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Coronavirus

La “révolution des casseroles” fait au moins deux morts au Gabon

Une ambulance est garée devant le siège du service médical d'urgence SAMU social à Libreville, le 18 décembre 2017.

Deux personnes sont mortes au Gabon après que des manifestants ont investi les rues de plusieurs villes du pays pour protester contre les restrictions de mouvement imposées par le gouvernement dans le but de freiner la propagation du coronavirus, a annoncé vendredi le chef de la police nationale.

"Dans des circonstances non encore élucidées, deux personnes à Libreville ont subi des blessures par balles et en ont succombé", a dit le général de brigade Serge Hervé Ngoma, lors d'une déclaration pré-enregistrée qui a été diffusée sur Facebook.

Le commandant en chef de la police a ajouté qu'une enquête a été ouverte, tout en rejetant les accusations selon lesquelles l’une de ses unités, la Brigade Anti Criminalité, est régulièrement coupable d’actes de torture. Il a ajouté que la police a intenté un procès contre des personnes non identifiées qui, selon lui, dénigrent le chef de la police.

"Répression aveugle et sanglante"

Mais les activistes racontent une toute autre histoire.

George Mpaga, président d'une coalition d'organisations de la société civile gabonaise, a déclaré à VOA Afrique dans une interview que le nombre réel des victimes pourrait s’élever à quatre personnes. "Nous ne connaissons pas le nombre exact pour l'instant", a-t-il déclaré.

Dénonçant une "répression aveugle et sanglante", l'ancien ministre Alexandre Barro Chambrier, désormais opposant, a demandé "que toute la lumière soit faite sur les circonstances qui ont entraîné la mort de ces jeunes compatriotes afin que les coupables soient identifiés et traduits en justice", via son compte Facebook.

Selon Orca Boudiandza Mouele, directeur de publication du journal La Cigale Enchantée, la manifestation consiste à exhorter les gens à sortir la nuit pour faire du bruit en tapant sur des casseroles.

"Ça a commencé timidement mais dans la nuit de jeudi à vendredi, le mouvement a pris de l'ampleur", a déclaré le journaliste.

Certaines personnes ont quitté leur maison pour frapper des ustensiles dans la rue et d'autres ont érigé des barricades, a-t-il ajouté.

Covid: "Les populations croient que le gouvernement gabonais est allé trop loin"
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"Impossible" de trouver un moyen de transport

Les manifestants reprochent aux autorités une gestion hasardeuse, opaque et arbitraire de la pandémie, s’accordent à dire les activistes. Plus précisément, ils dénoncent l’imposition d'un couvre-feu à partir de 18 heures, la fermeture obligatoire des magasins vers le milieu de l'après-midi et l'obligation que certains employés produisent chaque semaine un test covid négatif, pour lequel ils doivent payer de leur propre poche.

"C'est très difficile, il m'arrive souvent de dormir au boulot parce qu'à 16h c'est quasiment impossible de trouver un moyen de transport. Et si je ne peux pas rentrer à la maison à l'heure, je vais payer une amende", a déclaré un résident de la capitale, Libreville, à VOA Afrique via l'application de messagerie WhatsApp.

En plus des restrictions elles-mêmes, les manifestants s’insurgent aussi contre la manière dont elles ont été adoptées, selon Georges Mpaga. "Il n'y a pas eu de consultation", explique-t-il. "Les résultats sont nuls".

"Nous ne savons pas qui gouverne"

Décriant la mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement, vendredi, Le Mbandja, un bi-hebdomadaire indépendant, a titré en première page : "Les commerçants de la Covid-19", avec des photos de hauts fonctionnaires du gouvernement, dont la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.

Même le quotidien gouvernemental, L'Union, a mis en garde contre les "conséquences dramatiques pour l'économie nationale" si les mesures actuelles de lutte contre le coronavirus n'étaient pas modifiées.

"L'avenir du mouvement de protestation dépend de la réponse des autorités", avertit Georges Mpaga. "Depuis 2018, suite à l'accident cardio-vasculaire du président Ali Bongo Ondimba, il y a un affaiblissement des institutions de l'État. Nous ne savons pas qui gouverne le Gabon; il y a un vide ambient", ajoute-t-il.

A ce jour, le Gabon compte plus de 13 000 cas confirmés de coronavirus et 75 décès, selon l'université Johns Hopkins, qui suit les données des pays du monde entier.

Mouvement des casseroles: "On compte 2 à 4 victimes", selon Georges Mpaga
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La Chambre des représentants adopte le plan de relance de Joe Biden

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (démocrate de Californie), se rend à une conférence de presse au Capitole, le 26 février 2021, à Washington, DC.

