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Droits humains

La Hongrie adopte une loi interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs

Un militant LGBT assiste à une audience devant la Haute Cour de Milimani à Nairobi, le 22 février 2019.

La Hongrie a adopté mardi un texte interdisant la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs, suscitant l'inquiétude des défenseurs des droits, alors que le gouvernement souverainiste de Viktor Orban multiplie les restrictions visant les LGBT.

L'amendement a été approuvé par 157 députés, dont ceux du parti au pouvoir, le Fidesz, au cours d'une séance retransmise en direct à la télévision.

L'opposition a boycotté le vote, à l'exception du Jobbik, formation d'extrême-droite anti-Orban, qui a voté pour.

"La pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l'identité de genre, le changement de sexe et l'homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans", écrit ce document consulté par l'AFP, qui entend ainsi "protéger les droits des enfants".

Dans la pratique, les programmes éducatifs ou les publicités de grands groupes solidaires des minorités sexuelles et de genre, comme par exemple celle de Coca-Cola représentant un couple d'hommes qui avait suscité en 2019 des appels au boycott, ne seront plus autorisés.

Il en sera de même pour des livres, tels que le recueil de contes et légendes dédramatisant l'homosexualité qui s'était attiré les foudres du pouvoir à l'automne 2020.

Des séries comme "Friends" ou des films comme "Bridget Jones", "Harry Potter" ou "Billy Eliot", dans lesquels l'homosexualité est évoquée, pourraient également être interdits aux mineurs, s'alarment les ONG.

Des milliers de personnes étaient descendues lundi soir dans les rues de Budapest pour dénoncer cette "propagande permanente" du gouvernement contre la communauté LGBT.

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La justice confirme la décriminalisation de l'homosexualité au Botswana

Des militants brandissent des drapeaux arc-en-ciel devant la Haute Cour du Botswana à Gaborone le 29 novembre 2021.

La justice du Botswana a maintenu lundi en appel sa décision de décriminaliser l'homosexualité, rejetant un recours déposé par le gouvernement conservateur du pays enclavé d'Afrique australe.

"La demande en appel est rejetée", a déclaré la Haute Cour dans son arrêt dont l'AFP a eu copie.

En 2016, le tribunal de Gaborone, capitale du Botswana, avait ordonné que les lois punissant les relations entre personnes de même sexe soit amendées, les qualifiant de "reliques de l'ère (britannique) victorienne" qui "oppressent une minorité".


Ce jugement, salué comme "historique" au niveau international, était très attendu sur l'ensemble du continent africain où l'homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Mais le gouvernement a fait appel de cette décision en octobre, estimant que cette "question politique" devait être tranchée par le Parlement et non par la justice.

Les citoyens botswanais homosexuels ont longtemps vécu dans "la peur constante d'être découverts ou arrêtés", a déclaré le juge Ian Kirby à la lecture de son arrêt. "Cela a parfois conduit à la dépression, au comportement suicidaire, à l'alcoolisme ou à la toxicomanie", a-t-il regretté.

Le Botswana est un des rares pays africains à avoir dépénalisé l'homosexualité. Les autres sont le Lesotho, le Mozambique, l'Angola et les Seychelles. L'Afrique du Sud est le seul pays africain autorisant le mariage gay, légalisé en 2006.

La justice s'était alors prononcée sur requête d'une personne contestant le code pénal qui réprimait depuis 1965 l'homosexualité avec des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

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