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L'ex-président sud-africain Zuma renonce à retarder son procès pour corruption


L'ancien président sud-africain Jacob Zuma, à la Haute Cour de Pietermaritzburg, le 15 octobre 2019.

L'ex-président sud-africain Jacob Zuma a annoncé mercredi qu'il renonçait à contester les poursuites lancées contre lui dans une vieille affaire de corruption et confirmé qu'il se présenterait à la justice pour la prochaine audience de son procès le 6 mai.

A la tête du pays de 2009 à 2018, M. Zuma, 78 ans, est accusé depuis deux décennies d'avoir touché 4 millions de rands - environ 216.000 euros au cours actuel - de pots-de-vin de la société française Thales, dans le cadre d'un énorme contrat d'armement attribué en 1999.

L'ancien chef de l'Etat et le groupe d'électronique ont toujours nié ces accusations.

Depuis sa première mise en cause, Jacob Zuma a utilisé toutes les voies de recours juridiques possibles pour tenter d'obtenir l'annulation de ces poursuites.

En février dernier, il s'était fait porter pâle à une audience devant la Haute-Cour de Pietermaritzburg (nord-est) en arguant de problèmes de santé. Mais le tribunal avait aussitôt émis contre lui un mandat d'arrêt "différé" qui l'obligeait à se présenter devant lui le 6 mai.

A une semaine de l'audience, M. Zuma a annoncé mercredi qu'il renonçait à son ultime recours, une requête devant la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays.

"Cela va lui permettre de se préparer au procès et d'y démontrer qu'il n'a jamais bénéficié de faits de corruption entourant ce contrat d'armement, ni même tenté de retarder ce procès", a indiqué sa fondation dans un communiqué.

"J'espère que nos citoyens connaîtront enfin la vérité sur les bénéficiaires de ce contrat d'armement, si la corruption est avérée", a déclaré M. Zuma cité par sa fondation.

Jacob Zuma a été poussé à la démission de la présidence sud-africaine en février 2018, emporté par les nombreux scandales de corruption qui ont terni son règne.

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