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L'Italie impose des conditions pour accepter les migrants sauvés en mer

Des migrants et des réfugiés descendent du bateau de sauvetage "Diciotti" en Italie, le 8 janvier 2018.

L'Italie a décidé de conditionner les débarquements des migrants sauvés en Méditerranée par les navires de l'opération navale européenne Sophia à un partage de leur prise en charge par d'autres Etats membres, ont indiqué vendredi à l'AFP plusieurs responsables européens.

"L'Italie ne veut plus être l'unique pays de débarquement des migrants sauvés en mer par ses propres unités navales", a fait savoir le ministre des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi dans un courrier à la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini.

La position de l'Italie et ses implications étaient discutées vendredi à Bruxelles par les ambassadeurs des Etats membres, a-t-on précisé.

Le ministre italien a officiellement demandé la révision du mandat de l'opération Sophia, actuellement sous commandement italien, et le Premier ministre italien Giuseppe Conte a informé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker des conditions imposées pour les débarquements en Italie des migrants sauvés en mer.

>> Lire aussi : Des migrants sénégalais recherchés dans le désert mauritanien

L'Italie n'acceptera leur débarquement sur son territoire qu'à la seule condition que d'autres pays de l'Union européenne acceptent de prendre en charge une partie d'entre eux, a précisé M. Conte dans une lettre à M. Juncker.

Le gouvernement populiste italien impose de fait aux autres membres de l'UE les conditions déjà mises au débarquement le week-end dernier de quelque 450 migrants assistés en mer et transbordés dans deux navires militaires.

Les deux navires avaient pu les débarquer en Sicile après l'engagement pris par plusieurs pays -- France, Allemagne, Espagne, Portugal et Malte -- de prendre chacun en charge une cinquantaine de rescapés.

En réponse à M. Conte, dans une lettre dont l'AFP a obtenu copie, M. Juncker a expliqué que "ces solutions ad hoc ne pouvaient être durables sur le long terme".

>> Lire aussi : Des ONG exhortent Tunis à accueillir un bateau de migrants bloqué en Méditerranée

Le chef de la Commission a toutefois accepté de poursuivre sa médiation pour trouver des volontaires pour un partage en cas d'urgence, et cela jusqu'à ce qu'une solution définitive soit trouvée pour la prise en charge des migrants sauvés en mer.

Lors du dernier sommet européen fin juin à Bruxelles, les dirigeants des 28 avaient convenu de réfléchir à des "plateformes régionales de débarquement" dans des pays tiers pour les migrants secourus dans les eaux internationales. L'Egypte, la Tunisie et le Maroc ont été sollicités, mais ont refusé.

Les renvois en Libye, pays de départ de la majorité des migrants, sont impossibles, car la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ne considère pas ses ports comme "sûrs" en matière de respect des droits humains.

Les dirigeants de l'UE ont également évoqué la création de "centres contrôlés" sur le territoire de l'UE pour y transférer les personnes recueillies en mer. Celles pouvant bénéficier d'une protection seraient alors prises en charge "sur la base d'un effort partagé" entre Etats membres, "uniquement sur une base volontaire" de leur part.

Les pays de l'UE doivent désormais s'entendre sur les modalités pratiques de ces projets encore flous, interprétés de différentes manières par les capitales.

La Commission européenne va faire des propositions "dans les prochaines semaines" concernant "les centres contrôlés dans l'UE et la coopération entre Etats membres de l'UE en matière de recherche et de sauvetage", a indiqué en début de semaine une porte-parole, Natasha Bertaud.

Avec AFP

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Plus d'un million de décès liés au coronavirus dans le monde

Des travailleurs déplacent un cercueil vers un site d'inhumation des victimes du coronavirus au cimetière de Keputih à Surabaya, en Indonésie, le 15 juillet 2020. (Photo by Juni Kriswanto / AFP)

La maladie COVID-19 a tué plus d’un million de personnes à travers le monde, selon un décompte de Reuters actualisé mardi.

