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La Nasa pas convaincue par la thèse d'une "météorite" tueuse tombée en Inde

Un cratère, récemment découvert dans la péninsule de Yamal, dans Iamalie, en Russie, 17 juillet 2014.

L’agence spatiale américaine a affirmé attendre plus d’éléments prouvant que l’objet qui a causé mort d’hommes dimanche en Inde était bien une "météorite" tombée du ciel comme l’indiquait un communiqué des autorités indiennes.

La Nasa a estimé "improbable" mercredi que le mystérieux objet dont la chute a provoqué la mort d'un homme samedi dans le sud de l'Inde soit une météorite, comme évoqué par les autorités locales.

"Des éléments supplémentaires sont attendus de la part des scientifiques locaux, mais il est improbable qu'il s'agisse de quelque chose venu de l'espace", a déclaré un porte-parole de l'agence spatiale américaine, Dwayne Brown, dans un communiqué.

Un objet tombé sur un campus du district de Vellore, dans l'Etat du Tamil Nadu, a tué le chauffeur de l'établissement qui passait à pied, brisant également les vitres d'un bâtiment voisin.

Un fragment bleu, d'une taille inférieure à celle d'une main humaine, a été retrouvé à proximité d'un cratère dans le sol.

Le chef de l'exécutif du Tamil Nadu, Jayalalithaa Jayaram, avait incriminé une "météorite" dimanche dans un communiqué, provoquant un débat international.

Mais après examen de photographies, la Nasa estime que la taille du cratère observé "aurait requis une météorite d'au moins plusieurs kilos", a souligné M. Brown.

L'objet, en possession de la police, adhère aux aimants, ce qui montre qu'il contient du métal, ont indiqué les autorités. Certains experts ont émis l'hypothèse qu'il puisse s'agir de débris de fusée ou de navette spatiale.

Des scientifiques indiens continuaient mercredi à chercher une explication.

G.C. Anupama, doyen de l'Institut indien d'astrophysique, qui a envoyé une équipe sur place, a déclaré que l'enquête n'était pas terminée.

"L'équipe a obtenu un échantillon de la part de la police locale qui mène l'enquête. La nature de l'objet ne sera déterminée avec certitude qu'après des analyses approfondies de la part des experts", a-t-il dit à l'AFP.

Avec AFP

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Investiture de Biden et Harris: Programme des événements

Les préparatifs vont bon train avant la prestation de serment de Joe Biden et Kamala Harris au Capitole, le 18 janvier 2021 à Washington, DC.

Joe Biden prête serment mercredi à Washington, une journée historique au protocole strict dont l'intensité culminera à midi quand il deviendra officiellement le 46e président des Etats-Unis.

Nuit à Blair House

Le président élu et son épouse, Jill, passeront mardi soir la nuit à Blair House, la résidence officielle des invités étrangers du président américain, située en face de la Maison Blanche, aux abords de la Place Lafayette.

Office religieux

Dans la matinée du 20 janvier, Joe Biden assistera à une messe à la cathédrale Saint-Matthieu l'Apôtre, saint patron des fonctionnaires, à Washington. Il a invité les chefs de file des deux chambres du Congrès: les démocrates Nancy Pelosi et Chuck Schumer et les républicains Kevin McCarthy et Mitch McConnell. Cette messe "est une partie importante du respect de la tradition", a expliqué le sénateur Chris Coons à CNN, un proche de M. Biden qui est un fervent catholique.

Prestation de serment

Le président élu se rendra ensuite en convoi vers le Capitole où la cérémonie d'investiture commencera à 11H00 locale (16H00 GMT) sur une grande estrade installée face à la vaste esplanade du "National Mall".

L'hymne national sera chanté par la vedette de la pop Lady Gaga. La chanteuse Jennifer Lopez effectuera également une "prestation musicale".

Joe Biden et sa vice-présidente Kamala Harris prêteront serment à 12H00 (17H00 GMT), puis le président fera son discours inaugural dans lequel il doit affirmer sa vision pour "battre la pandémie, mieux reconstruire et unifier et guérir la nation" selon le comité d'organisation.

Dépôt de gerbe à Arlington

En début d'après-midi, Joe Biden se rendra au cimetière national d'Arlington, près de Washington, pour déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, en compagnie des anciens présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton et de leurs épouses. Il reviendra en convoi vers la capitale.

Entrée à pied

Le convoi doit stopper à quelques dizaines de mètres de la Maison Blanche pour y laisser Joe Biden entrer à pied et entouré d'une escorte militaire. C'est là qu'il doit signer dans l'après-midi ses premiers décrets présidentiels.

Soirée télévisée

Joe Biden et Kamala Harris s'adresseront à la nation lors d'une émission spéciale présentée par le comédien américain Tom Hanks et diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines à partir de 20H30.

Intitulée "Pour fêter l'Amérique", elle comptera de nombreux invités musicaux comme Jon Bon Jovi, Foo Fighters, John Legend, Demi Lovato, Bruce Springsteen, Justin Timberlake et Luis Fonsi, entre autres.

