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Coronavirus

La Mauritanie reçoit de Chine ses premières doses de vaccin anti-Covid

Un panneau indiquant "Le vaccin chinois est là!" à Nouakchott le 22 mars 2021.

La Mauritanie a réceptionné mercredi sa première livraison de vaccin contre le Covid-19, 50.000 doses de Sinopharm données par la Chine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce pays de plus de 4 millions d'habitants est le dernier en date en Afrique à bénéficier d'un tel don, après le Congo-Brazzaville, le Gabon ou le Niger par exemple, manifestation de la diplomatie menée par le géant asiatique autour de la mise à disposition de vaccins, y compris sur un continent où il a une présence forte.

La Chine est un des tout premiers partenaires commerciaux de la Mauritanie et manifeste un intérêt grandissant à investir dans un pays jouissant d'une situation stratégique, et disposant d'importantes ressources en minerais et en poissons et d'un potentiel énergétique appréciable.

Avant l'arrivée des doses, une grande affiche annonçant en chinois, en arabe et en français "le vaccin chinois est là" avait été placardée à Nouakchott. Un panneau semblable était en place mercredi sur le tarmac de l'aéroport quand le ministre de la Santé Mohamed Nedhirou Ould Hamed a réceptionné la cargaison de 50.000 doses et de 13 respirateurs acheminés par avion.

Le ministre n'a pas donné d'indication sur la date de début de la vaccination. Il avait indiqué préalablement que la priorité serait donnée aux personnels de santé et aux personnes âgées.

La Mauritanie attend plus de 800.000 doses du vaccin AstraZeneca au titre du système international Covax, a-t-on appris auprès du ministère de la Santé, qui n'a pas donné de date pour leur livraison.

La Mauritanie a déclaré officiellement plus de 17.600 cas de contamination et 447 décès. La progression de la pandémie semble ralentir, à raison d'une vingtaine de nouveaux cas par jour. Elle a sévèrement affecté une économie vulnérable.

La Chine a massivement exporté ses vaccins à l'étranger, sous forme de dons ou de ventes, pour atténuer les critiques internationales concernant sa gestion de la crise sanitaire au début de la pandémie.

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Les Etats-Unis vont investir 1,7 milliard de dollars pour combattre les variants covid

Un technicien travaille dans un laboratoire de séquençage au laboratoire de sciences moléculaires du département de la santé publique et de l'environnement du Colorado à Denver.

Le gouvernement américain a annoncé vendredi qu'il comptait investir 1,7 milliard de dollars pour améliorer les capacités de séquençage du coronavirus et détecter ses changements génétiques, au moment où plusieurs variants potentiellement dangereux deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Les fonds proviennent du plan d'aide à l'économie de 1.900 milliards de dollars voté par le Congrès à l'initiative du président Joe Biden le mois dernier, et sont censés permettre aux Etats-Unis de rattraper leur retard sur d'autres pays développés dans le domaine de la surveillance génomique.

"Début février, les laboratoires américains n'opéraient le séquençage que de 8.000 souches de Covid-19 par semaine", a affirmé un communiqué de la Maison Blanche, précisant que grâce à un premier investissement de 200 millions de dollars, le rythme était désormais de 29.000 échantillons par semaine.

En décembre, selon une analyse du quotidien The Washington Post, les Etats-Unis se classaient à la 43e place mondiale dans leur capacité à séquencer les cas de coronavirus.

Ce mois-ci, le variant identifié pour la première fois au Royaume-Uni est devenu la souche de coronavirus la plus fréquemment identifiée dans le pays.

Des craintes existent également sur l'émergence d'autres variants, tels que ceux identifiés en premier en Afrique du Sud et au Brésil.

Ces variants sont capables de mieux résister aux anticorps produits en réponse à une infection avec la souche initiale de coronavirus.

Les fabricants de vaccins à travers le monde testent actuellement de nouvelles versions de leurs sérums, conçues spécialement pour combattre les variants, et elles devraient être disponibles vers la fin de l'année.

Le coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde

Des employés municipaux portent le cercueil d'une victime du coronavirus dans une zone d'enterrement fournie par le gouvernement à Bogor, en Indonésie, le 26 janvier 2021.

Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP samedi, et la course à l'immunisation se poursuit.

Au total, 3.000.955 morts du Covid-19 ont été officiellement recensés, selon ce comptage réalisé à 10h00 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé, soit déjà bien plus que la plupart des épidémies virales des XXe et XXIe siècles, aux exceptions notables de la terrible "grippe espagnole" et du sida.

Après une légère accalmie en mars, le nombre de décès quotidiens est de nouveau en hausse, avec en moyenne plus de 12.000 morts par jour la semaine passée dans le monde, approchant des 14.500 décès quotidiens recensés fin janvier, au plus haut de l’épidémie.

Plus de 139 millions de cas de contaminations ont, eux, été recensés, dont environ 730.000 par jour actuellement, un chiffre également en hausse constante depuis fin février. Sur la seule journée de vendredi, plus de 829.000 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde, quelque 3.000 décès sont annoncés chaque jour. Ce chiffre a plus que doublé depuis la mi-février.

La hausse des décès est également extrêmement rapide en Inde, confrontée à une troisième vague virulente. Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés dans ce pays, soit neuf fois plus que début mars.

L'effort de l'Inde pour vacciner ses 1,3 milliard d'habitants fait face à des obstacles, avec seulement 117 millions de vaccins administrés jusqu'à présent et des stocks en baisse, selon certaines autorités locales.

La course à la vaccination, très inégale selon les pays, a atteint au niveau mondial près de 863 millions de doses injectées selon un bilan établi vendredi par l'AFP.

Principale arme contre la pandémie, elle pâtit des déboires des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca et se voit rattrapée par la multiplication de variants plus contagieux qui deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination, le Chili a publié une étude indiquant que le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès.

Confinement de week-end à Delhi

En Inde, un confinement du week-end est entré en vigueur samedi à New Delhi. La capitale a ordonné la fermeture de tous les services non essentiels. Les sites historiques étaient déserts samedi, les restaurants, les centres commerciaux et les salles de sport fermés et les rues vides.

L'Etat du Maharashtra, qui comprend Bombay, celui du Gujarat et celui du Karnataka, où se trouve le centre informatique de Bangalore, ont également imposé des restrictions de circulation.

L'État d'Uttar Pradesh, qui compte quelque 240 millions d'habitants, a ordonné un confinement d'une journée dimanche.

De même, l'État de l'Uttarakhand (nord) a limité les rassemblements à 200 personnes, mais a exempté l'immense festival hindou Kumbh Mela, qui se déroule depuis janvier, et a attiré 25 millions de personnes sans masques ni distanciation dont 4,6 millions cette semaine.

En Thaïlande, où l'épidémie flambe, de nouvelles restrictions seront imposées à partir de dimanche, notamment l'interdiction de la vente d'alcool dans les restaurants et les bars à Bangkok, épicentre de la troisième vague de Covid-19.

Les lieux de divertissement seront quant à eux fermés dans tout le pays pendant deux semaines.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions pour les déplacements entre provinces juste avant les festivités de Songkran cette semaine, marquant le Nouvel An thaïlandais, période pendant laquelle les départs en vacances sont habituellement nombreux.

Au cours des dix derniers jours, le nombre total d'infections est passé de 29.900 à plus de 40.500 en Thaïlande.

Prolongation de quarantaine en Espagne

En Europe, la valse-hésitation entre restrictions supplémentaires pour freiner la propagation et assouplissements pour soutenir l'économie et calmer le mécontentement bat son plein.

L'Espagne a prolongé samedi jusqu'à début mai l'obligation de se placer en quarantaine pour tous les passagers arrivant sur son territoire depuis douze pays - Brésil, Pérou, Colombie et neuf pays africains - en raison des craintes liées aux variants du coronavirus.

Plusieurs pays ont, eux, annoncé des assouplissements.

Le Danemark va ainsi accélérer sa réouverture dès le 21 avril, avec des spectateurs dans les stades et des clients au restaurant.

L'Italie devrait amorcer la réouverture des restaurants et des établissements scolaires à partir du lundi 26 avril.

