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Coronavirus

L'Ouganda valide un traitement contre la maladie COVID-19 à base de plantes

Un agent de santé ougandais prélève des échantillons pour tester le coronavirus chez un chauffeur de camion, au poste frontalier de Malaba, à la frontière avec le Kenya, en Ouganda, le 29 avril 2020.

L'autorité ougandaise des médicaments a déclaré mardi qu'elle avait approuvé le Covidex, un médicament à base de plantes, pour traiter la maladie COVID-19, causée par le coronavirus.

"Le Covidex peut être mis à la disposition du public dans les points de vente de médicaments autorisés non pas comme une cure de COVID-19, mais comme un traitement d'appui dans la gestion des infections virales", a déclaré Dr David Nahamya, directeur exécutif de l'autorité ougandaise des médicaments.

L'annonce des autorités ougandaises a suscité des inquiétudes du côté de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'agence des Nations unies chargée de la santé publique à travers le globe.

L'OMS dit avoir consulté en mars des chercheurs de neuf pays africains, dont l'Ouganda, sur l'utilisation de la médecine traditionnelle pour traiter la maladie COVID-19. Le Covidex ne faisait pas partie des médicaments traditionnels évalués.

"L'OMS n'a reçu aucune information sur ce produit", a déclaré Dr Solome Okware, du bureau de l'OMS en Ouganda. "L'utilisation de produits pour traiter le COVID-19 qui n'ont pas encore fait l'objet d'une étude robuste peut être préjudiciable si la procédure régulière n'est pas respectée", a-t-il ajouté.

Des responsables sanitaires ougandais désinfectent le marché en plein air de Nakawa dans le cadre des mesures visant à prévenir la propagation de la maladie à coronavirus dans la division de Nakawa à Kampala, le 17 avril 2020.
Des responsables sanitaires ougandais désinfectent le marché en plein air de Nakawa dans le cadre des mesures visant à prévenir la propagation de la maladie à coronavirus dans la division de Nakawa à Kampala, le 17 avril 2020.

Côté ougandais, on précise que l'approbation du Covidex intervient dans le contexte d'une troisième vague de cas de coronavirus dans le pays à l'heure même où les médicaments autorisés pour un usage d'urgence dans les pays développés ne sont pas disponibles aux Ougandais.

Le Covidex, explique Dr Nahamya, a été soumis à une évaluation scientifique de deux semaines pour s'assurer de sa sécurité et de son efficacité.

Le fabricant du Covidex, Jena Herbals Uganda, a augmenté sa production et le remède sera disponible pour tous ceux qui en ont besoin, sous surveillance médicale.

"Le produit a été formulé à partir de plantes médicinales traditionnellement utilisées pour soulager les symptômes de plusieurs maladies", a déclaré Dr Nahamya. "Pour approfondir l'efficacité du médicament pour d'autres utilisations, la NDA [l'autorité nationale ougandaise des médicaments] a conseillé au fabricant de mener des essais cliniques contrôlés aléatoires, qui constituent le plus haut niveau de preuve pour vérifier tout traitement présumé", a-t-il ajouté.

Trouver des solutions locales

"Ce qui est actuellement approuvé pour une utilisation d'urgence aux États-Unis n'est pas disponible en Ouganda", a déclaré Dr Samuel Opio, secrétaire de la Société pharmaceutique de l'Ouganda.

Pour lui, bien qu'il y ait des inquiétudes quant à l'utilisation abusive du Covidex par le public, son approbation était une étape positive.

"Nous devons chercher des solutions locales aux défis mondiaux, et le traitement par les plantes médicinales en est une", a-t-il ajouté.

L'Ouganda a récemment reçu 175 000 doses de vaccin d'AstraZeneca, mais n'inocule que les travailleurs de première ligne. Avec seulement 856 025 personnes vaccinées dans le pays, de nombreux membres du public ont eu recours au Covidex pour traiter les symptômes de la maladie COVID-19.

L'Ouganda a recensé à ce jour plus de 81 000 cas de coronavirus dont 1061 morts, selon les dernières données de l'université Johns Hopkins.

Article rédigé par Halima Athumani. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

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Covid-19: le Canada annonce la fin des mesures sanitaires aux frontières

Les voyageurs n'auront donc plus d'obligation de dépistage, de quarantaine ou d'isolement.

Le gouvernement canadien a annoncé lundi mettre un terme samedi à toutes les restrictions sanitaires aux frontières visant à lutter contre la propagation du Covid-19 et notamment la fin de la vaccination obligatoire à l'entrée au Canada.

"Nous jugeons que nous sommes maintenant en mesure de modifier notre approche aux frontières internationales", a déclaré Dominic LeBlanc, le ministre des Affaires intergouvernementales, indiquant que "la situation sanitaire s'est grandement améliorée".

Les voyageurs n'auront donc plus d'obligation de dépistage, de quarantaine ou d'isolement.

Les personnes de plus de 12 ans devaient jusqu'ici être vaccinés pour entrer au Canada ou bien se soumettre à un test de dépistage avant l'entrée, à l'arrivée et se placer en quarantaine pendant 14 jours.

Des tests aléatoires étaient également toujours en place pour les personnes vaccinées. Par ailleurs, le Canada imposait le port du masque dans les avions et les trains.

Selon le gouvernement canadien, la transmission du virus se fait essentiellement à l'intérieur du pays. Toutefois, le port du masque reste recommandé pour éviter la propagation du virus.

"Les importations de cas de Covid et de ses variants n'influencent plus significativement l'évolution de la pandémie au pays", a justifié le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos.

