake Up Africa", pour promouvoir dans son pays la technologie de la télémédecine, déjà largement utilisée dans le monde mais très peu en Afrique de l'Ouest.

Améliorer les soins aux patients cardiaques est en effet devenu une question de santé publique dans cette région.

- Explosion des maladies cardiovasculaires -

"On observe dans notre pratique quotidienne une émergence des maladies cardiovasculaires. On pense que c'est dû aux changements de mode de vie: l'urbanisation qui rend la population plus sédentaire, la hausse de la consommation de tabac, les changements dans l'alimentation, le stress... Il y a une explosion des maladies comme l'hypertension ou le diabète", autrefois des maladies de pays riches, explique le Dr Diby.

"Un quart de la population ivoirienne est aujourd'hui touchée par l'hypertension, contre seulement 13% dans les années 1980", précise-t-il. Soit un taux comparable à la France. Mais seulement moins de la moitié des malades ivoiriens sont traités, faute d'infrastructure de soins suffisantes.

"90% des infarctus peuvent être diagnostiqués par la télémédecine. Pour nous cardiologues, c'est une technologie révolutionnaire", se félicite le Dr Diby.

Les unités de cardiologie bien équipées sont rares en Côte d'Ivoire (Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké), d'où l'idée de miser sur la médecine à distance.

En pratique, ni le médecin ni le patient ne se déplacent plus. Le patient cardiaque réalise un examen, comme un électrocardiogramme, avec l'aide d'un technicien dans un centre de santé local, relié par ordinateur au service de cardiologie du CHU de Bouaké. Le cardiologue du CHU peut voir les résultats en temps réel, les interpréter, délivrer un diagnostic et prescrire un traitement.

Lancé il y a cinq ans, le projet mené par Wake Up Africa a déjà permis de relier dix centres de santé. Il entre désormais dans une nouvelle phase, avec l'objectif de relier un pool de sept cardiologues de Bouaké à 20 centres de santé et donc de couvrir une large partie du nord et de l'ouest de la Côte d'Ivoire.

- 'Un projet stratégique' -

Le service de cardiologie du CHU de Bouaké a soigné l'an dernier 4.800 patients dans ses locaux, et autant grâce au réseau de télémédecine. Avec l'extension du réseau, ce sont 14.000 patients de plus par an qui pourront être pris en charge, se réjouit le Dr Diby.

"La télémédecine permet de résoudre le problème des déserts médicaux et du manque d'expertise médicale" dans le pays. Elle offre donc "un meilleur accès au soins pour les patients", particulièrement pour les familles qui devaient engager des frais importants pour venir à l'hôpital, explique le Dr Diby.

Quelque 45% de la population ivoirienne vit sous le seuil de pauvreté, selon la dernière estimation de la Banque mondiale, en 2017. Et le salaire minimum mensuel - pas toujours respecté - ne se monte qu'à 60.000 FCFA (90 euros), dans ce pays où il n'existe pas d'assurance maladie publique.

Expertise France, l'agence française de coopération technique internationale, subventionne l'extension du réseau de télécardiologie à hauteur de 185.000 euros pour payer le matériel informatique nécessaire (ordinateurs, tablettes, logiciels d'intelligence artificielle, connexion internet).

"C'est un projet stratégique. Dans cette région, la télémédecine est une solution d'avenir", estime l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire Gilles Huberson.

Au CHU de Bouaké, le service de cardiologie, devenu trop exigu, va se développer grâce à la création d'un Institut de cardiologie de 12.000 m2, qui devrait ouvrir ses portes d'ici deux à trois ans.

Le Dr Diby prône maintenant une extension de la télémédecine à d'autres spécialités médicales : neurologie, ORL, néphrologie, psychiatrie... non seulement en Côte d'Ivoire mais dans toute l'Afrique de l'Ouest.

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CAN 2021: le résumé de la 4e journée

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La Côte d’Ivoire vient d’enregistrer ses premiers cas du variant Omicron

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CAN 2021: Groupe E - l'Algérie remet son titre en jeu

Des supporters algériens, le 30 juin 2014.

Suite de notre série sur la présentation des différentes équipes prenant part à la CAN Cameroun 2021 qui débute ce dimanche 9 janvier. Nous marquons un arrêt sur le groupe E. Basée à Douala, cette poule est composée de la Côte d’Ivoire, la Guinée Equatoriale, l’Algérie et la Sierra Leone.

Elle est la championne d’Afrique en titre, et remet son trophée en jeu avec pour ambition de le conserver. L’Algérie assume parfaitement son statut d’une des équipes prétendantes au sacre final au soir du 6 février à Yaoundé.

Ayant longtemps poursuivi ce trophée continental après leur sacre en 1990, les Fennecs ont réussi à accrocher une deuxième étoile à leur maillot en 2019, en Égypte. Depuis, le capitaine et emblématique ailier Riyad Mahrez et ses équipiers enchainent les bonnes performances. Ils restent invaincus sur 33 matches, un record sur le continent. Une invincibilité qu’ils ont récemment fait citer en remportant la coupe arabe à Doha, au Qatar, le mois dernier, sans tous les cadres de leur équipe.

Les Fennecs ont franchi haut la main la phase éliminatoire de cette CAN, avec 4 victoires et 2 matchs nuls. Ils ont fini avec la meilleure attaque des éliminatoires, 19 buts inscrits. Sur le papier, sortir de ce groupe E, ne saurait être un challenge pour les Verts qui ne devraient, en principe, être sérieusement inquiétés que par la Côte d’Ivoire, l’autre poids lourd de cette poule.

