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La grève générale au Nicaragua endeuillée par de nouveaux affrontements

Des manifestants se tiennent derrière une barricade lors d'une manifestation contre le gouvernement du président Daniel Ortega, à Managua, au Nicaragua, le 30 mai 2018. REUTERS / Oswaldo Rivas

De nouvelles violences meurtrières ont éclaté jeudi au Nicaragua, paralysé toute la journée par une grève générale, portant à plus de 160 le nombre de morts depuis le début de la vague de contestation contre le président Daniel Ortega, durement réprimée par le régime.

Au moins quatre personnes - dont un adolescent de 15 ans - ont été tuées par balles ces dernières heures lors d'assaut lancés par les forces anti-émeutes et des milices paramilitaires pro-gouvernementales contre les barricades érigées par les manifestants, selon le Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

Ces violents incidents se sont produits dans plusieurs bastions de l'opposition autour de la capitale Managua, notamment Nagarote (nord-ouest), Tipitapa (est) et Masatepe (sud), a précisé à l'AFP Marlin Sierra, directrice du Cenidh.

Depuis minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, le pays a été paralysé par une grève nationale, décrétée par l'opposition pour protester contre la répression des manifestations, qui a fait 162 morts et plus de 1.300 blessés depuis le début du mouvement le 18 avril.

"Ortega continue sa politique criminelle contre le peuple du Nicaragua parce qu'il ne veut pas quitter le pouvoir, bien que le peuple lui dise de s'en aller", a dit à l'AFP Azhalea Solis, représentate de l'alliance de l'opposition.

"Tout est à l'arrêt, (on voit que) la population soutient la grève", a témoigné Pablo Ramirez, un chauffeur de taxi de Managua contraint à l'inactivité faute de clients.

Seuls de rares autobus aux trois quarts vides circulaient dans les artères de la capitale, quadrillées par les forces de sécurité. Et le Mercado oriental, l'un des marchés les plus animés de Managua, avait des airs de quartier fantôme.

"Aujourd'hui, personne ne travaille", a assuré Carlos Sanchez, vendeur de chewing-gums ambulant de 58 ans, qui espère que la grève permettra de faire plier le régime d'Ortega et de trouver une issue à la crise.

Usines, banques, supermarchés, stations-services, restaurants, petits magasins avaient gardé portes closes, de même que la quasi totalité des écoles publiques, dont les élèves étaient restés chez eux.

Ce débrayage national de 24 heures a été lancé par l'Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie - un regroupement d'étudiants, de chefs d'entreprise et de représentants de la société civile -, alors que les manifestations ne cessent de prendre de l'ampleur.

- "Ca suffit!" -

Tout en soutenant la grève, "expression de protestation pacifique", l'influente Eglise catholique, qui s'est posée en médiatrice du conflit, a pressé le gouvernement et l'opposition de renouer le dialogue.

Les évêques ont convoqué les deux camps à une réunion de concertation vendredi, où ils présenteront la réponse de l'ancien guérillero de 72 ans à leur proposition de réformes de la vie politique.

Après un premier passage de 1979 à 1990, Daniel Ortega est à la tête du pays depuis 2007 et son troisième mandat lui permet de se maintenir au pouvoir encore trois ans.

Trop long, estiment les manifestants qui réclament son départ, l'organisation anticipée de l'élection présidentielle prévue fin 2021 et des réformes constitutionnelles.

"Ca suffit. Nous voulons tous la paix, nous voulons dépasser ces circonstances dures, douloureuses, tragiques. Nous voulons trouver les possibilités de tracer un chemin vers l'avant à la table de négociations", a répliqué mercredi soir sur les médias officiels l'épouse de Daniel Ortega, Rosario Murillo, vice-présidente du pays et autre bête noire des manifestants.

- "Guerre civile larvée" -

Traversé par une profonde crise économique et sociale, le pays a connu un regain de violences depuis lundi après que les forces de sécurité ont tenté de démanteler de force les barricades dressées sur les routes du pays.

Armés de frondes et de mortiers artisanaux face aux fusils des policiers anti-émeutes, les manifestants ont bloqué en plusieurs points les axes routiers, paralysant des milliers de camions et désorganisant l'approvisionnement du pays.

