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La fiancée de Khashoggi appelle à punir "tous les responsables" de cette "barbarie"

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, encadré dans un cercle rouge, avec sa fiancée Hatice Cengiz devant le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, en Turquie, sur une image de vidéosurveillance, le 2 octobre. 2018.

La fiancée turque du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué dans le consulat de son pays à Istanbul début octobre, a exigé que soient punis "tous les responsables" de cette "barbarie".

"Ma demande est que tous les responsables impliqués dans cette barbarie, du plus bas au plus haut niveau, soient punis et traduits en justice", a déclaré Hatice Cengiz dans une interview à la chaîne Habertürk.

Jamal Khashoggi, un collaborateur du Washington Post âgé de 59 ans, a été tué le 2 octobre dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour obtenir un document administratif lui permettant d'épouser Mme Cengiz.

C'est cette dernière qui, inquiète de ne pas le voir sortir de la représentation diplomatique devant laquelle elle attendait, a alerté les autorités turques.

"Je me suis mise à trembler de tout mon corps quand j'ai compris qu'il lui était arrivé quelque chose", a-t-elle raconté à Habertürk en sanglotant. "Tout à coup, une peur immense s'est abattue sur moi".

Après plusieurs heures d'attente, Mme Cengiz a indiqué qu'elle avait appelé l'accueil du consulat pour signaler que Khashoggi n'était pas sorti. "On m'a répondu qu'il n'y avait plus personne à l'intérieur".

Elle téléphone alors à un ami du journaliste, Yasin Aktay, qui est l'un des conseillers du président Recep Tayyip Erdogan. La police est avertie et l'enquête s'enclenche.

Selon Ankara, le journaliste a été tué par une équipe de 15 agents saoudiens venus spécialement pour cette opération.

Après avoir nié la mort du journaliste, Ryad a reconnu que celui-ci avait été tué, mais évoque une opération "non autorisée" qui se serait déroulée sans la connaissance du pouvoir.

"Jamais une telle chose ne m'avait traversé l'esprit", a dit Mme Cengiz, précisant que le consulat ne l'avait pas autorisée à entrer avec son fiancé.

Le corps de Khashoggi n'avait toujours pas été retrouvé vendredi, 24 jours après le meurtre.

Avec AFP

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

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