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La Malaisie annonce l'expulsion de l'ambassadeur de Corée du Nord


La Vietnamienne Doan Thi Huong, au centre, suspecte de l’assassinat par empoisonnement du demi-frère en disgrâce du nord-Coréen Kim Jong-Un, Kim Jong-Nam, est escortée par des policiers à Sepang, Malasie, 1er mars 2017.

"L'ambassadeur a été déclaré persona non grata", a annoncé dans un communiqué le ministère malaisien des Affaires étrangères, ajoutant qu'il avait exigé en vain de Pyongyang des excuses pour les critiques émises à l'encontre de l'enquête malaisienne sur cet assassinat.

La Malaisie va expulser l'ambassadeur de Corée du Nord, a annoncé samedi son ministère des Affaires étrangères, alors que les tensions entre les deux pays sont vives après l'empoisonnement le 13 février à l'aéroport de Kuala Lumpur du demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un.

"L'expulsion de l'ambassadeur de Corée du Nord" traduit "l'inquiétude du gouvernement que la Malaisie ait pu être utilisée pour des activités illégales", a-t-il précisé.

Des images de vidéo-surveillance ont montré le demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un, Kim Jong-Nam, approché par derrière par deux femmes, dont l'une lui projette apparemment quelque chose au visage. Il a succombé pendant son transfert à l'hôpital.

D'après Kuala Lumpur, il a été empoisonné par un agent neurotoxique, le VX, une version plus mortelle du gaz sarin, indolore, inodore et si toxique qu'il a été classé comme arme de destruction massive.

La Corée du Nord a protesté vigoureusement contre l'enquête des autorités malaisiennes, accusées de collusion avec ses ennemis. De même, Pyongyang n'a pas accepté les conclusions de l'autopsie et soutient que la victime est décédée d'une crise cardiaque.

Le chef de la police malaisienne a balayé ces accusations : "Notre enquête, étayée par les expertises, confirme que Kim a été assassiné. La Corée du Nord peut dire ce qu'elle veut, ce sont les faits".

La brouille diplomatique entre les deux pays, qui entretenaient jusqu'alors des relations relativement chaleureuses, ne cesse de s'aggraver. Avant l'expulsion de l'ambassadeur, Kuala Lumpur avait ainsi annoncé l'annulation, à compter du 6 mars, d'un accord bilatéral permettant à leurs ressortissants respectifs de se rendre chez l'autre sans visa.

La Malaisie figurait parmi les rares pays au monde à avoir conclu de tels accords avec Pyongyang.

Avec AFP

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