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L'Iran respecte ses engagements dans le dossier nucléaire

Le président iranien Hassan Rouhani donne une conférence de presse à Téhéran, Iran, 22 mai 2017.

L'Iran respecte bien ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015 à Vienne, selon un rapport trimestriel de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

L'AIEA atteste notamment que Téhéran n'a pas enrichi d'uranium à des degrés prohibés, ni constitué de stocks illégaux d'uranium faiblement enrichi ou d'eau lourde.

Ce satisfecit, attendu, permet la poursuite de la mise en oeuvre de l'accord, entré en vigueur en janvier 2016 et qui a donné le coup d'envoi à une levée des sanctions internationales frappant cette puissance pétrolière et gazière, notamment dans le domaine énergétique.

Si les Etats-Unis ont fait connaître mi-mai leur intention de poursuivre la politique de levée des sanctions contre l'Iran intervenue sous le mandat de Barack Obama, la méfiance reste grande entre Téhéran et Washington. Donald Trump avait promis pendant sa campagne de "déchirer" l'accord.

Selon le rapport régulier de l'AIEA, la quantité d'uranium faiblement enrichi détenue par l'Iran reste sous le plafond autorisé de 300 kilos.

En novembre 2015, l'AIEA avait relevé un léger dépassement du stock d'eau lourde de Téhéran au-delà des 130 tonnes autorisées, mais le stock a depuis été ramené sous cette limite, soit actuellement à 128,2 tonnes, selon la même source.

La rapport observe également que la République islamique n'a pas "pas poursuivi" la construction de son réacteur à eau lourde d'Arak.

L'accord conclu en juillet 2015 vise à garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions. Téhéran a accepté dans ce cadre une réduction draconienne de ses capacités nucléaires et se soumet à des inspections approfondies de l'AIEA, l'organe des Nations unies chargé de superviser le volet technique du dossier.

L'Iran a toujours nié chercher ou avoir cherché à se doter de l'arme atomique, tout en revendiquant son droit à exploiter une filière nucléaire complète.

Sous Donald Trump, un opposant virulent à cet accord considéré comme un des principaux succès diplomatiques de son prédécesseur Barack Obama, la diplomatie américaine souffle le chaud et froid sur ce dossier nucléaire.

Quelques semaines avant que Washington n'annonce le maintien de la levée des sanctions, au regard des engagements tenus par l'Iran, M. Trump avait dénoncé un "accord terrible", qui "n'aurait pas dû être signé". Il a également dit que l'Iran ne respectait pas "l'esprit" de l'accord.

Les Etats-Unis reprochent notamment à Téhéran son soutien au président syrien Bachar al-Assad et aux rebelles au Yémen, ainsi que la poursuite de son programme de mise au point de missiles balistiques.

Donald Trump a réservé son premier déplacement à l'étranger, en mai, à un sommet avec des dirigeants musulmans en Arabie saoudite, le grand rival régional de l'Iran.

Avec AFP

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Le groupe État islamique revendique les attentats de Pâques au Sri Lanka

Enterrement d'une victime des attentats-suicides dans un cimetière près de l'église Saint-Sébastien à Negombo, au Sri Lanka, le 23 avril 2019.

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué mardi les attaques suicides contre des églises et hôtels de luxe qui ont fait plus de 320 morts et 500 blessés le dimanche de Pâques au Sri Lanka, attentats parmi les plus meurtriers depuis le 11 septembre 2001.

"Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l'EI", a annoncé l'organisation jihadiste sur son agence de propagande Amaq.

Des kamikazes ont provoqué un carnage le dimanche de Pâques dans trois hôtels de luxe et trois églises, en pleine messe, à Colombo et ailleurs dans le pays. Les autorités ont attribué le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), qui ne l'a pas revendiqué, et cherchent à savoir s'il a bénéficié d'un soutien logistique international.

Les éléments de l'enquête dont l'AFP a eu connaissance mardi permettent d'éclaircir la chronologie et les circonstances de ces Pâques sanglantes.

Sur les huit explosions de bombes au total ce jour-là, les six premières, en début de matinée, sont des attentats suicides contre trois églises et trois hôtels de luxe, le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury. Deux explosions ultérieures, survenues en début d'après-midi à Colombo, sont le fait de suspects qui se sont donné la mort pour échapper à l'arrestation.