Ces blocages ont miné la fragile économie nationale, avec un coût qui pourrait atteindre plus de 900 millions de dollars si le conflit se prolongeait, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (Funides).

Après l'avoir longtemps soutenu, les milieux d'affaires ont coupé les ponts avec le président Ortega, lui reprochant sa violente répression des manifestations.

Face à la force déployée par les policiers anti-émeute et des milices paramilitaires pro-Ortega, certains manifestants commencent à envisager de prendre les armes, alors que le mouvement se voulait jusqu'ici pacifique.

"Pour moi, ce qui se passe est une guerre civile larvée", a déclaré un responsable étudiant surnommé "El Gato" (Le Chat), retranché depuis plus d'un mois avec des centaines d'autres dans l'Université de Managua, transformée en bunker.

"La plupart d'entre nous ne veulent pas l'envisager, mais personnellement je pense que le moment va arriver où nous allons devoir nous armer pour être à égalité avec eux" (les forces de sécurité), ajoute-t-il. "Je crois que ce combat est juste".

Avec AFP

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Tensions et dissensions attendues au sommet du G7 qui s'ouvre samedi en France

Le logo du prochain sommet du G7 à Biarritz, en France. REUTERS / Charles Platiau -

Le sommet du G7 qui s'ouvre samedi à Biarritz dans le Sud de la France s'annonce électrique avec des dirigeants aux antipodes sur les grands enjeux du monde et des forces de l'ordre sur les dents face aux "anti" et aux risques de débordement.

Le président Emmanuel Macron, hôte cette année du traditionnel raout des sept grandes puissances démocratiques et industrielles, va devoir déployer des trésors de diplomatie et d'habileté pour mettre ses pairs au diapason, entre le dîner d'ouverture samedi et la conférence de presse finale lundi après-midi.

De l'Iran au commerce en passant par le Brexit, les lignes de fracture se multiplient entre un Donald Trump imprévisible, déjà en campagne pour sa réélection, un nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, volontiers provocateur et les cinq autres leaders.

Flairant le danger après le coup de théâtre du précédent sommet au Canada - le président américain refusa d'en signer les conclusions qu'il avait pourtant acceptées - Emmanuel Macron a biffé d'un trait l'exercice de la déclaration finale.

Exit "ces communiqués que personne ne lit qui sont le résultat d'interminables chicayas bureaucratiques", a-t-il pointé devant la presse présidentielle.

Et retour donc aux "discussions informelles", au coeur du G7 initié par le français Valéry Giscard d'Estaing en 1975 après le premier choc pétrolier.

- "Stupidité de Macron" -

Quarante ans plus tard, les Sept sont malmenés par un multilatéralisme en berne, l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine et un nationalisme décomplexé jusqu'au coeur des démocraties occidentales.

Emmanuel Macron, déterminé à se poser en médiateur dans le grand chamboulement mondial, ne désespère pas d'arracher quelques concessions à Donald Trump sur le nucléaire iranien, dossier explosif numéro un qui menace d'embraser le Moyen-Orient.

"Ce que j'espère des Etats-Unis et de la discussion au niveau du G7, c'est une clarification de la stratégie" pour faire bouger les Iraniens, préconise-t-il.

Le président français rencontrera au préalable le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif pour caler des "propositions" qui permettraient de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien.

Paris tente d'obtenir un allègement des sanctions américaines visant le pétrole iranien en échange d'un retour de l'Iran au plein respect de l'accord et de nouvelles négociations avec Téhéran sur son programme balistique et son influence régionale.

La partie s'annonce serrée pour le président français, Donald Trump lui ayant sèchement reproché de parler un peu trop "pour les Etats-Unis".

Le président américain n'a guère été plus amène sur la taxation des géants du numérique, dénonçant "la stupidité de Macron" en la matière et menaçant le vin français de rétorsion. Paris ne désespère pourtant pas là non plus d'obtenir un accord entre les Sept.

- Russie in ou out ? -

"N'oubliez pas que le prochain sommet se tiendra aux Etats-Unis en 2020, qui est l'année de l'élection présidentielle américaine. Donc c'est dans l'intérêt de Donald Trump d'avoir un sommet qui réussit (..) et prépare le terrain pour le prochain", anticipe Rohinton Medhora, président du Centre for International Governance Innovation, think-tank canadien.

