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La dépigmentation des hommes, un phénomène fréquent au Sénégal

Scène de rue à Dakar le 19 décembre 2016.

La dépigmentation des hommes est un phénomène de plus en plus fréquent au Sénégal. Et si ceux qui le font avance des questions de bien-être, cela est globalement mal perçu.

Sophie Diop dans sa boutique devant ses produits cosmétiques, le 26 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Sophie Diop dans sa boutique devant ses produits cosmétiques, le 26 décembre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)


Selon Sophie Diop, une vendeuse sénégalaise, "ce sont les hommes qui achètent le plus. Ils viennent tout le temps pour acheter ces produits. Ils le font pour suivre la mode", pense-t-elle.

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Pour cet homme ayant requis l'anonymat, c'est avant tout une question de bien-être car chacun a le choix de faire ce qu'il veut. Il avoue utiliser "une gamme de produits", avant d'ajouter qu'il ne le fait pas pour se dépigmenter mais pour se sentir bien.

"C'est naturel, j'aime le faire et ça ne me dérange pas. J'ai le droit de prendre soin de mon corps, c'est pour cela que j'ai acheté une gamme de produits qui me va bien, rien de plus", tranche-t-il.

La pratique de la dépigmentation chez les hommes est très mal perçu par leurs pairs, qui jugent cela dévalorisant pour un homme. Pour Pape Matar Gueye, ceux qui le font sont souvent conditionnés par les tendances et l'envie de se faire voir.

"C'est devenu un phénomène à la mode et on voit de plus en plus d'hommes se dépigmenter. Peut-être qu'ils ont des problèmes de peau, mais moi, je ne cautionne pas ça, parce que je ne le tolère même pas pour les femmes", explique Matar.

Pape Matar affirme qu'il y a des hommes pour qui "tous les moyens sont bons pour se faire voir, la dépigmentation, les épilations et j’en passe". Pour terminer, il affirme qu'il y a beaucoup de choses que les hommes font maintenant alors que c'était "l'apanage des femmes".

La gent féminine est même de moins en moins enclin à pratiquer la dépigmentation. Certaines femmes jugent que les hommes qui s'y adonnent font un mélange de genre au moment où les dames s'éloignent de plus en plus de ces pratiques comme l'indique Arame Sene.

Carnet de Santé : le blanchiment de la peau
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"Les femmes elles-mêmes commencent réellement à voir la beauté d'une autre façon", affirme-t-elle.

Mode, tendances et dépigmentation sont des aspects de la vie auxquels les hommes s'intéressent de plus en plus. Dans une société sénégalaise ouverte mais assez conservatrice sur certains points, ces pratiques, surtout la dépigmentation chez les hommes, demeurent très controversées.

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Un refuge pour les femmes victimes de violences

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Le Sénégal fait son show au Salon de l’électronique de Las Vegas

Notre envoyé spécial, Arzouma Kompaoré, interviewe quatre startups sénégalaises au CES 2020 à Las Vegas le 9 janvier 2020.

Les innovateurs africains étaient bien présents au CES 2020 de Las Vegas. A l’instar de l’Egypte et du Maroc, du 7 au 10 janvier 2020, le Sénégal est venu réclamer sa place sur la scène Tech mondiale.

170 000 visiteurs, 4 500 exposants, groupes et start-up venus du monde entier se sont retrouvés au CES de Las Vega dans le but de présenter des solutions innovantes et développer de nouveaux partenariats.

Cette année, quatre start-up sénégalaises ont pu vivre une expérience unique grâce à un effort conjoint de la délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes et de la société Gainde 2000. Il s'agit de Dictaf Corporation, Tolbi, Suite et Car Rapide Prestige.

Pour les start-up sénégalaises, cette expérience du CES 2020 a été enrichissante a plus d'un titre. Cette expérience leur permettra aussi d'être mieux préparées l'année prochaine.

Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante
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La transformation digitale : une priorité pour le Sénégal

Ces jeunes start-up ont été galvanisées par la stratégie nationale visant à faire du Sénégal un hub technologique en Afrique. Le 27 décembre 2019, les parlementaires sénégalais ont en effet adopté la loi sur les start-up dont les objectifs sont, entre autres, de créer un cadre spécifique d’appui et de gouvernance des start-up de droit sénégalais, la mise en place d’un régime juridique adapté pour l’enregistrement et la labellisation et la création d’un centre de ressources dédié.

