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Le confinement a conduit à une forte baisse de la criminalité en Afrique du Sud


Une femme proteste après avoir été gazée par un membre des services de police sud-africains pour ne pas avoir porté de masque facial à Hillbrow, Johannesburg le 1er mai 2020.

Selon le ministre sud-africain de la police, le confinement strict imposé à travers le pays a conduit à une baisse de la criminalité. L'interdiction de vendre l'alcool a par contre un bilan mitigé.

La criminalité violente a nettement reculé en Afrique du Sud à la faveur du confinement anticoronavirus, s'est réjoui vendredi le ministre de Police Bheki Cele, qui s'est cependant refusé cette fois de l'attribuer à l'interdiction des ventes d'alcool.

Le nombre de meurtres, de viols et de vols qualifiés a respectivement baissé de 63, 82 et 63% entre le 27 mars, date de l'entrée en vigueur du confinement, et le 19 mai par rapport à la même période de l'année précédente, selon les statistiques présentées par M. Cele.

"Il a eu un important recul, particulièrement dans la catégorie des crimes violents, y compris les violences faites aux femmes", a-t-il déclaré.

Pour ralentir la pandémie de Covid-19, l'Afrique du Sud est soumise depuis deux mois à un confinement qui a interdit la vente d'alcool et de cigarettes.

Une semaine à peine après le début de cette mesure, Bheki Cele s'était déjà félicité du recul de la délinquance en l'attribuant "à l'impossibilité de se procurer de l'alcool". Les propos du ministre avaient suscité une vive polémique.

Avec une moyenne de 58 meurtres par jour, selon les chiffres annuels publiés par la police en septembre dernier, l'Afrique du Sud est considérée comme un des pays les plus violents de la planète.

Elle est aussi la plus touchée par le Covid-19 en Afrique subsaharienne, avec 19.137 cas d'infection et 369 morts.

"Il appartiendra à nos analystes de déterminer les raisons de l'évolution de la criminalité", a indiqué vendredi M. Cele, rejetant toutes les questions sur le rôle de l'alcool.

Selon le quotidien Business Day, le ministre a toutefois reconnu que l'interdiction de vente d'alcool a offert une aubaine pour les réseaux de contrefaçon et de trafics. La police a répertorié près de 230 000 violations liées au trafic d'alcool et de cigarettes depuis le début du confinement, selon la source.

"Les syndicats du crime organisé profitent du confinement pour étendre leurs activités illégales en incluant la vente illicite d'alcool et de cigarettes", a-t-il avoué, cité par Business Day.

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