Emmanuel Macron compte aussi afficher des résultats concrets sur certains sujets comme la "lutte contre les inégalités", thème officiel du sommet, en élargissant les discussions aux dirigeants de "puissances de bonne volonté" comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du sud et le Chili.

Il a également appelé le G7 à "parler de l'urgence" du problème des feux de forêt en Amazonie - ce qui lui a valu une réplique cinglante du président brésilien Jair Bolsonaro, estimant que de discuter de ce problème en l'absence du Brésil faisait montre d'une "mentalité colonialiste".

L'économie mondiale, guettée par la récession sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, sera aussi l'objet de toutes les attentions.

La Russie, exclue de ce forum dpuis l'annexion de la Crimée en 2014, pourrait aussi faire parler d'elle, Donald Trump préconisant - à contrecourant de ses pairs - sa réintrégration. "C'est bien plus sensé d'avoir la Russie", a-t-il assuré mardi.

Durant trois jours, les leaders du monde seront confinés dans un palace, loin de la société civile dont ils se veulent à l'écoute, et l'élégante station balnéaire de Biarritz, rendez-vous des têtes couronnées au XIXe siècle, transformée en camp retranché.

Plus de 13.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la région, où un grand rassemblement d'opposants au sommet fait craindre des violences samedi d'Hendaye à Irun (Espagne).

Avec AFP

Missiles: Russes et Américains s'accusent à l'ONU de course aux armements

Le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine lors du sommet des dirigeants du G20 à Buenos Aires, en Argentine, le 30 novembre 2018.

La Russie et les Etats-Unis se sont reprochés mutuellement jeudi à l'ONU de contribuer, avec leurs essais de missiles, à une nouvelle course aux armements, Washington réclamant que Pékin soit inclus dans d'éventuelles futures négociations visant à les limiter.

Avec son test le 18 août d'un missile de portée intermédiaire, "l'Amérique est prête à une course aux armements", a asséné l'ambassadeur russe adjoint auprès de l'ONU, Dmitri Polyanskiy, lors d'une réunion du Conseil de sécurité demandée par Moscou.

Au contraire, la Russie est prête à "un dialogue sérieux" pour le contrôle des armements, a-t-il ajouté, se disant "stupéfait par la position adoptée par les Européens (qui) tolèrent les actions américaines".

"La Russie et la Chine souhaitent un monde dans lequel les Etats-Unis font preuve de retenue alors qu'ils continuent à accumuler des armes", a rétorqué son homologue américain, Jonathan Cohen.

"Les essais américains pour développer une capacité conventionnelle terrestre ne sont ni provocateurs ni déstabilisateurs" et Washington ne va pas "rester les bras croisés" alors que Pékin et Moscou poursuivent le développement de nouveaux armements, a-t-il insisté.

"Que s'est-il passé exactement le 8 août?", a aussi demandé Jonathan Cohen, en évoquant l'explosion mystérieuse à caractère nucléaire survenue ce jour-là en Russie. "Quel était le système" testé?, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis "restent disponibles pour un contrôle des armements efficace et vérifiable", incluant "la Russie et la Chine", a enfin fait valoir le diplomate américain.

L'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Jun, a souligné que les armes de son pays étaient "défensives sans poser de menace contre quiconque". "Nous nous opposons aux courses aux armements et souhaitons garantir un équilibre stratégique", a-t-il précisé.

La Haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Izumi Nakamitsu, avait au préalable dénoncé le "développement d'armes supersoniques" qui "peut saper la sécurité et déclencher une course aux armements déstabilisatrice".

"Il y a un besoin urgent de nouvelles approches internationales - y compris des approches multilatérales juridiquement contraignantes -, d'un consensus et d'un accord pour traiter les divers aspects des missiles posant problème", a conclu la responsable onusienne.

Avec AFP

Rupture de l'accord de partage militaire: Tokyo "proteste vivement" contre Séoul

Taro Kono, ministre japonais des Affaires étrangères.