Lors de la rencontre organisée par VOA Afrique sur le modèle de transformation digitale sénégalais, Papa Amadou Sarr, le ministre délégué à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, a insisté sur les enjeux du numérique pour le Sénégal.

Transformation digitale : le modèle sénégalais
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Cette édition du CES marque également le lancement du «Global Tech Challenge». Fruit d’un partenariat entre la CES et la Banque mondiale ce nouveau concours se concentre sur trois domaines clés - la santé, les barrières entre les sexes et les technologies qui permettent aux communautés d'être plus résilientes face aux catastrophes et au changement climatique. Selon la Banque mondiale, cette initiative est l'occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs de pays souvent sous-représentés sur la scène technologique mondiale.

Transformation digitale : le modèle sénégalais

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Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante

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Au moins 600 morts sur les routes sénégalaises

Des voitures se croisent de manière anarchique à cause du non-respect du code de la route, 20 janvier 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, chaque année plus de 600 morts sont enregistrés et les facteurs humains sont responsables à 80% d'après les autorités de la sécurité routière. Courses poursuites, excès de vitesse sont entre autres les causes de ces nombreux accidents mortels qui ont fini de créer un sentiment d'insécurité routière chez la population.

Dakar est devenu le théâtre d'accidents particulièrement meurtriers et spectaculaires en zone urbaine. Le dernier en date a fait 3 morts et 7 blessés graves. Des victimes malheureuses d'une course-poursuite entre 2 camions frigorifiques.

Les ravages des accidents de la circulation au Sénégal
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Un cas loin d'être isolé et causé par plusieurs facteurs d'après le Vieux Abdou Bodian qu'il y a d'abord le facteur de l'octroi des permis ensuite "le manque de civisme, le manque de rigueur au niveau de l'État car les fautes ne sont pas réprimées à leur juste titre".

Selon lui, "quand un chauffeur fait une infraction, on l'amène en justice mais deux jours après, on le relâche". Et pour lui, ce sont "des facteurs qui jouent en faveur du banditisme au volant et favorisent le non-respect du code de la route".

La situation interpelle également les usagers des transports en commun. Pape Amadou Diop indexe l'attitude des chauffeurs et remet en question la compétence de certains d'entre eux.

"Il y a des chauffeurs qui sont formés, qui ont des permis mais qui ne respectent pas le code de la route", affirme-t-il d'entrée avant de poursuivre, "on voit des chauffeurs de bus qui font la course pour je ne sais quelle raison mais ils font n'importe quoi alors qu’ils ont leur permis".

Amadou Diop souligne aussi des manquements plus graves et surtout très fréquents, "il y a aussi le cas des gens qui n'ont pas de permis et on les appelle souvent des apprentis. Ils viennent et ont leur donnent des voitures qu'ils conduisent sans avoir de permis, ça aussi c'est une des causes des nombreux accidents". Et pour lui, le fait qu'il y ait des apprentis qui conduisent sans avoir de permis, "ça signifie qu’il n y’a pas de surveillance".

Au-delà du manque de surveillance, c'est la prolifération d'établissements non autorisés qui exacerbe le problème de l'insécurité routière et inquiète les formateurs agréés par l'État.

Les auto-écoles ne sont pas toutes en conformité avec la législation comme l'indique Mamoudou Fall. Moniteur agréé, il affirme que "certaines sont des clandestins".

Le moniteur souligne aussi la présence sur les routes de certains conducteurs qui ne passent même pas dans les auto-écoles pour apprendre à conduire. Mais pour Mamoudou, la situation la plus déplorable concerne les responsables des auto-écoles qui profitent de cette situation pour "vendre le permis à des conducteurs qui n'ont pas le niveau".

Des faits que l'on retrouve selon lui au service des mines où "on donne le permis de conduire à des gens qui ne savent pas conduire et qui n'ont même pas appris le code de la route". Et pour ce moniteur agréé, ce sont "des situations qui ne font que favoriser les accidents".

Pour remédier à la défaillance de certains maillons de la chaîne, responsable de la sécurité routière. L'État du Sénégal a procédé au remplacement total et à la numérisation des permis de conduire pour garantir plus de transparence dans l'octroi des permis pour améliorer la sécurité routière.

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