En France, "c'est autour de la mi-mai que pourront démarrer les réouvertures", a affirmé le porte-parole du gouvernement, en rappelant qu'il s'agissait de rouvrir "certaines terrasses et certains lieux de culture".

Le gouvernement avance cependant à pas prudents, face à une épidémie qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé.

Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a, lui, annoncé vendredi la réouverture des commerces et l'autorisation des cultes religieux présentiels à partir de dimanche, même si le nombre de décès quotidiens du Covid-19 reste très élevé dans tout le pays.

Privés de leurs touristes, les Cap-Verdiens tentent de surmonter l'ère Covid

Peu de touristes fréquentent la plage de Tarrafal, au Cap-Vert en raison de la pandémie du coronavirus le 14 avril 2021.

"Depuis un an, je vais pêcher tous les jours": comme de nombreux Cap-Verdiens, Domingos Pereira s'adapte pour surmonter la crise du tourisme liée au coronavirus dans un archipel auparavant très prisé des vacanciers étrangers.

"Et le poisson, c'est seulement pour manger", sourit l'ancien guide touristique de 26 ans, un tee-shirt sur la tête pour se protéger du soleil. "Tu ne peux même pas le vendre, il n'y a pas de touristes. Il faut faire autre chose".

La vie paraît s'être arrêtée à Tarrafal, principale station balnéaire de l'île de Santiago, qui abrite la capitale Praia. Avant la pandémie, des dizaines de milliers de visiteurs venaient chaque année profiter de ses eaux turquoise et de son sable blanc, surtout en fin et tout début d'année. Les plus courues des dix îles de l'archipel, à 600 km et une heure du Sénégal, étaient prises d'assaut.

Les rues de Tarrafal sont désertes. Une poignée d'habitants sont assis à l'ombre d'un coin de rue. Sur la plage bordée de palmiers, seules bronzent les barques multicolores des pêcheurs.

Réputé pour ses côtes bercées par l'Atlantique et ses montagnes d'origine volcanique, le Cap-Vert est très dépendant du tourisme qui représente 25% de son PIB.

Si la pandémie a eu des effets sanitaires relativement contenus (19.780 cas de contamination et 188 décès), l'annulation des vols internationaux a mis à terre l'activité. Après des années de croissance (5,7% en 2019 et 4,5% en 2018), l'ancienne colonie portugaise, citée en exemple pour son dynamisme, a accusé en 2020 une récession historique de 14,8%. La majorité des hôtels a fermé et les touristes ont disparu. Beaucoup de Cap-Verdiens ont perdu leur travail.

"Plus de quoi vivre"

Les enjeux de l'économie et du tourisme seront au cœur des législatives qui se tiennent dimanche, dans un scrutin à l'issue incertaine.

Sur la place centrale pavée de motifs noirs et blancs typiques du Portugal trône la cabane de l'office du tourisme. Entouré de cartes postales, un homme aux dreadlocks et à la croix égyptienne en or raconte avoir perdu 80% de ses revenus.

Chaque soir, Silvio Antonio Lopes Borges, employé à la mairie, s'introduit avec son fils de deux ans dans la crèche qu'il ne peut plus payer. "On joue ensemble, au moins il est content", raconte l'ancien guide touristique de 32 ans. "En plus, c'est gratuit".

"Avant, je pouvais économiser. Aujourd'hui, ça ne me suffit pas pour vivre", se lamente-t-il.

En 2019, l'archipel a accueilli près de 800.000 touristes, dont 80.000 sur l'île de Santiago, des Européens pour la plupart, faisant plus que doubler la population du Cap-Vert (550.000 habitants), dit Eugênio Inocêncio, président de l'Association de tourisme de Santiago.

"On pensait que le tourisme allait reprendre au début de l’année mais l'Europe a connu une quatrième vague de coronavirus, de telle sorte que le nombre de touristes qui arrivent au Cap-Vert est résiduel", poursuit-il.

Diversifier

Depuis la terrasse de son hôtel, Maya Duarte a une vue imprenable sur la montagne Monte Graciosa qui plonge dans l'océan. L'inauguration de l'établissement, prévue en décembre, a été reportée à février, puis à nouveau, pour avoir lieu tout récemment.