La Côte d’Ivoire, un effectif de qualité

Comme les Fennecs, les Éléphants comptent 2 sacres continentaux, enlevés en 1992 et en 2015. Du haut de ses 25 phases finales de CAN, la Côte d’Ivoire a toujours impressionné par la qualité de son effectif, et cette année ne fait pas exception.

Du défenseur de Manchester United, Éric Bailly, au colosse attaquant de l’Ajax Amsterdam, Sébastien Haller, en passant par le latéral gauche, Serges Aurier, les Ivoiriens affichent un effectif à faire rêver leurs fans et pâlir leurs adversaires, mais les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes.

Les Ivoiriens ont tout de même eu peu de peine à se qualifier pour cette CAN. En éliminatoires, ils ont fini premiers de leur groupe avec 4 victoires, un match nul et une défaite. Ils le savent, la principale difficulté pour eux dans cette poule reste l’Algérie. La Côte d’Ivoire voudra donc maximiser face à la Guinée Equatoriale et la Sierra Leone.

La Sierra Leone retrouve une phase finale de CAN

Les Leone Stars joueront leur 3e phase finale de CAN cette année après leurs participations lointaines en 1994 et 1996. Le sélectionneur Britano-Sierra Léonais, John Keister, a donc à sa disposition des garçons qui joueront pour la première fois une phase finale de CAN.

En phase éliminatoire, les Sierra Léonais ont été les derniers à se qualifier pour cette CAN, arrachant difficilement leur ticket dans une rencontre délocalisée à Conakry, en Guinée, suite à un imbroglio lié à des tests covid-19 face au Benin. Pour se sortir d’affaire, les Sierra Léonais n’ont enregistré qu’une seule victoire, celle d’ailleurs décrochée devant les Béninois. Pour le reste, ils comptent 4 matches nuls et une défaite.

Un bilan comptable peu reluisant et qui, a priori, complique la mission, surtout quand on a dans son groupe des ténors comme la Côte d’Ivoire et l’Algérie. La Sierra Leone pourrait abattre ses cartes sur une éventuelle place de meilleure 3e. Pour cela, il faudra se concentrer sur un autre maillon moins fort du groupe, la Guinée-Équatoriale.

Première qualification sur terrain

Le Nzalang Nacional a déjà pris part à deux CAN, en 2012 dans une co-organisation avec le Gabon et en 2015 où il a abrité le tournoi continental. Cette fois-ci, c’est la première fois que la Guinée équatoriale a arraché son ticket de qualification sur le terrain, s’adjugeant la deuxième place de son groupe lors des éliminatoires. Pour cela, elle a enregistré 3 victoires et 3 défaites.

Pour bousculer la hiérarchie dans ce groupe E, les Équato-Guinéens misent sur un mélange de joueurs locaux et de rares internationaux. Les poulains du coach Juan Micha Obiang ont toujours à l’esprit cet exploit réussi en 2015 lorsqu’ils ont atteint les demi-finales à domicile ou en 2012 quand ils ont été sortis en quarts de finale.

Covid-19: 78 cas du variant Omicron détectés en Côte d'Ivoire

Une clinique mobile pour la vaccination, à Abidjan, le 23 septembre 2021.

La Côte d'Ivoire enregistrait mercredi 78 cas du variant Omicron du Covid-19, ce qui a coincidé avec une forte hausse des infections depuis deux semaines, ont annoncé les autorités sanitaires ivoiriennes.

Le ministère de la Santé n'avait jusqu'alors jamais évoqué la présence d'Omicron en Côte d'Ivoire où la plupart des cas étaient liés au variant Delta.

Alors qu'ils étaient très peu nombreux ces derniers mois - quelques dizaines au maximum par jour - le nombre de cas quotidiens a très fortement augmenté pendant la période des fêtes de fin d'année, jusqu'à atteindre plus de 2.500 infections par jour le 30 décembre.

Mercredi, 1.009 cas ont été détectés pour un total de 73.786 cas confirmés depuis l'apparition de la pandémie de Covid début 2020, selon les chiffres officiels du ministère de la Santé.

Le variant Omicron, apparu en Afrique du Sud fin novembre et qui se propage depuis à très grande vitesse à travers le monde, ne semble toutefois pas avoir d'impact sur le nombre de décès en Côte d'Ivoire: deux nouveaux morts ont été enregistrés mercredi, pour un total de 723 décès depuis mars 2020, selon ces chiffres officiels.

En dehors du respect des gestes barrières et du port du masque dans les lieux publics fermés comme les banques, administrations, et supermarchés, aucune mesure restrictive n'est en place en Côte d'Ivoire.

Mais en raison de la hausse des cas, le gouvernement a décidé depuis fin décembre de multiplier le nombre de tests de dépistage, en particulier pour tous les voyageurs arrivant de pays affectés par le variant Omicron et à l'entrée des grands rassemblements tels que les concerts.

Le ministère de la Santé invite toutes les personnes de plus de 18 ans à se faire vacciner contre le Covid-19, en rappelant que la vaccination est gratuite.

Environ sept millions de personnes ont été vaccinées en Côte d'Ivoire qui compte quelque 25 millions d'habitants.

CAN 2021: zoom sur le groupe E

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