Tokyo va "protester vivement" contre la décision de la Corée du Sud de rompre un accord de partage de renseignements militaires, a déclaré jeudi le ministre japonais des Affaires étrangères, qualifiant ce geste d'"extrêmement regrettable".

"Je dois dire que la décision de mettre fin à ce pacte par le gouvernement sud-coréen est une totale erreur de jugement de la situation de la sécurité régionale et est extrêmement regrettable", a déclaré Taro Kono dans un communiqué.

"Nous ne pouvons accepter les affirmations de la partie sud-coréenne et nous allons protester vivement auprès du gouvernement de Corée du Sud", a ajouté M. Kono.

Séoul avait déclaré plus tôt qu'il n'était "pas dans l'intérêt national de maintenir l'accord qui a été signé avec l'objectif d'échanger des renseignements militaires sensibles".

Les relations entre Tokyo et Séoul sont plombées depuis des décennies par des contentieux hérités de l'époque où la péninsule était une colonie nippone (1910-1945).

Et ce conflit latent est un casse-tête pour Washington, qui compte sur la coopération entre le Japon et la Corée du Sud pour appuyer sa politique dans une région particulièrement tendue du fait de la menace nucléaire nord-coréenne et de la montée en puissance de la Chine.

La brouille entre Tokyo et Séoul a connu une nette aggravation ces dernières semaines, après que des tribunaux sud-coréens eurent exigé d'entreprises japonaises qu'elles dédommagent des Sud-Coréens qui avaient été forcés de travailler dans leurs usines durant l'occupation japonaise jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Tokyo a riposté le 2 août en décidant de rayer la Corée du Sud d'une liste d'Etats bénéficiant d'un traitement de faveur, mesure perçue comme une sanction par Séoul qui a répliqué aussitôt avec une radiation similaire.

Séoul a décidé de mettre à exécution sa menace de ne pas reconduire l'accord de partage de renseignements militaires.

Celui-ci avait été conclu en novembre 2016 sous l'égide de Washington dans le contexte de la montée en puissance des programmes balistiques et nucléaire nord-coréens.

Le but du pacte était de mieux coordonner la collecte d'information sur le régime et les activités de la Corée du Nord.

Feux en Amazonie : Bolsonaro contre la "psychose environnementale" et les ONG

Feux en Amazonie

Le président brésilien Jair Bolsonaro a lancé jeudi une nouvelle charge contre les ONG, "soupçonnées" d'être responsables des feux de forêt en Amazonie, tout en accusant la presse de faire du tort au pays avec une "psychose environnementale".

Si la situation dans la plus vaste forêt tropicale de la planète était très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de seulement 48 heures dans l'ensemble du Brésil.

D'après l'INPE, 75.336 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays de janvier jusqu'au 21 août, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier. Selon un collectif d'ONG, 54% de ces feux concernent l'Amazonie.

Tandis que la presse brésilienne commençait à rapporter des problèmes sanitaires, notamment respiratoires, dans certaines villes, les feux affectant "le poumon de la planète" restaient jeudi au Brésil la première tendance sur Twitter, avec en illustration son lot de photos ou vidéos prises hors du Brésil ou même il y a 30 ans.

Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

Au cœur de la tempête après ses déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a accusé la presse d'avoir déformé ses propos sur une responsabilité des ONG dans les feux en Amazonie, tout en réaffirmant que "les plus forts soupçons viennent" de celles-ci.

"A aucun moment je n'ai accusé les ONG des feux en Amazonie. C'est incroyable ce qui s'écrit dans les journaux!" a-t-il lancé à des journalistes à Brasilia.

- "C'est la guerre" -

Le président d'extrême droite a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser de ces "incendies criminels (...) les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens". "Tout le monde peut être suspect. Mais les plus forts soupçons viennent des ONG", a-t-il dit, enfonçant le clou.

Mercredi Jair Bolsonaro avait déjà montré du doigt les ONG de défense de l'environnement. "Il pourrait s'agir, oui, il pourrait, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces +ONGéistes+ pour attirer l'attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C'est la guerre à laquelle nous sommes confrontés", avait-il lancé devant des journalistes.

"Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il assuré jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.