A 25 ans, la directrice du Pensao Por Do Sol sait qu'elle prend un risque: "On est inquiet, on a peur de rester ouvert et de ne pas avoir de recettes, de ne pas avoir de quoi payer le personnel".

Pour elle, une seule solution: promouvoir le tourisme interne. "On ne peut pas attendre seulement que les Européens arrivent ici, on doit investir localement".

Pauvre en eau douce et en terres arables, le Cap-Vert importe 90% de ce qu'il consomme. Ses principaux partenaires sont l'Espagne, le Portugal et l'Italie, selon les données de l'Institut national des statistiques.

La pandémie a rappelé combien l'économie cap-verdienne est dépendante de l'Europe, non seulement pour le tourisme, mais aussi pour le commerce, explique l'économiste José Agnelo Sanches.

"La diversification de l'économie est la voie à suivre", dit-il. Le pays doit mieux s'intégrer avec ses partenaires africains pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l'Europe, et "il faut d'autres secteurs forts comme l'agriculture et la pêche par exemple", assure-t-il.

Une image "emblématique" du covid primée World Press Photo de l'année

Une infirmière et un patient s'embrassent au Brésil, cette photo de Mads Nissen a remporté le World Press Photo, le 15 avril 2021.

Un photographe danois a remporté jeudi le prestigieux World Press Photo de l'année 2021, pour une image d'une dame âgée enlaçant une infirmière protégée du Covid-19 par du plastique au Brésil, symbole "d'espoir" aux yeux des jurés.

Un photographe danois a remporté jeudi le prestigieux World Press Photo de l'année 2021, pour une image d'une dame âgée enlaçant une infirmière protégée du Covid-19 par du plastique au Brésil, symbole "d'espoir" aux yeux des jurés.

Le cliché de Mads Nissen, lauréat de la récompense principale du concours de photojournalisme World Press Photo, immortalise la première étreinte en cinq mois d'une résidente de 85 ans dans une maison de repos de Sao Paulo en août 2020.

Longtemps isolée à cause de la pandémie de coronavirus, elle avait finalement pu enlacer une infirmière grâce à un dispositif en plastique.

"Cette image emblématique du Covid-19 commémore le moment le plus extraordinaire de nos vies, partout", a estimé Kevin WY Lee, membre du jury, cité dans un communiqué.

Pour ce dernier, la photo, qui montre à la fois "vulnérabilité, séparation et survie", est aussi un symbole "d'espoir".

"Pour moi, c'est une histoire d'espoir et d'amour dans les moments les plus difficiles", souligne son auteur Mads Nissen, photographe au quotidien danois Politiken, qui a également décroché le premier prix dans la catégorie "Informations générales, image seule" grâce au cliché.

Basé à Copenhague, il avait déjà remporté le World Press Photo de l'année en 2015 pour l'image d'un couple homosexuel en Russie.

La série gagnante du reportage photo de l'année ("World Press Photo Story of the Year"), un nouveau prix majeur introduit en 2019, relate des histoires d'amour impactées par le conflit israélo-palestinien du photographe italien Antonio Faccilongo pour Getty Reportage.

Ernesto Benavides, un photographe indépendant travaillant pour l'Agence France-Presse (AFP) basé à Lima, a, lui, remporté le deuxième prix dans la catégorie "Instantanés d'actualité, reportages" pour une série d'images prises lors de manifestations contre la destitution de l'ancien président péruvien Martin Vizcarra en novembre.

Plus de 74.000 images avaient été soumises par quelque 4.300 photographes du monde entier et 45 d'entre eux avaient été nommés par les juges, selon les organisateurs du concours basé à Amsterdam.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu en ligne cette année en raison des restrictions liées au coronavirus.

Le prix de la photo de l'année avait été remporté en 2020 par le photographe de l'AFP Yasuyoshi Chiba, pour une image d'un jeune homme récitant un poème au milieu de manifestants au Soudan.

Au Sénégal, le vaccin gratuit anti-covid ne fait pas courir

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