Une Américaine soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de Pelosi

Riley June Williams, originaire de la Pennsylvanie, identifiée le 17 janvier 2021 par le FBI, est soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. FBI / Document via REUTERS.

Aux Etats-Unis, une femme de 22 ans est soupçonnée d'avoir voulu, sans succès, vendre aux renseignements russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. L’ordinateur avait été dérobé lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l'acte d'accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole.

Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent une jeune femme, dont la mère a confirmé l'identité auprès de la chaîne, enjoignant à la foule de se rendre à l'étage du bâtiment.

Un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines, affirme avoir vu d'autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit d'un ordinateur (ou d'un disque dur) dans le bureau de Nancy Pelosi.

Selon ce même témoin cité dans l'acte d'accusation, qui affirme être un ex-partenaire de la jeune femme, cette dernière avait prévu d'envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu'il le vende aux services de renseignements extérieurs russes (SVR).

L'opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession de l'ordinateur ou l'aurait détruit.

Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la jeune femme, dont la mère a indiqué qu'elle avait quitté le domicile familial.

L'acte d'accusation n'a pour l'instant retenu contre Riley Williams que les chefs d'effraction et de trouble à l'ordre public, mais pas de vol.

Près de 70 personnes ont déjà été inculpées suite aux événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la Justice.

Les autorités ont encore procédé ces derniers jours à une série d'interpellations en lien avec ces inculpations.

Les chefs d'inculpation vont d'effraction à port d'armes prohibé en passant par trouble à l'ordre public et agression d'agents de la force publique.

L'opposant Navalny, incarcéré, appelle les Russes à "sortir dans la rue"

Le chef de l'opposition russe Alexei Navalny pendant l'attente d'une audience dans un poste de police de Khimki, près de Moscou, en Russie, le 18 janvier 2021. Photo Instagram @ NAVALNY / Social Media via REUTERS/INSTAGRAM @NAVALNY.

L'opposant russe Alexeï Navalny a appelé ses partisans à manifester contre le pouvoir, après son arrestation la veille et son incarcération jusqu'au 15 février.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Alexeï Navalny appelle ses partisans à descendre dans la rue. "Ne vous taisez pas, résistez", a-t-il déclaré depuis un commissariat transformé en salle d'audience. Son bras droit, Léonid Volkov, a annoncé l'organisation de manifestations le 23 janvier.

L'appel intervient alors que le camp de l'opposant préparait une campagne active en vue des législatives de septembre.

M. Navalny accuse le président Vladimir Poutine d'avoir ordonné son assassinat en août dernier, ce que nie la Russie. Après avoir survécu à un empoisonnement présumé, il a été soigné en Allemagne.

L'opposant a été interpellé dès son retour à Moscou dimanche pour non-respect d'un contrôle judiciaire en allant se faire soigner à l'étranger. Dans l'attente du jugement le 2 février, Navalny a été placé en détention pour 30 jours, lors d'une audience improvisée au commissariat de Khimki.

Plusieurs de ses partisans l'attendaient dehors par -20°C, scandant "liberté", avant qu'il ne soit conduit dans une prison de la capitale, selon ses proches.

Selon l'ONG spécialisée OVD-Info, près d'une cinquantaine de personnes ont par ailleurs été arrêtées lors d'un rassemblement de soutien à Saint-Pétersbourg.

"C'est juste une honte, on nous interdit de dire ce qu'on pense et qui on soutient!", a dit à l'AFP Natalia Semionova, 50 ans, lors de cette action.

Plus tôt dans la journée, Alexeï Navalny avait dénoncé une "parodie de justice" organisée dans "l'illégalité la plus totale".

"Pépé, dans son bunker, a tellement peur, qu'on déchire et qu'on jette le code de procédure pénale à la poubelle", a-t-il ajouté, en référence à Vladimir Poutine et au fait qu'un tribunal siège dans un commissariat.

Des opposants arrêtés

Le service pénitentiaire avait prévenu jeudi que l'opposant serait appréhendé à son retour pour avoir violé le contrôle judiciaire qui lui était imposé dans le cadre d'une peine de prison avec sursis pour détournements de fonds, que l'opposant juge politiquement motivée.

Il est aussi visé depuis fin décembre par une enquête pour escroquerie, suspecté d'avoir dépensé pour son usage personnel 356 millions de roubles (3,9 millions d'euros) de dons.

A l'occasion de son retour dimanche, des dizaines de ses partisans, venus l'accueillir à l'aéroport de Vnoukovo, ont été arrêtés par les forces anti-émeute. Et l'avion de M. Navalny a été dérouté à la dernière minute vers un autre aéroport, Cheremetievo.

L'opposant était tombé dans le coma en août alors qu'il revenait d'une tournée électorale en Sibérie. D'abord hospitalisé à Omsk en Russie, il avait finalement été évacué vers un hôpital berlinois.

Trois laboratoires européens ont conclu à un empoisonnement par un agent innervant militaire soviétique de type Novitchok, conclusion confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, malgré les dénégations de Moscou.

