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Sénégal

La banlieue dakaroise face au défi de la sécurité

Lors d'un cours de karaté, dans la banlieue de Dakar, à Guédiawaye, le 12 décembre 2019. (VOA/Seydine Aba Gueye)

Dans la banlieue de Dakar, plus précisément à Guédiawaye, la présence des forces de l'ordre est jugée insuffisante voire inefficace par les habitants. Les résidents se plaignent de la recrudescence des cas d'agressions et de violences.

Selon Ibrahima Sylla, la présence des forces de sécurité n'est plus un gage de sécurité ni un facteur dissuasif.

Cet habitant de Guédiawaye explique que l'une des causes principales de cette situation est la chute du mythe de l'homme en uniforme. "Nous avons constaté que lorsque l'agent en question que ça soit un agent de la police ou de la gendarmerie se livre à des pratiques qui ne sont pas du tout courtoises au vu et au su de tout le monde, cet agent-là à tendance à perdre sa notoriété et son pouvoir dissuasif".

Pour Ibrahima, la conséquence directe est le fait que des individus mal intentionnés puissent se livrer à des casses, à des actes de violences sans pour autant avoir peur de l'agent de police. Raison pour laquelle il pense que la présence de la police "n'est plus un gage de sécurité".




Une présence qui est surtout insuffisante aux yeux des habitants de Guédiawaye

Pour Djibril Sarr, la recrudescence de la violence dans cette partie de la banlieue en est la preuve car il y a de plus en plus de vols à mains armées et d'agressions en plein jour dans "des points sensibles" où la présence des forces de sécurité ne se fait pas sentir.

Selon lui, l'État doit prendre ses responsabilités afin de renforcer les commissariats parce que la plupart des forces de l'ordre sont dans la circulation routière en train de "raquetter les taximen et autres". Ce qu'il juge déplorable. Avant d'ajouter que "la sécurité de tous est primordiale donc à ce niveau l'État doit prendre ses responsabilités".

Guédiawaye a besoin d'un dispositif sécuritaire global pour faire baisser les cas de violences. C'est la conviction de Mamadou Ndiaye Diome qui estime que la sécurité ne doit pas seulement être l'affaire de l'État car elle doit être inclusive pour plus d'efficacité "la population a un rôle important à jouer là-dedans", avance-t-il.

D'après lui, il faudrait que dans les lieux où on note beaucoup plus de violences notamment les stades, les arènes, les manifestations politiques qu'on puisse sensibiliser davantage la population et en amont.

Mamadou pense que les gens qui vont dans les lieux où se tiennent ces manifestations doivent "être suffisamment outillés" pour savoir les conséquences de ces violences sur eux-mêmes, sur la communauté et aussi sur les victimes. D'après lui, la solution globale passe par un "dispositif concerté".

Pour davantage être au chevet des populations, l'État du Sénégal avait pourtant créé en 2013 l'Agence d'Assistance à la sécurité de proximité avec un effectif de 10.000 agents.

Une entité qui a très vite montré ses limites dans la banlieue, poussant les autorités à renforcer les recrutements au sein des forces de sécurité régaliennes. Ce qui s'est traduit par l'enrôlement de 1.330 agents au sein de la police en 2019.

De même, beaucoup de zones sensibles de la capitale sénégalaise, dont Guédiawaye, ont été dotées de commissariats de police et de brigades de gendarmerie mais pour les populations, il reste beaucoup à faire.

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Un refuge pour les femmes victimes de violences

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Le Sénégal fait son show au Salon de l’électronique de Las Vegas

Notre envoyé spécial, Arzouma Kompaoré, interviewe quatre startups sénégalaises au CES 2020 à Las Vegas le 9 janvier 2020.

Les innovateurs africains étaient bien présents au CES 2020 de Las Vegas. A l’instar de l’Egypte et du Maroc, du 7 au 10 janvier 2020, le Sénégal est venu réclamer sa place sur la scène Tech mondiale.

170 000 visiteurs, 4 500 exposants, groupes et start-up venus du monde entier se sont retrouvés au CES de Las Vega dans le but de présenter des solutions innovantes et développer de nouveaux partenariats.

Cette année, quatre start-up sénégalaises ont pu vivre une expérience unique grâce à un effort conjoint de la délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes et de la société Gainde 2000. Il s'agit de Dictaf Corporation, Tolbi, Suite et Car Rapide Prestige.

Pour les start-up sénégalaises, cette expérience du CES 2020 a été enrichissante a plus d'un titre. Cette expérience leur permettra aussi d'être mieux préparées l'année prochaine.

Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante
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La transformation digitale : une priorité pour le Sénégal

Ces jeunes start-up ont été galvanisées par la stratégie nationale visant à faire du Sénégal un hub technologique en Afrique. Le 27 décembre 2019, les parlementaires sénégalais ont en effet adopté la loi sur les start-up dont les objectifs sont, entre autres, de créer un cadre spécifique d’appui et de gouvernance des start-up de droit sénégalais, la mise en place d’un régime juridique adapté pour l’enregistrement et la labellisation et la création d’un centre de ressources dédié.

Lors de la rencontre organisée par VOA Afrique sur le modèle de transformation digitale sénégalais, Papa Amadou Sarr, le ministre délégué à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, a insisté sur les enjeux du numérique pour le Sénégal.

Transformation digitale : le modèle sénégalais
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Cette édition du CES marque également le lancement du «Global Tech Challenge». Fruit d’un partenariat entre la CES et la Banque mondiale ce nouveau concours se concentre sur trois domaines clés - la santé, les barrières entre les sexes et les technologies qui permettent aux communautés d'être plus résilientes face aux catastrophes et au changement climatique. Selon la Banque mondiale, cette initiative est l'occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs de pays souvent sous-représentés sur la scène technologique mondiale.

Transformation digitale : le modèle sénégalais

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Le Sénégal au CES 2020, une expérience enrichissante

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Au moins 600 morts sur les routes sénégalaises

Des voitures se croisent de manière anarchique à cause du non-respect du code de la route, 20 janvier 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, chaque année plus de 600 morts sont enregistrés et les facteurs humains sont responsables à 80% d'après les autorités de la sécurité routière. Courses poursuites, excès de vitesse sont entre autres les causes de ces nombreux accidents mortels qui ont fini de créer un sentiment d'insécurité routière chez la population.

Dakar est devenu le théâtre d'accidents particulièrement meurtriers et spectaculaires en zone urbaine. Le dernier en date a fait 3 morts et 7 blessés graves. Des victimes malheureuses d'une course-poursuite entre 2 camions frigorifiques.

Les ravages des accidents de la circulation au Sénégal
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Un cas loin d'être isolé et causé par plusieurs facteurs d'après le Vieux Abdou Bodian qu'il y a d'abord le facteur de l'octroi des permis ensuite "le manque de civisme, le manque de rigueur au niveau de l'État car les fautes ne sont pas réprimées à leur juste titre".

Selon lui, "quand un chauffeur fait une infraction, on l'amène en justice mais deux jours après, on le relâche". Et pour lui, ce sont "des facteurs qui jouent en faveur du banditisme au volant et favorisent le non-respect du code de la route".

La situation interpelle également les usagers des transports en commun. Pape Amadou Diop indexe l'attitude des chauffeurs et remet en question la compétence de certains d'entre eux.

"Il y a des chauffeurs qui sont formés, qui ont des permis mais qui ne respectent pas le code de la route", affirme-t-il d'entrée avant de poursuivre, "on voit des chauffeurs de bus qui font la course pour je ne sais quelle raison mais ils font n'importe quoi alors qu’ils ont leur permis".

Amadou Diop souligne aussi des manquements plus graves et surtout très fréquents, "il y a aussi le cas des gens qui n'ont pas de permis et on les appelle souvent des apprentis. Ils viennent et ont leur donnent des voitures qu'ils conduisent sans avoir de permis, ça aussi c'est une des causes des nombreux accidents". Et pour lui, le fait qu'il y ait des apprentis qui conduisent sans avoir de permis, "ça signifie qu’il n y’a pas de surveillance".

Au-delà du manque de surveillance, c'est la prolifération d'établissements non autorisés qui exacerbe le problème de l'insécurité routière et inquiète les formateurs agréés par l'État.

Les auto-écoles ne sont pas toutes en conformité avec la législation comme l'indique Mamoudou Fall. Moniteur agréé, il affirme que "certaines sont des clandestins".

Le moniteur souligne aussi la présence sur les routes de certains conducteurs qui ne passent même pas dans les auto-écoles pour apprendre à conduire. Mais pour Mamoudou, la situation la plus déplorable concerne les responsables des auto-écoles qui profitent de cette situation pour "vendre le permis à des conducteurs qui n'ont pas le niveau".

Des faits que l'on retrouve selon lui au service des mines où "on donne le permis de conduire à des gens qui ne savent pas conduire et qui n'ont même pas appris le code de la route". Et pour ce moniteur agréé, ce sont "des situations qui ne font que favoriser les accidents".

Pour remédier à la défaillance de certains maillons de la chaîne, responsable de la sécurité routière. L'État du Sénégal a procédé au remplacement total et à la numérisation des permis de conduire pour garantir plus de transparence dans l'octroi des permis pour améliorer la sécurité routière.

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