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La proximité de bars et petits commerces perturbe des établissements scolaires à Ouaga


Les élèves du lycée Rimvougré traversent ce débit de boisson avant d’accéder à leurs salles de classe, Ouagadougou le 31 janvier 2020. (VOA/Kader Traoré)

A Ouagadougou, c’est devenu monnaie courante de voir des bars qui jouxtent les établissements scolaires. Les parents d’élèves souhaitent que la municipalité mette de l’ordre aux abords des lycées et collèges.

A Ouagadougou, dans les arrondissements 3, 10 et 11 de la capitale burkinabè, c’est l’heure de la pause dans les établissements scolaires. C’est également l’heure où les débits de boissons ouvrent leurs portes, avec toute l’animation musicale qui va avec.

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Quant aux autres établissements commerciaux, ils ont soulevé les grilles depuis quelque temps. Le hic, c’est que certains jouxtent les écoles et autres lieux d’éducation des enfants, sans que cela ne dérange leurs tenanciers.

Or, cette proximité peut avoir de lourdes conséquences sur le comportement et le cursus scolaire des enfants. C’est du moins l'avis d'Hector Raphael Ouédraogo, président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du Burkina.

"Ces établissements nuisent à l’éducation de nos enfants et de nos apprenants", explique-t-il.

La plupart de ces établissements évoluent dans l’irrégularité, sans agrément d’implantation. Pire, certains de ces commerces écoulent des produits qui posent des soucis aux éducateurs. C’est d’ailleurs ce que déplore Martin Kaboré, proviseur du lycée municipal de Bodogodo.

"A côté de notre lycée, il y a un débit de boissons où l’alcool est vendu. Il y a des kiosques qui vendent de la nourriture dont les conditions d’hygiène ne sont pas maîtrisées. En termes de sécurité et d’hygiène, ce sont des sources de menace sur l’environnement scolaire", fait-il remarquer.


Bon nombre des détenteurs de ces commerces sont conscients que l'emplacement de leurs étals perturbe le bon déroulement de l’activité scolaire. Ils sont d’ailleurs prêts à changer d’emplacement à condition que la municipalité leur trouve de nouveaux sites.

Ablassé Sana, gérant d’une quincaillerie à proximité du lycée Rimvougré, explique "c’est vrai que la mairie nous a dit de changer de place. Mais si nous quittons les lieux, quelles autres places vont-ils nous donner ? C’est grâce à cette activité que nous parvenons à entretenir nos familles et à scolariser nos enfants. Si nous ne travaillons pas, qui va s’occuper de nos enfants ? Que vont-ils manger ?".

Soucieux de l’avenir des enfants dans la capitale burkinabè, l’Union nationale des associations des parents d’élèves du Burkina dit avoir demandé aux autorités communales de prendre des mesures urgentes pour débarrasser les alentours des établissements des installations anarchiques. Elle souhaite également que prennent fin les commerces de produits tels que la cigarette et les boissons alcoolisées aux alentours des écoles.

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