Deux frères sri-lankais musulmans, figurant parmi les kamikazes, ont joué un rôle-clé dans ce déchaînement de violence, au cours duquel un autre attentat suicide a échoué dans un quatrième hôtel de luxe à Colombo, ont révélé mardi des sources proches de l'enquête.

Selon les policiers, ces deux frères, d'une vingtaine d'années et dont les noms n'ont pas été révélés, opéraient une "cellule terroriste" familiale et jouaient un rôle-clé au sein du NTJ. Les enquêteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule "cellule", ou d'équipes séparées mais coordonnées.

Un quatrième hôtel de luxe de la capitale sri-lankaise, adjacent aux trois frappés, figurait sur la liste des objectifs du dimanche de Pâques. Pour une raison inconnue, le sac à dos rempli d'explosifs du kamikaze chargé de cette cible n'a pas explosé et il a pris la fuite, ont indiqué des sources policières à l'AFP.

Cerné par les forces de l'ordre quelques heures plus tard dans la banlieue sud de Dehiwala, le suspect s'est alors fait exploser, causant la mort de deux passants. À peu près au même moment, dans le nord de la ville, à Orugodawatta, la femme d'un des frères kamikazes a actionné des explosifs lorsque les forces de l'ordre sont arrivées à leur résidence familiale, tuant avec elle-même ses deux enfants et trois policiers.

- Larmes et deuil -

Le Sri Lanka a rendu mardi un hommage poignant aux 321 morts des attentats, selon un nouveau bilan. Parmi les tués figurent au moins 39 étrangers - dont une personne de nationalité française, selon Colombo - et 45 enfants et adolescents.

L'île de 21 millions d'habitants est restée silencieuse durant trois minutes à 08H30 locales (03H00 GMT), heure de la première explosion d'un kamikaze deux jours auparavant, à l'église catholique Saint-Antoine de Colombo.

Des Sri-Lankais laissaient libre cours à leur douleur mardi lors de messes en hommage aux morts de ces attentats, les pires violences qu'ait connu le pays depuis, il y a dix ans, la fin de la guerre civile entre la majorité cinghalaise et la rébellion indépendantiste tamoule.

Anéantis, des proches de victimes s'effondraient dans les bras de leurs voisins.

"Nous n'avons pas ressenti une telle tristesse depuis la guerre", a assuré Rashmi Fernando, une femme de 36 ans, qui participait à l'une de ces cérémonies.

Le gouvernement a décrété une journée de deuil national. Les magasins vendant de l'alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévisions doivent adapter leur programmation musicale.

À l'église Saint-Antoine, des dizaines de personnes ont prié en silence, des bougies à la main, certaines retenant à grand peine leurs larmes. À l'issue des trois minutes de silence, la foule a entamé une prière à voix haute.

À une trentaine de kilomètres plus au nord, dans la localité de Negombo, une messe commémorative a eu lieu à l'église Saint-Sébastien, autre lieu d'un attentat suicide. Des cercueils étaient portés à tour de rôle sur des tables, devant des proches secoués de sanglots.

"Il y a tant de corps que nous ne pouvons pas les présenter tous en même temps", a expliqué à l'AFP Anthony Jayakody, évêque auxiliaire de Colombo qui célébrait la messe.

- Rivalités au sommet de l'État -

Les premiers éléments de l'enquête montrent que ces attentats ont été commis en représailles au récent massacre des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (50 morts), a annoncé mardi le vice-ministre sri-lankais de la Défense Ruwan Wijewardene.

L'organisation NTJ avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle elle préparait des attentats suicides contre des églises et l'ambassade d'Inde à Colombo.

D'après le porte-parole du gouvernement, cette alerte n'avait pas été transmise au Premier ministre Ranil Wickremesinghe ou à d'autres ministres de haut rang. Un élément qui pourrait relancer la crise au sommet de l'État sri-lankais.

La police est en effet de la juridiction du président Maithripala Sirisena, en conflit ouvert avec son chef de gouvernement. Il l'avait limogé à l'automne mais avait été forcé de le réinvestir après sept semaines de chaos politique. Les deux têtes de l'exécutif se vouent une animosité réciproque.

Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays majoritairement bouddhiste (70%) qui compte aussi 12% d'hindous et 10% de musulmans.

Les ambassades étrangères au Sri Lanka ont recommandé à leurs ressortissants d'éviter tout déplacement non impératif. Les États-Unis ont, dans leurs conseils aux voyageurs, évoqué la possibilité de nouvelles attaques.

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Le Sri Lanka traque les responsables des attentats

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