Le nombre de décès dus au nouveau coronavirus cette année est désormais deux fois plus élevé que le nombre de personnes qui meurent chaque année du paludisme.

Le taux de mortalité a augmenté ces dernières semaines en raison de la recrudescence des infections dans plusieurs pays.

"Notre monde a atteint une étape angoissante", a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans un communiqué.

Coronavirus: plus d'un million de morts dans le monde
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Il n'a fallu que trois mois pour que le nombre de décès liés à la maladie COVID-19 double, passant d'un demi-million à un million, un taux de mortalité en accélération depuis que le premier décès a été enregistré en Chine début janvier.

Plus de 5 400 personnes meurent dans le monde toutes les 24 heures, selon les calculs de Reuters. Cela équivaut à environ 226 personnes par heure, soit une personne toutes les 16 secondes.

Les États-Unis restent le pays le plus touché, avec 7,1 millions d'infections et plus de 205 000 morts.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé avait noté une diminution globale des infections en Afrique.

100 millions de doses de vaccins en plus pour les pays pauvres

Des chercheurs travaillent sur un vaccin contre le nouveau coronavirus COVID-19 au laboratoire de recherche de l'Université de Copenhague, au Danemark, le 23 mars 2020.

Cent millions de doses supplémentaires de futurs vaccins contre le Covid-19 ont été réservées pour les pays pauvres, a annoncé mardi l'Alliance pour les vaccins (Gavi) qui collabore avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Début août, Gavi et la Fondation Bill & Melinda Gate avait déjà annoncé une collaboration avec le Serum Institute of India (SII), le plus grand fabricant mondial de vaccins en volume, pour livrer 100 millions de doses.

Les vaccins seront vendus à un prix maximal de 3 dollars par dose, avec la possibilité d'en obtenir plus.

Mis au point par les laboratoires pharmaceutiques suédo-britannique AstraZeneca et américain Novavax, ils seront ensuite fabriqués par le SII qui les reversera à la coalition contre le coronavirus lancée par l'OMS et baptisée Covax (Covid-19 Vaccine Global Access; accès mondial au vaccin contre le Covid-19).

Cette collaboration va permettre à l'institut indien d'augmenter dès à présent sa capacité de production afin que, une fois qu'un ou plusieurs vaccins auront obtenu l'approbation réglementaire et le feu vert de l'OMS, les doses puissent être distribuées dans les pays à faibles et moyens revenus pas avant le premier semestre 2021.

Dans le cadre de cette collaboration, le potentiel vaccin d'AstraZeneca sera mis à la disposition de 61 pays, tandis que celui de Novavax sera disponible pour l'ensemble des 92 pays soutenus par le mécanisme Covax.

"Aucun pays, riche ou pauvre, ne doit être laissé en queue de peloton en ce qui concerne les vaccins contre le Covid-19", a affirmé dans un communiqué le Dr Seth Berkley, directeur général de Gavi.

"A ce stade, il est important que les gouvernements, les institutions sanitaires et financières mondiales des secteurs publics et privés s'unissent pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte", a renchéri le directeur général du SII, Adar Poonawalla.

Le mécanisme Covax fait partie du dispositif international créé par l'ONU pour accélérer l'accès équitable aux outils de lutte contre le Covid-19, l'Accélérateur ACT. L'ONU n'a toutefois reçu que 3 milliards de dollars sur les 38 milliards demandés.

En Californie, un gadget pour détecter le Covid-19 dans l’haleine
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Dans ce cadre, AstraZeneca s'est engagé en juin à distribuer 300 millions de doses à Gavi - en plus de l'accord conclu via l'institut indien.

L'OMS s'est fixé comme objectif de disposer de 2 milliards de doses de vaccins d'ici à la fin de 2021, alors que la pandémie du nouveau coronavirus a fait plus d'un millions de morts dans le monde depuis que les premiers cas sont apparus fin décembre en Chine.

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