"L'accent doit être sur la vaccination à jour (...) c'est là qu'il faut investir", a précisé M. Duclos en ajoutant que le Covid-19 "est toujours là".

Environ 90% de la population des 12 ans et plus ont reçu deux doses de vaccin, et la moitié ont en outre reçu un rappel, selon les chiffres du gouvernement.

Afrique du Sud : deux décès après une vaccination anti-Covid

Vaccination contre le coronavirus à l'hôpital universitaire Chris Hani Baragwanath de Johannesburg, en Afrique du Sud, le 26 mars 2021.

Le régulateur sud-africain des médicaments a signalé deux cas mortels du syndrome de Guillain-Barré (SGB), une rare atteinte neurologique, chez des personnes qui avaient reçu le vaccin anti-Covid du laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J).

L'autorité de Santé (SAHPRA) avait signalé un premier décès le 4 août.

"La SAHPRA a été informée d'un second cas mortel du syndrome de Guillain-Barré après une vaccination avec le vaccin contre le Covid-19 de Janssen", a-t-elle déclaré lundi dans un communiqué.

Contacté par l'AFP, J&J a souligné mardi dans une réponse écrite que "de très rares cas du trouble neurologique, le syndrome de Guillain-Barré, ont été signalés après une vaccination avec le vaccin Janssen contre le Covid-19, la plupart survenant au cours des 42 premiers jours suivant la vaccination".

"Le SGB est un effet indésirable très rare mais grave qui est associé à l'administration de divers vaccins et autres médicaments et qui peut également être déclenché par des infections telles que le SRAS-CoV-2", a ajouté le laboratoire, sans faire directement référence aux cas sud-africains.

La SAHPRA n'a pas donné plus de détails sur les patients décédés, invoquant "le secret médical".

Elle avait toutefois signalé dans son communiqué que "les effets signalés chez la personne vaccinée correspondaient à la définition de cas de SGB et aucune autre cause probable de SGB n'a été identifiée".

Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu'à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou.

L'Afrique du Sud, officiellement le pays africain le plus touché par la pandémie, a enregistré plus de quatre millions de cas de coronavirus et 102.129 morts.

Sur la population de 60 millions, 20,3 millions de Sud-Africains ont été vaccinés. Plus de 9,2 millions ont reçu le vaccin de J&J et 12,5 millions celui du laboratoire Pfizer, selon les chiffres officiels.

Anthony Fauci, le “Monsieur Covid” de Washington, annonce sa retraite

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Le confinement a conduit à un boom du marché immobilier américain

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Aux États-Unis, les experts affirment que les tendances post-pandémiques continuent d’être le moteur du marché immobilier. Les prix des maisons ont augmenté de près de 30% par rapport à ceux d’il y a deux ans, selon Zillow, un géant immobilier spécialiste du domaine.

Joe Biden a contracté le coronavirus

Le président Joe Biden fait une déclaration aux journalistes à l'hôtel Waldorf Astoria Jeddah Qasr Al Sharq, le 15 juillet 2022, à Jeddah, en Arabie saoudite.

Âgé de 79 ans, Joe Bien est vacciné et a il déjà reçu deux doses de rappel. Il sera isolé mais "continuera à assumer la totalité de ses fonctions", précise la Maison Blanche.

Joe Biden, 79 ans et président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis, a été testé positif au Covid-19 jeudi mais ne présente que des "symptômes très légers", selon un communiqué de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Le démocrate, qui jusqu'ici n'avait jamais été testé positif, a "commencé à prendre du Paxlovid", la pilule anti-Covid de Pfizer, et va s'isoler à la Maison Blanche jusqu'à ce qu'il soit à nouveau négatif, a-t-elle indiqué.

Le président, pleinement vacciné et qui a reçu deux doses de rappel, "continuera à assumer la totalité de ses fonctions" pendant ce temps, selon le communiqué.

"Il a été en contact avec des membres de l'équipe de la Maison Blanche par téléphone ce matin, et il participera aux réunions prévues ce matin à la Maison Blanche par téléphone et par Zoom" depuis ses appartements privés, a précisé Karine Jean-Pierre.

"Robuste"

"Par souci de grande transparence", la Maison Blanche a promis de communiquer "chaque jour" sur l'état de santé de Joe Biden, qu'un examen médical en novembre dernier avait trouvé "robuste" et "apte" à exercer ses fonctions.

Le dernier test négatif du chef d'Etat américain, qui a effectué la semaine dernière une tournée en Israël et en Arabie saoudite, remontait à mardi, a précisé Karine Jean-Pierre.

Le président, qui veut faire campagne avant des élections législatives en novembre, avait initialement prévu un déplacement en Pennsylvanie jeudi et un autre en Floride lundi prochain.

Les Etats-Unis enregistrent actuellement environ 130.000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs sous-estimé selon les experts, et le nombre d'hospitalisations est également en hausse. Le très contagieux sous-variant BA.5 d'Omicron est dominant dans le pays, où il représente environ 80% des cas.

Paxlovid

Le paxlovid, que prend donc Joe Biden, est un traitement antiviral qui agit en diminuant la capacité du virus à se répliquer, freinant ainsi la progression de la maladie. Il doit être pris dans les premiers jours après l'apparition des symptômes pour être efficace.

Il est recommandé aux Etats-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge.

Le prédécesseur de Joe Biden, le républicain Donald Trump, avait annoncé le 2 octobre 2020 sur Twitter avoir été testé positif au Covid-19.

Il avait été évacué par hélicoptère de la Maison Blanche vers l'hôpital militaire de Walter Reed, et y avait été soigné pendant trois nuits.

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