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La France et la Côte d'Ivoire renforcent leur coopération militaire

Le président Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara à l'Élysée, France, le 11 juin 2017.

La France et la Côte d'Ivoire vont "renforcer dans les prochaines semaines, de manière concrète, leur partenariats militaire et dans le renseignement" pour "gagner la bataille contre le terrorisme", a annoncé dimanche Emmanuel Macron après avoir reçu son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

Descendant les marches de l'Elysée, le président français a accueilli chaleureusement Alassane Ouattara, qu'il avait déjà rencontré quand il était ministre de l'Economie.

Le président Ouattara a promis que la Côte d'Ivoire "jouera sa part" dans la lutte contre le terrorisme au niveau de la sous-région ouest-africaine.

Le 13 mars 2016, un attentat revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait fait 19 morts sur la plage de Grand-Bassam, près d'Abidjan.

La Côte d'Ivoire, ancienne colonie, est un allié historique de la France en Afrique.

Abidjan participe à la force de l'ONU déployée au Mali (Minusma) et 900 militaires français sont stationnés en Côte d'Ivoire, pour des missions de formation de leurs homologues ivoiriens et surtout en appui de la force française antiterroriste Barkhane au Sahel.

M. Ouattara a par ailleurs souligné que son pays, qui affiche une croissance annuelle de 7%, comptait "mettre l'accent sur les investissements dans les énergies renouvelables et l'éducation", et salué les déclarations d'Emmanuel Macron sur l'Accord de Paris concernant le climat.

Le dirigeant ivoirien a remercié Paris de son soutien pour l'élection de son pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies à compter de 2018. "Cela fait un quart de siècle que nous n'avions pas eu la possibilité de siéger au Conseil, c'est une évolution importante pour nous", s'est-il félicité.

Il a enfin remercié le président français de "son engagement à nous aider à démarrer très rapidement le métro d'Abidjan", sans précision sur ce projet auquel participe le groupe Bouygues, mais toujours en stand-by.

Avec cette rencontre, suivie lundi de la visite du président sénégalais Macky Sall, Emmanuel Macron pose les premiers jalons d'une politique africaine qu'il veut renouveler en l'inscrivant dans un grand partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée.

Il effectuera une visite de deux jours au Maroc mercredi et jeudi avant de participer au sommet G5 Sahel début juillet, pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme avec les cinq pays concernés (Mauritanie, Niger, Mali, Tchad et Burkina Faso).

La Côte d'Ivoire et le Sénégal sont les deux poids lourds de l'Afrique francophone. Le président Ouattara entretient depuis des années d'excellentes relations avec la France, certains de ses détracteurs et partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo l'accusant d'être l'homme de Paris.

Emmanuel Macron a par ailleurs précisé dimanche qu'il se rendrait au sommet UE-Afrique qui se tiendra fin novembre 2017 en Côte d'Ivoire.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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