La Chambre américaine des représentants a approuvé samedi le vaste plan de relance de 1.900 milliards de dollars voulu par le président Joe Biden grâce aux seules voix des démocrates.

Le projet de loi sera prochainement examiné au Sénat, où des modifications sont prévues, de nombreux sénateurs jugeant certaines mesures trop coûteuses ou pas suffisamment ciblées.

Le nouveau président démocrate voulait au départ voir son "Plan de sauvetage américain" adopté dès début février, mais les tractations interminables entre élus n'ont pas permis d'avancer rapidement.

Face au retard, le président Biden a dû repousser à une date ultérieure son premier discours devant le Congrès, initialement prévu pour fin février.

C'est après des heures de débat que le projet de loi a été adopté dans la nuit à la chambre basse par 219 voix, toutes démocrates, contre 212, dont deux démocrates.

Le texte sera transmis au Sénat la semaine prochaine, où la mesure prévoyant une hausse du revenu minimum --jusqu'à 15 dollars par heure, d'ici 2025-- devrait être retirée.

Confiants, les démocrates comptent sur leur infime majorité à la chambre haute pour qu'il y soit à son tour approuvé.

La version finale du texte reviendra alors à la Chambre, où les chefs démocrates ont affirmé vendredi compter sur suffisamment de voix pour que le plan de relance soit adopté définitivement, avec ou sans hausse du salaire minimum.

"Nous devons approuver ce plan avant le 14 mars", lorsque le versement d'allocations chômage prolongé dans un précédent plan d'aide cessera, a mis en garde le chef de la majorité Steny Hoyer (élu du Maryland).

Le plan Biden prévoit plusieurs dizaines de milliards de dollars pour l'accélération du rythme des vaccinations et le déploiement de tests mais aussi 130 milliards de dollars pour aider les écoles et lycées à rouvrir malgré la pandémie.

De nouveaux chèques d'aide d'un montant de 1.400 dollars devraient être envoyés aux Américains, selon leur niveau de revenus, et la durée de versement des allocations chômage prolongée jusqu'au 30 septembre 2021.

Des questions sur l’efficacité et la sûreté des vaccins anti-covid

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Japon: des robots offrent du réconfort aux confinés

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La Côte d'Ivoire reçoit 504.000 doses de vaccin anti-Covid

Des élèves, portant des masques de protection, suivent des cours à l'école Merlan du Paillet lors de la réouverture des écoles, alors que le verrouillage pour coronavirus (COVID-19) est allégé, à Abidjan, Côte d'Ivoire le 25 mai 2020. REUTERS / Luc Gnago

La Côte d'Ivoire a reçu vendredi 504.000 doses de vaccin contre le Covid-19, les premières à arriver dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, financées par le dispositif Covax destiné en particulier aux pays défavorisés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Avec du retard sur l'horaire prévu (09H00 GMT et locales) ces doses du vaccin AstraZeneca/Oxford sont arrivées à l'aéroport international d'Abidjan à bord d'un avion de la compagnie Emirates affrété par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Avec le Ghana voisin qui a reçu 600.000 doses mercredi, la Côte d'Ivoire est l'un des premiers pays à bénéficier des vaccins financés par le système Covax visant à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays et territoires participants.

Il comporte un mécanisme de financement qui permet à 92 nations ayant un niveau de développement économique faible ou moyen, d'avoir accès aux précieuses doses et a été mis en place pour tenter d'éviter que les pays riches n'accaparent l'ensemble des vaccins.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué l'arrivée de ces vaccins en Afrique, mais a cependant accusé lundi certains pays riches de "saper" le dispositif Covax et d'"approcher les fabricants pour s'assurer l'accès à des doses de vaccins supplémentaires".

La livraison de doses de vaccin à la Côte d'Ivoire et au Ghana intervient après le lancement de la campagne de vaccination au Sénégal mardi, à la suite de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe, des Seychelles, de l'Ile Maurice, du Rwanda, de la Guinée équatoriale, de la Guinée, de l'Algérie, du Maroc et de l'Egypte.

Pour aider à accélérer la vaccination des 1,3 milliard d'Africains, l’Union africaine (UA) a déclaré qu’elle avait obtenu 270 millions de doses de vaccins contre le Covid à distribuer cette année.

La Côte d'Ivoire, pays de 25 millions d'habitants, enregistrait vendredi plus de 32.000 cas confirmés de coronavirus et près de 190 morts.

Les chiffres sont en augmentation depuis plusieurs semaines, mais en dehors de l'obligation de porter un masque dans les lieux fermés et de l'incitation à respecter les gestes barrières, aucune autre mesure restrictive n'est pour l'instant imposée.

Pfizer et Moderna promettent une augmentation majeure de l'offre de vaccins

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