"L'argent dans les caisses des ONG ne sert ni à lutter contre les incendies ni à replanter des arbres", a dit le président qui, dès son arrivée au pouvoir en janvier, a pris pour cible les défenseurs de l'environnement et des populations indigènes.

"La presse brésilienne passe son temps à inventer des histoires, mais m'accuser d'être (un) Néron qui met le feu est irresponsable, c'est faire campagne contre le Brésil", a-t-il dit. "Il y a toujours eu des feux de forêt et il y en aura toujours. Malheureusement cela arrive en Amazonie".

- "Cramer l'image du Brésil" -

Il a exprimé toutefois sa préoccupation pour les retombées économiques.

"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil) notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...) et votre vie à vous éditeurs, propriétaires de télévision va être compliquée", a-t-il menacé.

"Cette psychose environnementale nous empêche d'agir" et "je veux sauver le Brésil", a-t-il dit.

Dans une tribune commune, 118 ONG se sont élevées contre "l'irresponsabilité" présidentielle.

"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", lit-on dans ce texte, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".

La forte hausse du nombre d'incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation.

Le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà défrettées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones qui n'étaient pas destinées à être brûlées.

Nucléaire: l'Iran évoque des "points d'accord" avec Macron

Ali Khamenei parle lors d'un direct télévisé à Téhéran, en Iran, le 12 juin 2009.

Le chef de la diplomatie iranienne a fait état jeudi, à la veille d'une rencontre avec le président français, de "points d'accord" avec Emmanuel Macron, qui cherche à sauver l'accord sur le nucléaire iranien fragilisé par le retrait américain.

"Le président Macron a contacté le président (iranien Hassan) Rohani avec diverses propositions et le président Rohani m'a chargé d'aller rencontrer le président Macron pour savoir si nous pourrons finaliser certaines de ces propositions afin de permettre à chacun de s'acquitter de ses obligations en vertu du JCPOA (l'accord sur le nucléaire)", a dit Mohammad Javad Zarif.

"C'est l'occasion d'examiner la proposition du président Macron et de présenter le point de vue du président Rohani, et de voir si nous pouvons trouver un terrain d'entente. Nous avons déjà des points d'accord", a-t-il ajouté.

A Paris, la présidence française a confirmé qu'Emmanuel Macron recevra vendredi matin le ministre iranien pour discuter du nucléaire iranien avant le sommet du G7 de Biarritz au cours duquel ce dossier très sensible sera abordé.

Cette rencontre se tiendra "dans la continuité" des entretiens qu'a eus le président français ces derniers mois pour tenter de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA), dont les États-Unis sont sortis en 2018, selon la présidence française.

La tenue de cet entretien, qui se déroulera hors presse, avait été annoncée par les médias iraniens en début de semaine.

Emmanuel Macron avait confirmé mercredi, devant des journalistes, qu'il s'entretiendrait avec des représentants iraniens "pour essayer de proposer des choses" alors que le nucléaire iranien sera au centre des discussions à Biarritz entre Donald Trump d'un côté, et les dirigeants des pays européens signataires du texte, de l'autre. "On a des vrais désaccords au sein du G7", a-t-il reconnu.

Signataire de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, la France conduit les efforts européens pour sauver le texte depuis le retrait unilatéral du président américain Donald Trump en mai 2018, suivi du rétablissement de sanctions draconiennes contre Téhéran.

Conclu entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), l'accord avait permis la levée d'une partie des sanctions en échange de l'engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

En réponse au retrait américain et à l'incapacité des Européens à l'aider à contourner les sanctions, Téhéran a arrêté en juillet de respecter certains de ses engagements pris aux termes de l'accord.

L'Iran a menacé de s'affranchir d'autres obligations si les Etats parties à l'accord ne parviennent toujours pas à l'aider à contourner les sanctions, notamment pour vendre son pétrole.

Ces mesures "peuvent être annulées dès que l'Europe se conformera à ses obligations du JCPOA", a répété M. Zarif jeudi.

Après la rencontre entre MM. Macron et Zarif, le dossier iranien devrait encore être abordé au sommet du G7 qui se tiendra dans la foulée à Biarritz de samedi à lundi.

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