Largement ignoré dans les médias d'Etat russes, Alexeï Navalny est la principale voix de l'opposition grâce à une audience considérable sur les réseaux sociaux et à ses enquêtes sur la corruption des élites.

Sa notoriété reste toutefois limitée en dehors des grandes agglomérations.

La communauté internationale exige la libération de Navalny

L'arrestation a suscité un concert de condamnations en Europe et aux Etats-Unis.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à sa libération "immédiate", tout comme la chancellerie allemande qui a dénoncé une arrestation "arbitraire".

La France, la Pologne et le Royaume uni avaient fait de même, tout comme la future administration du président élu américain Joe Biden, le chef de la diplomatie de Donald Trump, et le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a répliqué en affirmant que les Occidentaux s'en prenaient à la Russie pour "détourner l'attention de la profonde crise qui mine le modèle de développement libéral".

Selon lui, dans l'affaire Navalny il s'agit seulement "de faire respecter la loi russe".

Delphine d'Amarzit va devenir la première femme à diriger la Bourse de Paris

Delphine d'Amarzit à Paris, le 18 janvier 2021.

Delphine d'Amarzit, numéro 2 de la banque en ligne Orange Bank, va prendre la tête de la Bourse de Paris en mars, a annoncé l'opérateur européen de marchés Euronext, devenant la première femme à piloter la place parisienne.

"Delphine d'Amarzit a été nommée Présidente-Directrice générale d'Euronext Paris et membre du directoire d'Euronext" à compter du 15 mars 2021, selon un communiqué du groupe qui détient six bourses européennes (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Oslo).

Une nomination effective sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires et de l'approbation par les actionnaires d'Euronext.

A 47 ans, Mme d'Amarzit, spécialiste du développement des marchés des capitaux et de la réglementation financière européenne notamment, succèdera à Anthony Attia, nommé dans le même temps directeur des marchés primaires et du segment "post-marché" (ndlr : post-négociations) au niveau du groupe Euronext.

Ces nominations s’inscrivent dans la stratégie de croissance d'Euronext et son changement de dimension depuis le rachat effectif de la Bourse d'Oslo (2019) et celui de Borsa Italiana qui devrait selon toute vraisemblance se concrétiser au cours du premier semestre.

"Euronext doit ajuster son organisation pour répondre à son ambition de bâtir la première infrastructure de marché paneuropéenne (...)", a expliqué, dans le communiqué, le directeur général d'Euronext, Stéphane Boujnah.

Diplômée de l'ENA, la haute école française d'administration, Mme d'Amarzit a assumé diverses responsabilités dans la haute fonction publique, en tant qu'inspectrice générale des Finances d'abord puis à la Direction du Trésor.

En plein coeur de la crise des subprimes, dans son rôle de conseillère pour les finances au cabinet du Premier ministre français François Fillon (2007-2009), "elle a notamment participé à la définition de la réponse publique à la crise financière (...)", souligne le communiqué.

M. Attia a commencé sa carrière à la Bourse de Paris en 1997 et, depuis la création d'Euronext en 2000, a occupé différents postes de direction au niveau du groupe.

Stellantis, nouveau géant automobile, met le turbo pour ses premiers pas à la Bourse

Les logos des groupes automobiles Peugeot PSA et Fiat Chrysler formant le nouveau géant Stellantis.

Le titre Stellantis, issu du mariage des constructeurs PSA et Fiat Chrysler, s'affichait en forte hausse sur les Bourses de Paris et Milan à l'occasion de la première cotation sur les marchés de ce groupe automobile mondial.

Le titre Stellantis est en hausse à la Bourse de Paris selon les données d'Euronext, et également en nette progression sur celle de Milan. Le titre sera également coté à partir de mardi à Wall Street.

"Une nouvelle compagnie, un nouveau départ, c'est une performance historique pour nous tous", a déclaré le président du conseil d'administration de Stellantis, John Elkann, avant de sonner symboliquement la cloche à la Bourse de Milan.

"Aujourd'hui est un grand jour, le jour de la naissance de Stellantis", s'est félicité de son côté Carlos Tavares, directeur général du nouveau groupe.

"À partir de ce jour, nous allons tirer parti des avantages de cette fusion de 25 milliards d'euros pour réaliser une performance solide et accroître encore de la valeur pour les actionnaires en nous appuyant sur nos avantages concurrentiels exceptionnels", a-t-il ajouté, cité dans le communiqué d'Euronext.

Les groupes PSA et FCA se sont officiellement unis samedi pour former Stellantis, quatrième groupe automobile mondial.

Les 14 marques du groupe représentent environ 9% du marché automobile mondial, pour 8 millions de véhicules vendus en 2019.

FCA a apporté à Stellantis les marques italiennes et américaines Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Dodge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et Ram. Fiat s'était séparé de Ferrari en 2016.

PSA avait dans sa besace les françaises Peugeot, Citroën et DS, ainsi que l'allemande Opel et la britannique Vauxhall, rachetées en 2017 à General Motors.

Les actionnaires de PSA ont reçu 1,742 action Stellantis pour chaque titre détenu. Les actionnaires de FCA ont obtenu de leur côté une action du futur ensemble pour chaque titre détenu.

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