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RDC

La police congolaise invitée à présenter un "visage humain"

Policiers congolais à Kinshasa en RDC le 20 décembre 2018.

Le ministre congolais de l'Intérieur a exhorté mercredi les agents de police à donner un "visage humain" à ce corps régulièrement accusé de répression et décrié par les défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo.

"Je vous exhorte à privilégier l'éducation du citoyen à la répression, le dialogue à la brutalité" afin "de donner un visage humain à la police nationale congolaise", a déclaré Gilbert Kankonde lors d'une cérémonie officielle à Kinshasa.

La présence des forces de l'ordre "devrait davantage rassurer les citoyens plutôt que de représenter une menace", a-t-il insisté devant des officiers et agents de police.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement certains agissements de la police en République démocratique du Congo : répression des manifestations et arrestations arbitraires notamment.

Ces agissements avaient été systématiquement signalés vers la fin du régime de l'ex-président Joseph Kabila (2015-2018), dans un contexte politique très tendu lié à la prolongation de son dernier mandat. La situation s'est détendue après la présidentielle du 30 décembre 2018, remportée par Félix Tshisekedi.

Aujourd'hui, "nous devons tous nous engager désormais à mettre fin à ces pratiques" afin de tendre vers un "État de droit qui conduise à la paix, à la sécurité, au bien-être social de nos populations", a ajouté M. Kankonde. "J'insiste sur la discipline au sein de la police nationale congolaise, (...) le policier n'est pas l'ennemi de la population".

Le ministre de l'intérieur a promis de "mettre un terme à tout comportement de type criminel et à toutes les tracasseries auxquelles se livrent assez souvent nos agents de l'ordre".

Mardi, le mouvement prodémocratie Lutte pour le changement (Lucha) avait dénoncé la répression de ses "manifestations pacifiques" dans les villes de Butembo, Bukavu (est) et Matadi (sud-ouest). Quatre personnes au moins avaient été arrêtées.

Le président Tshisekedi a promis de faire du respect des droits humains en RDC l'une des priorités de son mandat.

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Plus de 1000 détenus se sont évadés de la prison de Beni

Un garçon passe devant le mur d'un centre de traitement du virus Ebola à Beni, en RDC, le 1er avril 2019. REUTERS/Baz Ratner

Au moins un millier de prisonniers, dont des présumés membres des Forces démocratiques et alliées (ADF), se sont évadés de la prison de Beni dans l'Est de la République démocratique du Congo, après une attaque attribuée à ce groupe armé, ont indiqué mardi des sources administrative et policière.

"La prison de Kangbayi a été attaquée par des ADF", a déclaré à l'AFP Modeste Muhindo Bwakanamaha, maire par intérim de Beni.

"Seule une centaine de détenus n'ont pas quitté la prison sur les 1.455 qui s'y trouvaient", a-t-il ajouté.

Selon Radio Okapi, les assaillants étaient lourdement armés et ils ont d'abord attaqué une position de l'armée qui surveillait la prison.

"Deux prisonniers (ont été) tués par balles et sur 1.300 détenus, un grand nombre s'est volatilisé dans la nature" après cette attaque conduite "par des rebelles ADF, vers 4h30", a pour sa part indiqué la police sur Twitter.

Des dizaines de militaires et policiers sécurisaient la prison mardi avant midi, tandis que les autorités locales visitaient le lieux, a constaté un correspondant de l'AFP.

Deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) étaient positionnés sur les lieux.

Des riverains venus sur le lieux disaient craindre une recrudescence de "l'insécurité" après cette spectaculaire évasion, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

Les ADF sont accusés du massacre de plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Ils sont accusés d'avoir tué des centaines de civils rien que depuis novembre l'année dernière, quand l'armée congolaise a annoncé une offensive contre leurs bases et leurs leaders dans la forêt et la jungle autour de Beni.

La radio onusienne Okapi précise que des combattants Maï-Maï faisaient aussi partie de ceux qui se sont évadés lors de l'attaque de mardi.

Les évasions ne sont pas rares dans les prisons surpeuplées de la RDC, construite pour la plupart pendant l'époque coloniale, avant 1960.

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